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Trop coûteux le Parlement


Trop coûteux le parlement. Le parlement trop coûteux , encore plus depuis huit ans !
Près de 10 milliards de dirhams de budgets exceptionnels ont été avalisés depuis 2012 à la demande des présidents des deux chambres du parlement .



Trop coûteux le Parlement
Depuis l'avènement du PJD au pouvoir en 2012, le Parlement marocain aurait coûté aux caisses de l'État plus que le coût des 8 législatures précédentes entamées en 1963.

Selon des données "crédibles", les mandats de Abdelilah Benkirane et de Saâd Dine El Otmani ont vu les Chambres des Représentants et des Conseillers dotées de budgets dépassant de 800 millions de dirhams ceux alloués lors des décades précédentes. Près de 10 milliards de dirhams de budgets exceptionnels ont été avalisés depuis 2012 à la demande des présidents des deux chambres. Les mandats de Benkirane et de ElOthmani , ce n'est peut-être qu'une coïncidence mais franchement , les budgets engloutis par les deux chambre du Parlement soulèvent une foule d'interrogations.
Comment, en effet expliquer et justifier que nos élus ne s'interdisent rien et que des largesses budgétaires leur soient généreusement accordés , alors que beaucoup d'autres secteurs et départements ne font que récolter des miettes.

Tout se passe exactement comme si nos élus n'étaient pas du tout concernés par ce qui se passe dans ce pays en matière de déficits, et comme s'ils étaient aveugles ou insensibles face au peuple qui est obligé et condamné à payer la facture des excès de nos élus 

Pourquoi un pauvre bougre de fonctionnaire doit-il voir sa bourse diminuer pour que des parlementaires aillent gratuitement au pèlerinage, qu'ils se fassent offrir des moutons à huit mille dirhams sans parler des bons d'essence et autres dotations et privilèges en tous genres!?
Pourquoi la pauvre ménagère doit- elle souffrir pour remplir son panier pendant que d!? es nantis s'engraissent davantage sans états d'âmes et sans aucun scrupule

Alors, qu'en pense la Cour des Comptes et qu'en pensent les faiseurs de lois de finances qui surtaxent les salariés et imposent à outrance les retraités au lieu d'adopter plus de rigueur budgétaire du haut vers le bas de l'échelle sociale !?

Une loi, c'est de l'argent . Beaucoup d'argent.

Qu'il s'agisse des textes de projets de lois qui croupissent dans les tiroirs du Secrétariat général du Gouvernement quelques mois , voire quelques années dans certains cas
Où également des textes qui passent en un clin d'oeil, il faudra admettre qu'une loi coûte très cher au budget de l' Etat non seulement en ce qui concerne le processus d'élaboration, d'adoption et surtout de mise en œuvre du décret d'application .Et une loi peut coûter encore plus cher en termes de PIB, de croissance et de développement lorsqu'elle n'est pas appliquée.

Les taxes et l'austérité , c'est pour les autres..

Là où la pilule est trop amère à avaler et à digérer, c'est que notre pays vient de traverser une année très délicate où le budget de l'Etat a été malmené de toutes parts.

Et dans cette conjoncture , on explique aux citoyens que l'état prévoit de se servir dans les poches des fonctionnaires alors que les députés se la coulent douce et dissertent , aux frais du contribuable , sur leur retraite dorée. On pourra faire à l'infini des discours sur la bonne gouvernance , mais à un certain moment il faudra se résoudre à limiter les dégâts.

Alors tous égaux devant la crise et devant l'effort national de solidarité !?

Le Maroc est en situation de crise inédite et face au ralentissement de l’activité économique et à la baisse des recettes de l’État, le Projet de Loi de Finances a prévu une série de mesures pour redynamiser l’économie nationale à travers, notamment, l’augmentation des droits de douane pour diverses catégories de produits .

Inutile de vous rappeler les orientations de Sa Majesté et les recommandations d'austérité du chef du gouvernement, et de ce point de vue , sans peur de se fourvoyer, le train de vie du Parlement est tout simplement scandaleux.

La moralisation de la vie politique , et la réhabilitation de la confiance des citoyens par rapport aux partis politiques et à la participation aux élections, ne pourra en aucun cas se faire avec deux chambres du parlement qui ont cette image de club de privilégiés et cette réputation de ne rien se refuser avec des rallonges budgétaires à souhait.

Et absolument pas avec des privilèges pour des élus qui sont censés défendre l'intérêt général , et promouvoir un modèle de développement où la justice fiscale et l'équité sociale ne sont pas des slogans creux.

A ce sujet , il serait grand temps que nos décideurs se décident à une hiérarchisation des priorités dans le budget de l'État . Car ce qui est sûr, en attendant, c'est qu'on ne pourra pas justifier l' injustifiable devant les citoyens qui se demandent pourquoi l'État a de gros moyens pour le Parlement mais pas forcément pour l'école publique et les infrastructures de santé.

Alors tous égaux devant la crise et devant l'effort national de solidarité !?

Par Hafid Fassi Fihri 






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