Marié à la tristement célèbre Victoria Nuland (F*** the EU), sous-secrétaire d’Etat pour les affaires politiques sous l’administration Biden et maîtresse d’œuvre de la révolution du Maïdan à Kiev, Robert Kagan défend également le soutien à l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie.
Tout ceci pour dire qu’il est difficile d’accuser de pacifisme ou de sympathie envers le régime des Mollahs celui qui vient d’annoncer crûment sur les colonnes du magazine The Atlantic que « la défaite dans la confrontation actuelle avec l’Iran (…) ne peut être ni évitée ni ignorée » !
Un blocus infructueux
Les rapports de la CIA sont clairs : l’Iran a préservé plus des deux tiers de ses capacités militaires et dispose de suffisamment de stocks de missiles et de drones pour soutenir jusqu’à quatre autres mois de conflit.
Le blocus américain des ports iraniens ne peut empêcher ni la circulation des trains sur la voie ferroviaire reliant l’Iran à la Chine, via le Turkménistan, l’Ouzbékistan et le Kazakhstan, inaugurée il y a un an, ni celle des navires en Mer caspienne, permettant le trafic avec la Russie.
Les effets néfastes du blocus américain, doublé des sanctions, sur l’économie iranienne sont indéniables. Sauf que le régime de Téhéran a fait preuve d’une résilience totalement inattendue pour les stratèges de Tel-Aviv et Washington.
L’attaque conjointe américano-israélienne du 28 février contre l’Iran a, non seulement, échoué à ébranler le régime des Mollahs, mais elle a aussi, paradoxalement, éveillé le sentiment nationaliste des Iraniens, même parmi les opposants.
Une influence en déclin
L’échec de l’opération « projet liberté », consistant à forcer le passage du détroit d’Ormuz bloqué par l’Iran, annoncée tambour battant le 3 mai par Donald Trump et abandonnée deux jours après, est essentiellement dû au refus de l’Arabie saoudite d’ouvrir son espace aérien aux bombardiers américains pour des frappes contre l’Iran.
Pas question pour le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohamed Ben Salman, de voir les installations pétrolières et les usines de dessalement de l’eau de mer de son pays détruites par des missiles et drones iraniens parce que Donald Trump a perdu la raison dans sa quête éperdue de mettre le régime de Téhéran à genoux.
Les Koweïtiens et les Qatariotes, qui ne portent pas non plus le régime des Mollahs dans leurs cœurs, n’en pensent pas moins.
Autant dire que l’influence des Etats-Unis au Moyen Orient a entamé un irréversible processus de régression, comme l’a bien compris Robert Kagan.
Parole d’initié
Maintenant, c’est le directeur de l’autorité de l’aviation civile israélienne, Shmuel Zakaï, qui demande de dégager la centaine d’avions militaires américains stationnés à l’aéroport de Ben Gourion, leur présence étant mauvaise pour la bonne marche des affaires !
Echec et mat est une expression du jeu d’échec-inventé par les Indiens et développé par les Perses- qui vient de l’arabe : « Al Cheikh mat » (le Cheikh est mort) !












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