Apple tourne une page sans vraiment changer de livre. Après quinze ans à la tête du groupe, Tim Cook quittera officiellement son poste de directeur général le 1er septembre 2026 pour devenir executive chairman du conseil d’administration. Son successeur sera John Ternus, patron de l’ingénierie matérielle, entré chez Apple en 2001. La décision, validée par le board, met fin à une séquence historique commencée en 2011, lorsque Cook avait pris la relève de Steve Jobs.
Le bilan financier est colossal. Sous Tim Cook, Apple est passée d’une entreprise valorisée autour de 350 milliards de dollars à un géant dépassant les 4 000 milliards, avec une création de valeur de l’ordre de 3 650 milliards (Le PIB du Maroc en 2024 s'élève à environ 154,43 milliards de USD) .
Peu de dirigeants, dans l’histoire récente du capitalisme mondial, peuvent revendiquer une telle montée en puissance. Cook n’a pas été le prophète charismatique qu’était Jobs, mais il a été le stratège froid, méthodique et redoutablement efficace qui a industrialisé le succès. Il a consolidé l’iPhone, accéléré les services, étendu l’écosystème et transformé Apple en machine à cash et en puissance géopolitique à part entière.
Le choix de John Ternus n’a rien d’un coup de théâtre. À 50 ans, cet ingénieur de formation incarne la continuité interne dans ce qu’Apple sait faire de mieux : préparer longtemps ses successions, éviter les ruptures spectaculaires et promouvoir des profils déjà totalement immergés dans sa culture. Depuis plusieurs années, Ternus supervisait les équipes à l’origine de l’iPhone, du Mac, de l’iPad, de l’Apple Watch, des AirPods et du Vision Pro. En clair, il connaît le cœur industriel du groupe.
Mais derrière la transition bien huilée, le vrai sujet est ailleurs : Apple change de patron au moment où la tech change de gravité. L’entreprise reste un monstre de rentabilité, mais elle avance sous pression sur l’intelligence artificielle, terrain où ses rivaux ont parfois semblé plus rapides, plus agressifs ou plus lisibles. Ternus hérite donc d’une marque surpuissante, mais aussi d’une attente nouvelle : prouver qu’Apple peut encore surprendre, et pas seulement optimiser.
La passation Cook-Ternus ressemble ainsi à une transmission de relais plus qu’à une révolution. Chez Apple, on ne remplace pas une légende par une rupture, mais par une méthode. Reste à savoir si, dans l’ère qui s’ouvre, la méthode suffira encore
Le bilan financier est colossal. Sous Tim Cook, Apple est passée d’une entreprise valorisée autour de 350 milliards de dollars à un géant dépassant les 4 000 milliards, avec une création de valeur de l’ordre de 3 650 milliards (Le PIB du Maroc en 2024 s'élève à environ 154,43 milliards de USD) .
Peu de dirigeants, dans l’histoire récente du capitalisme mondial, peuvent revendiquer une telle montée en puissance. Cook n’a pas été le prophète charismatique qu’était Jobs, mais il a été le stratège froid, méthodique et redoutablement efficace qui a industrialisé le succès. Il a consolidé l’iPhone, accéléré les services, étendu l’écosystème et transformé Apple en machine à cash et en puissance géopolitique à part entière.
Le choix de John Ternus n’a rien d’un coup de théâtre. À 50 ans, cet ingénieur de formation incarne la continuité interne dans ce qu’Apple sait faire de mieux : préparer longtemps ses successions, éviter les ruptures spectaculaires et promouvoir des profils déjà totalement immergés dans sa culture. Depuis plusieurs années, Ternus supervisait les équipes à l’origine de l’iPhone, du Mac, de l’iPad, de l’Apple Watch, des AirPods et du Vision Pro. En clair, il connaît le cœur industriel du groupe.
Mais derrière la transition bien huilée, le vrai sujet est ailleurs : Apple change de patron au moment où la tech change de gravité. L’entreprise reste un monstre de rentabilité, mais elle avance sous pression sur l’intelligence artificielle, terrain où ses rivaux ont parfois semblé plus rapides, plus agressifs ou plus lisibles. Ternus hérite donc d’une marque surpuissante, mais aussi d’une attente nouvelle : prouver qu’Apple peut encore surprendre, et pas seulement optimiser.
La passation Cook-Ternus ressemble ainsi à une transmission de relais plus qu’à une révolution. Chez Apple, on ne remplace pas une légende par une rupture, mais par une méthode. Reste à savoir si, dans l’ère qui s’ouvre, la méthode suffira encore












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