Le Maroc possède du soleil, du vent et désormais l’ambition de les transformer en molécules.
La société suisse Synhelion a annoncé le 8 septembre la signature d’un mémorandum d’entente avec le gouvernement marocain en vue de développer, dans la province de Tan-Tan, une installation commerciale de carburants synthétiques renouvelables.
La capacité annoncée est de 100.000 tonnes par an. Synhelion indique avoir déjà réservé un terrain et créé une implantation locale, Synhelion Morocco.
Il faut toutefois être précis : ce n’est pas encore une usine construite. Un MoU ouvre une trajectoire industrielle; il ne garantit ni la décision finale d’investissement, ni le calendrier définitif, ni la capacité effectivement produite.
La société suisse Synhelion a annoncé le 8 septembre la signature d’un mémorandum d’entente avec le gouvernement marocain en vue de développer, dans la province de Tan-Tan, une installation commerciale de carburants synthétiques renouvelables.
La capacité annoncée est de 100.000 tonnes par an. Synhelion indique avoir déjà réservé un terrain et créé une implantation locale, Synhelion Morocco.
Il faut toutefois être précis : ce n’est pas encore une usine construite. Un MoU ouvre une trajectoire industrielle; il ne garantit ni la décision finale d’investissement, ni le calendrier définitif, ni la capacité effectivement produite.
Un carburant sans puits de pétrole
L’intérêt du procédé tient à une idée simple : fabriquer des hydrocarbures sans extraire de pétrole fossile.
Synhelion développe une technologie utilisant de la chaleur renouvelable afin de produire des carburants synthétiques compatibles avec des infrastructures et des moteurs existants. L’entreprise cible notamment le carburant aérien, mais aussi le diesel et l’essence synthétiques.
Pour le Maroc, l’enjeu dépasse donc la seule transition énergétique.
Jusqu’ici, une grande partie de la réflexion sur les renouvelables portait sur l’électricité ou l’hydrogène vert. Les carburants synthétiques ajoutent un étage : transformer l’énergie renouvelable en produit industriel exportable.
Synhelion développe une technologie utilisant de la chaleur renouvelable afin de produire des carburants synthétiques compatibles avec des infrastructures et des moteurs existants. L’entreprise cible notamment le carburant aérien, mais aussi le diesel et l’essence synthétiques.
Pour le Maroc, l’enjeu dépasse donc la seule transition énergétique.
Jusqu’ici, une grande partie de la réflexion sur les renouvelables portait sur l’électricité ou l’hydrogène vert. Les carburants synthétiques ajoutent un étage : transformer l’énergie renouvelable en produit industriel exportable.
Pourquoi Tan-Tan ?
Le choix de Tan-Tan mérite lui aussi attention. La province dispose d’un potentiel solaire et éolien important et se situe dans une région que le Maroc cherche à connecter davantage aux nouvelles chaînes industrielles.
Si le projet se concrétise, l’effet intéressant ne sera donc pas uniquement énergétique. Il pourrait concerner ingénierie, maintenance, logistique, stockage, équipements, formation et emplois industriels.
Si le projet se concrétise, l’effet intéressant ne sera donc pas uniquement énergétique. Il pourrait concerner ingénierie, maintenance, logistique, stockage, équipements, formation et emplois industriels.
L’aviation sera un marché décisif
Le secteur aérien constitue probablement l’un des débouchés les plus stratégiques. Les compagnies vont devoir accroître progressivement l’utilisation de carburants à empreinte carbone réduite.
Le Royaume pourrait ainsi combiner plusieurs actifs : position géographique, infrastructures portuaires et aériennes, renouvelables et proximité du marché européen.
Mais la question centrale restera le coût. Produire un carburant propre n’a d’intérêt industriel que s’il devient suffisamment compétitif pour trouver durablement des acheteurs.
Le projet de Tan-Tan mérite donc d’être suivi avec deux compteurs : les tonnes produites et la valeur créée localement.
Car le véritable pari marocain ne serait pas seulement de fabriquer du carburant sans pétrole.
Ce serait de construire autour de ce carburant une industrie qui, elle, reste au Maroc.
Le Royaume pourrait ainsi combiner plusieurs actifs : position géographique, infrastructures portuaires et aériennes, renouvelables et proximité du marché européen.
Mais la question centrale restera le coût. Produire un carburant propre n’a d’intérêt industriel que s’il devient suffisamment compétitif pour trouver durablement des acheteurs.
Le projet de Tan-Tan mérite donc d’être suivi avec deux compteurs : les tonnes produites et la valeur créée localement.
Car le véritable pari marocain ne serait pas seulement de fabriquer du carburant sans pétrole.
Ce serait de construire autour de ce carburant une industrie qui, elle, reste au Maroc.












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