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Turquie : deux attaques scolaires en 48 heures, de Siverek à Kahramanmaraş, le choc national.


Rédigé par Salma Chmanti Houari le Jeudi 16 Avril 2026

Deux drames distincts impliquant Ömer Ket et İsa Aras Mersinli relancent le débat sur la violence chez les jeunes.

La Turquie a été frappée par une séquence d’une rare intensité après deux attaques survenues en milieu scolaire à moins de 48 heures d’intervalle.

Entre la ville de Siverek, dans la province de Şanlıurfa, et le district d’Onikişubat à Kahramanmaraş, ces événements distincts ont profondément bouleversé le pays et ravivé les inquiétudes autour de la sécurité dans les établissements scolaires.



​À Siverek, une première attaque sans mobile idéologique établi

Le premier drame se déroule dans le lycée professionnel Ahmet Koyuncu, situé à Siverek. L’auteur est un jeune homme de 19 ans, Ömer Ket.

Armé d’un fusil à pompe, il pénètre dans l’établissement et ouvre le feu de manière indiscriminée. L’attaque fait plusieurs blessés parmi les élèves et le personnel éducatif, semant la panique dans l’école.

L’intervention rapide met fin à l’assaut, sans faire de victimes mortelles parmi les élèves. Le tireur décède après les faits, mettant un terme à l’attaque.

À ce stade, aucun élément ne permet d’établir un lien avec une idéologie ou une influence extérieure. Les motivations restent floues et semblent relever d’un acte isolé, possiblement lié à une situation personnelle ou psychologique. 

À Kahramanmaraş, une attaque bien plus meurtrière

Moins d’une journée plus tard, un second drame frappe le pays, cette fois dans une école du district d’Onikişubat, à Kahramanmaraş.

L’auteur est un adolescent de 14 ans, identifié comme İsa Aras Mersinli. Le jeune parvient à introduire plusieurs armes de poing dans l’établissement, dissimulées dans son sac. Ces armes appartiendraient à son père, ancien membre des forces de sécurité.

Il ouvre le feu dans plusieurs salles de classe, provoquant un chaos total. Des élèves tentent de fuir, certains se jettent par les fenêtres, tandis que d’autres cherchent à se cacher pour échapper aux tirs.

Le bilan est dramatique : plusieurs morts, dont des élèves et un enseignant, ainsi que de nombreux blessés. Cette attaque est aujourd’hui considérée comme l’une des plus meurtrières jamais survenues dans une école en Turquie. 

Un élément clé : l’influence d’une attaque américaine

C’est dans ce second cas qu’apparaît un élément particulièrement préoccupant.
Les enquêteurs ont révélé que İsa Aras Mersinli aurait manifesté une fascination pour l’auteur d’une attaque misogyne survenue aux États-Unis.

Cette référence suggère une possible influence idéologique venue de l’étranger. 

Point essentiel :

- Cette dimension ne concerne pas l’attaque de Siverek; elle est spécifique au jeune tireur de Kahramanmaraş.
- Cette distinction permet de mieux comprendre la nature différente des deux passages à l’acte. 

Deux profils, deux logiques de violence

Même si les deux attaques se sont succédé rapidement, elles reposent sur des logiques différentes.

D’un côté, Ömer Ket, un jeune adulte, dont le geste semble isolé et sans référence idéologique clairement identifiée.

De l’autre, İsa Aras Mersinli, un adolescent dont le passage à l’acte pourrait avoir été influencé par des contenus violents circulant à l’échelle internationale.

Cette opposition met en lumière une réalité complexe : la violence scolaire peut avoir des origines multiples, allant de facteurs individuels à des influences globales. 

Une onde de choc dans tout le pays

La succession de ces deux drames a provoqué une réaction immédiate en Turquie. Enseignants, parents et responsables politiques expriment une inquiétude croissante face à la sécurité dans les établissements scolaires.

Des appels à renforcer les dispositifs de protection ont émergé : contrôles d’accès, présence accrue de personnel de sécurité, surveillance renforcée. Mais au-delà des mesures immédiates, c’est une réflexion plus profonde qui s’impose. 

La question des influences numériques au cœur du débat

Le cas du jeune tireur de Kahramanmaraş relance le débat sur l’impact des contenus en ligne. Les experts évoquent un phénomène de “contagion”, où des actes violents peuvent inspirer d’autres individus, notamment les plus jeunes.

Dans un monde hyperconnecté, les références ne sont plus locales. Elles circulent rapidement, franchissent les frontières et peuvent influencer des comportements à des milliers de kilomètres. 

​Un tournant pour la Turquie

En moins de deux jours, la Turquie a été confrontée à deux formes distinctes d’une même violence.

Entre Siverek et Kahramanmaraş, ces attaques ont mis en lumière les fragilités d’un système confronté à des défis nouveaux : accès aux armes, santé mentale des jeunes et influence des contenus numériques.

Désormais, l’enjeu est clair : aller au-delà de la réaction pour construire une véritable stratégie de prévention. Car derrière ces drames, c’est toute une génération qui interroge et un modèle de protection qui doit évoluer.





Jeudi 16 Avril 2026

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