Huit frappes selon Damas : Le Levant reste inflammable
L’aéroport militaire d’Abou Dhouhour, dans la province d’Idleb au nord-ouest de la Syrie, a été touché par des frappes aériennes tôt mardi. Selon une source sécuritaire citée par l’AFP, des appareils non identifiés ont bombardé cette installation militaire hors service depuis 2012, aujourd’hui protégée par des forces du ministère syrien de la Défense. La télévision d’État syrienne, citant une source militaire non identifiée, a accusé Israël d’avoir mené huit frappes contre la piste de l’aéroport, provoquant des dégâts matériels sans faire de victimes.
L’armée israélienne, interrogée par l’AFP, a décliné tout commentaire. Cette absence de confirmation n’est pas inhabituelle. Israël commente rarement ses opérations en Syrie, même si des centaines de frappes ont été attribuées à son aviation ces dernières années, officiellement ou officieusement, contre des positions liées à l’Iran, au Hezbollah ou à des infrastructures militaires considérées comme sensibles.
Les États-Unis auraient également exprimé des critiques à l’égard de frappes israéliennes en Syrie. Ce qui est certain, en revanche, c’est que Washington surveille de près l’évolution syrienne, car le pays reste au croisement des intérêts israéliens, turcs, iraniens, russes et arabes.
Pour le Maroc, la Syrie reste un dossier lointain mais symboliquement important. Rabat a toujours dû équilibrer ses positions entre solidarité arabe, prudence diplomatique et lecture réaliste des rapports de force. Pour les jeunes Marocains, cette séquence montre surtout que la fin d’un régime ne signifie pas automatiquement la fin d’une guerre. Dans le Moyen-Orient d’aujourd’hui, les pistes d’aéroports détruites peuvent rester des lignes de fracture pendant des années.
L’armée israélienne, interrogée par l’AFP, a décliné tout commentaire. Cette absence de confirmation n’est pas inhabituelle. Israël commente rarement ses opérations en Syrie, même si des centaines de frappes ont été attribuées à son aviation ces dernières années, officiellement ou officieusement, contre des positions liées à l’Iran, au Hezbollah ou à des infrastructures militaires considérées comme sensibles.
Les États-Unis auraient également exprimé des critiques à l’égard de frappes israéliennes en Syrie. Ce qui est certain, en revanche, c’est que Washington surveille de près l’évolution syrienne, car le pays reste au croisement des intérêts israéliens, turcs, iraniens, russes et arabes.
Pour le Maroc, la Syrie reste un dossier lointain mais symboliquement important. Rabat a toujours dû équilibrer ses positions entre solidarité arabe, prudence diplomatique et lecture réaliste des rapports de force. Pour les jeunes Marocains, cette séquence montre surtout que la fin d’un régime ne signifie pas automatiquement la fin d’une guerre. Dans le Moyen-Orient d’aujourd’hui, les pistes d’aéroports détruites peuvent rester des lignes de fracture pendant des années.












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