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Très cher « Zéro carbone »


La réduction de l’empreinte carbone, c’est énormément d’argent, à imprimer, plus d’énergie verte, sans le coûteux désagrément de l’intermittence, et moins de compétition entre nations. Autant rêver.



tres_cher___zero_carbone__br1636467424.mp3 A lire ou à écouter en podcast :  (1.12 Mo)

La Cop26, accueillie du 1er au 12 novembre par Glasgow (Ecosse), était porteuse de l’espoir de concrétisation des engagements pris par les Etats lors de la Cop21, en 2015, à Paris.

Plusieurs indices portent à croire, néanmoins, que c’est plutôt une immense désillusion.

Les entraves s’appellent coût de la transition vers un monde « Zéro carbone », disponibilité de l’énergie et compétition entre grandes puissances.

Pour une poignée de dollars

A la mi-octobre, Bank Of America a publié une étude relative au montant estimé des investissements nécessaires pour mettre en œuvre le plan « zéro carbone ».

Tenez-vous bien, il est question de 150.000 milliards de dollars à consentir sur 30 ans, à la cadence de 5.000 milliards de dollars par an.

Pour se faire une idée de l’importance de ce montant, il faut le rapprocher du Pib mondial, qui a été de 84.740 milliards de dollars en 2018.

Il est à préciser, d’autre part, que le monde cumule déjà une dette de l’ordre de 296.000 milliards de dollars.

Pollueurs non-payeurs

Question basique, ou trouver ses 150.000 milliards de dollars ?

Petite précision, la Chine premier pollueur et seconde économie mondiale, par ailleurs, premier créancier de la première puissance économique, les Etats-Unis, ne semble pas très inquiète du réchauffement climatique.

Du moins pas assez pour consentir, dès à présent, des milliers de milliards de dollars au plan « Zéro carbone ».


Planche à billets ‘verts’

Il reste, bien entendu, en tant qu’ultime recours pour financer la transition vers un monde « Zéro carbone », la planche à billet, autrement désignée, par euphémisme, politique d’assouplissement quantitatif, qui est très à la mode, en ces temps de pandémie, auprès des banques centrales.

Par on ne sait quel miracle, la narrative politico-médiatique actuelle souligne que ce recours intempestif à la monnaie de singe serait sans danger.

Peut être que l’orthodoxie financière a été contaminée par le Covid et en a trépassé. Mais tel n’est pas le sujet.

Investissements fossilisés

Car ce ne sont pas seulement les fonds qui font défaut au futur monde « Zéro carbone ». Les flux d’énergie verte (solaire, éolien, biomasse…) pour produire de l’électricité ne sont pas prêts de suffire à compenser la baisse des investissements dans l’extraction des énergies fossiles.

Le fait que le pétrole et le gaz soient dénigrés par les défenseurs du climat, n’empêche pas qu’ils soient toujours très demandés sur les marchés internationaux.

L’ironie de la situation tient au fait que c’est le discours agressif des détracteurs exaltés des énergies fossiles qui a dissuadé les investisseurs de placer des fonds dans la prospection et l’extraction des hydrocarbures.

Déstabilisante intermittence

Les militants écologistes diront que c’est une bonne chose que moins d’énergies fossiles soient extraites du sol.

Sauf que pour les remplacer par les sources d’énergie plus propres, ces militants devraient souffler sur les pales des éoliennes, quand il ne vente pas, et briller de mille feux sur les panneaux photovoltaïques, quand le soleil se montre trop timide et se cache derrière les nuages.

L’intermittence est le point faible des sources d’énergie verte.

Résultat : les mines de charbon, que l’on croyait condamnées à l’oubli en raison d’une empreinte carbone excessivement élevée, reprennent effrontément du service en Allemagne, en Chine et ailleurs.

Climat et concurrence

Le point nodal de l’action en faveur du climat est l’indispensable solidarité entre toutes les nations, puisque les efforts de quelques pays ne sauraient compenser le laisser-aller des autres.

Mieux encore, les technologies développées par un pays, dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre, doivent être mises à la disposition de tous les autres, et ce afin de réduire, de manière effective, la hausse de la température sur la planète due aux activités humaines.

Cela vous-semble-t-il compatible avec le système économique ultralibérale qui prévaut sur l’ensemble de la planète, dont le stimulant de base est la concurrence ?

Protectionnisme déguisé

Les Chinois, ainsi que nombre de pays en développement, voient dans l’érection de normes écologiques pour accéder aux marchés des pays occidentaux un protectionnisme maquillé, destiné à exclure leurs produits de la compétition.

Les Occidentaux peuvent jurer par tous leurs dieux que telle n’est pas leur intention, il n’en demeure pas moins qu’ils ont besoin également des marchés des pays émergents pour écouler leurs productions.

Si ces dernières sont rendues trop chères par le coût de la transition écologique, c’est la mévente qui les attend.

La hausse de température qui affecte le climat de la Terre semble également porter à ébullition l’économie et la géopolitique mondiales.
Greta Thunberg, au secours !





Ahmed Naji
Journaliste par passion, donner du relief à l'information est mon chemin de croix. En savoir plus sur cet auteur
Mardi 9 Novembre 2021

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