Par Mohammed Yassir Mouline
J’aurais pourtant dû consacrer ma plume au programme gouvernemental, au projet de loi de finances et aux nombreuses questions qui préoccupent notre vie politique et sociale... Mais voilà… les prouesses de la propagande algérienne ont encore frappé… ! À force de pédaler dans le vide de l’absurdité politique, ses artisans finissent par vous entraîner dans leur courant… Impossible, cette fois, de laisser passer pareilles inepties sans leur servir une réponse à la hauteur de leur extravagance… Me voici donc contraint de délaisser, le temps d’une chronique, les dossiers sérieux pour remettre quelques pendules à l’heure… et quelques cavaliers sur leurs chevaux !
Il fallait oser… Après les querelles autour de plusieurs symboles du patrimoine marocain, voilà que la tbourida serait, elle aussi, concernée par des démarches algériennes auprès de l’UNESCO… Si cette initiative se confirme, les généraux auront inventé une nouvelle discipline diplomatique… la course d’obstacles patrimoniale, avec le Maroc en tête et Alger qui tente de lui emprunter son cheval… ! Le spectacle serait risible s’il ne révélait pas une obsession politique devenue presque une spécialité… Plutôt que de faire rayonner leurs propres richesses, certains dirigeants algériens semblent préférer lorgner celles du voisin, puis tenter de changer l’étiquette… Une méthode rudimentaire… on observe, on revendique, on communique… et l’on espère que la répétition finira par tenir lieu d’Histoire…
Sauf que la tbourida marocaine n’est pas une monture disponible à la location… Elle est le fruit d’une tradition séculaire, transmise de génération en génération, enracinée dans les moussems, les terroirs et la mémoire collective du Royaume… Ses cavaliers, leurs chevaux, leurs fusils traditionnels et cette salve finale exécutée dans une synchronisation spectaculaire racontent une histoire que les communiqués ne peuvent ni réécrire ni déplacer… Le rappel est pourtant simple… en 2021, l’UNESCO a inscrit la tbourida marocaine sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, au nom du Royaume du Maroc… Cette reconnaissance ne constitue pas un autocollant que l’on décolle pour le coller sur la vitrine du voisin... Elle s’appuie sur une tradition vivante, des pratiques documentées et des communautés qui en assurent la transmission…
Bien entendu, les peuples du Maghreb partagent des influences, des savoir-faire et des traditions qui méritent d’être étudiés sans esprit de rivalité… Mais reconnaître des proximités culturelles ne signifie pas distribuer les patrimoines au gré des humeurs politiques… La recherche historique exige des preuves… la propagande, elle, se contente souvent d’un mégaphone… C’est précisément là que le ridicule rejoint le politique... Quand la culture devient un instrument de confrontation, les historiens sont priés de patienter, les archives de se taire et les communicants de monter à cheval… À ce rythme, il faudra bientôt surveiller les selles, les brides et les fers à cheval… sait-on jamais, ils pourraient eux aussi faire l’objet d’une revendication de dernière minute… !!
Le Maroc, lui, n’a pas besoin de hennir pour affirmer son identité… Sa mémoire se lit dans ses villes, son artisanat, ses musiques, ses traditions et ces moussems où la tbourida demeure un spectacle de bravoure, de discipline et de beauté… Le patrimoine ne se fabrique pas à coups de déclarations… il se construit, se transmet et se documente au fil des siècles… Alors, chers généraux… au lieu de courir derrière les chevaux du voisin, faites galoper vos propres projets culturels… Valorisez vos traditions, financez la recherche, produisez des œuvres et laissez les historiens travailler… Ce sera plus glorieux qu’une course permanente à l’appropriation… Car, à force de vouloir changer le nom du propriétaire sur l’étiquette, on finit surtout par dévoiler son manque d’imagination… !!
La tbourida marocaine continuera de galoper sur les terres qui l’ont vue grandir… Et si les généraux algériens veulent monter en selle, qu’ils commencent donc par enfourcher leur propre Histoire… le Maroc n’a pas vocation à leur fournir les chevaux, les traditions et, encore moins, les pages manquantes de leur récit national…
Wa Assalamou Alaikoum wa Rahmatou Allah.
Il fallait oser… Après les querelles autour de plusieurs symboles du patrimoine marocain, voilà que la tbourida serait, elle aussi, concernée par des démarches algériennes auprès de l’UNESCO… Si cette initiative se confirme, les généraux auront inventé une nouvelle discipline diplomatique… la course d’obstacles patrimoniale, avec le Maroc en tête et Alger qui tente de lui emprunter son cheval… ! Le spectacle serait risible s’il ne révélait pas une obsession politique devenue presque une spécialité… Plutôt que de faire rayonner leurs propres richesses, certains dirigeants algériens semblent préférer lorgner celles du voisin, puis tenter de changer l’étiquette… Une méthode rudimentaire… on observe, on revendique, on communique… et l’on espère que la répétition finira par tenir lieu d’Histoire…
Sauf que la tbourida marocaine n’est pas une monture disponible à la location… Elle est le fruit d’une tradition séculaire, transmise de génération en génération, enracinée dans les moussems, les terroirs et la mémoire collective du Royaume… Ses cavaliers, leurs chevaux, leurs fusils traditionnels et cette salve finale exécutée dans une synchronisation spectaculaire racontent une histoire que les communiqués ne peuvent ni réécrire ni déplacer… Le rappel est pourtant simple… en 2021, l’UNESCO a inscrit la tbourida marocaine sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, au nom du Royaume du Maroc… Cette reconnaissance ne constitue pas un autocollant que l’on décolle pour le coller sur la vitrine du voisin... Elle s’appuie sur une tradition vivante, des pratiques documentées et des communautés qui en assurent la transmission…
Bien entendu, les peuples du Maghreb partagent des influences, des savoir-faire et des traditions qui méritent d’être étudiés sans esprit de rivalité… Mais reconnaître des proximités culturelles ne signifie pas distribuer les patrimoines au gré des humeurs politiques… La recherche historique exige des preuves… la propagande, elle, se contente souvent d’un mégaphone… C’est précisément là que le ridicule rejoint le politique... Quand la culture devient un instrument de confrontation, les historiens sont priés de patienter, les archives de se taire et les communicants de monter à cheval… À ce rythme, il faudra bientôt surveiller les selles, les brides et les fers à cheval… sait-on jamais, ils pourraient eux aussi faire l’objet d’une revendication de dernière minute… !!
Le Maroc, lui, n’a pas besoin de hennir pour affirmer son identité… Sa mémoire se lit dans ses villes, son artisanat, ses musiques, ses traditions et ces moussems où la tbourida demeure un spectacle de bravoure, de discipline et de beauté… Le patrimoine ne se fabrique pas à coups de déclarations… il se construit, se transmet et se documente au fil des siècles… Alors, chers généraux… au lieu de courir derrière les chevaux du voisin, faites galoper vos propres projets culturels… Valorisez vos traditions, financez la recherche, produisez des œuvres et laissez les historiens travailler… Ce sera plus glorieux qu’une course permanente à l’appropriation… Car, à force de vouloir changer le nom du propriétaire sur l’étiquette, on finit surtout par dévoiler son manque d’imagination… !!
La tbourida marocaine continuera de galoper sur les terres qui l’ont vue grandir… Et si les généraux algériens veulent monter en selle, qu’ils commencent donc par enfourcher leur propre Histoire… le Maroc n’a pas vocation à leur fournir les chevaux, les traditions et, encore moins, les pages manquantes de leur récit national…
Wa Assalamou Alaikoum wa Rahmatou Allah.












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