Dans ce contexte, la réaction du Maroc, exprimée par une source du Ministère des Affaires étrangères du Maroc, dépasse la simple condamnation de principe.
Cette posture, loin d’être circonstancielle, constitue un marqueur structurant de la politique étrangère marocaine, articulée autour de la stabilité régionale et de la coopération sécuritaire internationale.
Mais au-delà des mots, cette déclaration traduit également une lecture lucide des enjeux actuels. L’insécurité n’est plus circonscrite à des zones de conflit identifiées ; elle s’invite désormais au cœur des capitales, dans des espaces censés incarner la normalité institutionnelle.
Ce glissement impose une redéfinition des priorités, où la sécurité devient indissociable de la diplomatie, et où la solidarité entre États n’est plus un geste protocolaire, mais une nécessité stratégique.
En exprimant sa solidarité envers le président américain, sa famille, ainsi que le gouvernement et le peuple des États-Unis, Rabat envoie un message clair :
Reste que cet épisode interpelle plus largement. Il questionne la capacité des États à protéger leurs institutions sans céder à la tentation du repli sécuritaire excessif.
Il rappelle, surtout, que la lutte contre les violences extrêmes ne peut se limiter à des réponses techniques ou militaires : elle exige une approche globale, intégrant prévention, éducation et lutte contre les radicalisations sous toutes leurs formes.
Dans un monde où l’imprévisible devient la norme, la constance des principes — comme celle affichée par le Maroc — apparaît, paradoxalement, comme l’un des derniers remparts contre le désordre.
Par Said Temsamani.












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