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Transition énergétique au Maroc : cap vers plus de 52 % d’énergies renouvelables malgré des défis structurants


Rédigé par Lycha Jaimssy MBELE le Lundi 26 Janvier 2026

À l’aube de la Journée internationale des énergies propres, un constat s’impose : le Maroc accélère, concrètement, sa transition énergétique. Dans une interview récente accordée à la MAP, Tarik Ameziane Moufaddal, président directeur général de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN), a dressé un bilan lucide mais porteur d’espoirs. Avec une ambition inchangée mais de plus en plus tangible, le Royaume continue de placer les énergies renouvelables au cœur de son modèle de développement non seulement pour verdir son mix électrique, mais aussi comme levier de croissance, d’innovation et d’inclusion sociale.



Alors que la demande électrique nationale continue de progresser, portée par l’activité industrielle et l’émergence de nouveaux usages, le Maroc franchit en 2026 des étapes décisives pour réduire sa dépendance aux combustibles fossiles et renforcer son autonomie énergétique.
 

La stratégie énergétique marocaine, impulsée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, n’est pas une abstraction : elle prend forme par des chiffres, des infrastructures et des projets concrets. Selon les dernières données officielles, les sources renouvelables représentent aujourd’hui près de 45 % de la capacité électrique installée dans le pays, contre des niveaux nettement plus modestes il y a une décennie.
 

Cette progression est loin d’être symbolique : elle traduit une dynamique robuste portée par l’essor de l’éolien, du solaire et de l’hydroélectricité. L’énergie éolienne, par exemple, constitue désormais près de 44 % des capacités renouvelables, avec des parcs comme Jbel Lahdid ou Koudia Al Baida qui tirent l’ensemble vers le haut.


Une trajectoire claire vers 2030

Le PDG de MASEN rappelle que la trajectoire fixée reste ambitieuse : atteindre et dépasser 52 % de sources renouvelables dans le mix électrique national à l’horizon 2030. Cette barre n’est pas un simple chiffre politique, mais un objectif inscrit dans des plans de financement, d’investissement et de programmation qui mobilisent tant l’État que le secteur privé.
 

M. Ameziane Moufaddal insiste sur les trois priorités stratégiques qui sous-tendent cette dynamique :
 

  • Le déploiement de nouvelles capacités renouvelables (solaire, éolien, hydraulique).

  • L’intégration de solutions de flexibilité et de stockage pour pallier l’intermittence des sources propres.

  • L’ancrage territorial des projets afin d’en maximiser les retombées socio-économiques.
     

À ce titre, le programme solaire NOOR Atlas, le complexe solaire de NOOR Midelt, plusieurs projets photovoltaïques multisites et les parcs éoliens du programme NASSIM sont cités comme exemples de cette stratégie. Ces initiatives ne se limitent pas à produire de l’électricité « propre », elles incarnent une volonté d’intégrer des chaînes de valeur locales de la fabrication à l’exploitation tout en stimulant compétences et emplois sur le terrain.


Des avancées qui font sens

Certains chiffres donnent une idée précise des progrès réalisés : la puissance installée en énergie renouvelable a dépassé les 5,4 GW en 2024, soit environ 45 % de la capacité électrique totale du pays. C’est presque le double de ce que l’on observait il y a quelques années, signe que la machine est en marche.
 

Dans le même temps, la production électrique issue des renouvelables croît plus vite que la demande, réduisant progressivement la part des énergies fossiles encore dominante à près de 60 % du mix mais en recul constant.

Ce mouvement s’accompagne d’efforts législatifs et institutionnels pour encourager l’investissement, notamment via des réformes des cadres régissant la production privée d’électricité, l’auto-production et le rôle des producteurs indépendants (IPP). 


Au-delà des chiffres, une transformation sociale

Ce n’est pas qu’une transition technologique : c’est une transformation structurelle. Derrière les mégawatts et les pourcentages se jouent des réalités tangibles : création d’emplois locaux, développement de compétences spécialisées, dynamisation des territoires et réduction des importations énergétiques autant d’enjeux cruciaux pour une génération marocaine qui aspire à plus d’opportunités et à une croissance durable.
 

Pour le Maroc, cette transition énergétique est aussi une réponse pragmatique aux défis du changement climatique, de la sécurité énergétique et de la compétitivité économique. En se fixant des objectifs clairs et en mobilisant des moyens conséquents, le Royaume vise à devenir un acteur régional incontournable en matière d’énergies propres.
 

Alors que le cap des 52 % se rapproche à grands pas et pourrait même être atteint avant 2030 selon plusieurs projections gouvernementales  le pari marocain d’une transition énergétique juste, inclusive et durable est en bonne voie, porté par des projets ambitieux et une vision stratégique qui transcende les simples impératifs économiques.






Lundi 26 Janvier 2026

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