Des chansons à transformer grâce à l’intelligence artificielle
L’idée : permettre aux abonnés de fabriquer leurs propres versions de morceaux existants. Une chanson folk pourrait prendre des allures de tube pour la piste de danse.
Autre possibilité évoquée : une reprise donnant l’impression qu’un artiste interprète le répertoire d’un autre. Ces usages dépendraient des autorisations obtenues.
Spotify a déjà confirmé préparer un outil de remix et de reprises utilisant l’IA. Dans son annonce du 20 octobre avec Believe, le groupe précise que le dispositif doit réinterpréter des œuvres existantes, plutôt que produire des chansons entièrement nouvelles. Il sera proposé comme une option payante aux abonnés Premium.
Un supplément encore sans prix officiel au Maroc
L’annonce pourrait intervenir autour des Grammy Awards, en février 2027, rapporte le Financial Times, cité par Reuters. Mais aucune date définitive n’est annoncée. Attention aussi à la devise : les informations rapportées évoquent des dollars, pas un prix confirmé de cinq euros.
Pour les utilisateurs marocains, impossible donc d’annoncer une facture en dirhams. Les éléments consultés ne précisent ni une disponibilité au Maroc ni une grille tarifaire locale.
Avant d’imaginer sa playlist de soirée entièrement remixée, il faudra connaître les pays concernés et le catalogue réellement accessible.
Des artistes volontaires et rémunérés
Le projet avance avec plusieurs partenaires. Selon Reuters, des accords ont été conclus avec Universal Music Group, Merlin et Believe. Des négociations se poursuivraient avec Sony Music et Warner Music.
Chez Believe et TuneCore, la participation annoncée repose sur le volontariat. Les artistes doivent pouvoir accepter ou refuser le dispositif.
Les écoutes des remix généreront des redevances pour les artistes et les ayants droit des œuvres originales. Chaque version renverra également vers le morceau dont elle est issue.
Remix autorisés et spam musical : deux enjeux distincts
Ce projet arrive alors que Spotify combat les contenus indésirables. En septembre 2025, l’entreprise annonçait avoir retiré plus de 75 millions de morceaux assimilés à du spam en douze mois. Ce chiffre ne désigne pas exclusivement des titres générés par IA.
La prochaine étape sera décisive : découvrir les possibilités réelles de l’outil. Pour convaincre de payer davantage, Spotify devra proposer une expérience qui donne envie de revenir après le premier essai.












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