Dans le concert des priorités sanitaires modernes, la santé mentale s’impose désormais comme l’un des grands défis du XXIᵉ siècle.
Longtemps reléguée à la marge des politiques publiques, elle apparaît aujourd’hui comme un pilier essentiel de l’équilibre des sociétés.
Dans ce contexte, la décision de confier à une Princesse royale la responsabilité d’une fondation dédiée à cette cause constitue un signal politique et symbolique d’une rare puissance.
La création de la Fondation Lalla Oumkeltoum pour la santé mentale, en plaçant cette mission sous l’égide d’une personnalité royale, le Royaume rappelle que la santé mentale n’est pas une question marginale, mais une priorité nationale.
Car la santé mentale englobe l’absence de maladie psychiatrique aussi bien l’équilibre émotionnel, la capacité à affronter les difficultés de la vie, la qualité des relations sociales et la possibilité pour chaque citoyen de trouver sa place dans la société.
Un individu en bonne santé mentale est plus apte à travailler, à créer, à aimer et à contribuer à la prospérité collective.
Dans un monde anxiogène marqué par les tensions économiques, les transformations rapides de la société et les bouleversements technologiques, les fragilités psychiques se multiplient.
Le stress chronique, l’isolement social, les pressions professionnelles ou scolaires, les crises familiales ou les traumatismes individuels peuvent altérer profondément l’équilibre intérieur des individus.
C’est pourquoi la prévention devient l’un des axes majeurs de toute stratégie moderne en matière de santé mentale. Prévenir signifie repérer tôt les signaux de détresse, accompagner les populations vulnérables, sensibiliser la société aux troubles psychiques et psychiatriques et lutter contre la stigmatisation qui entoure encore trop souvent ces maladies.
C’est universellement aujourd’hui admis : Une société qui protège la santé mentale de ses citoyens protège aussi sa cohésion sociale, sa créativité et son avenir.
Au-delà de l’institution elle-même, la création de cette fondation envoie un message fort : la santé mentale n’est plus un sujet tabou.
Elle devient un enjeu collectif, un domaine de solidarité nationale et une responsabilité partagée entre les pouvoirs publics, les professionnels de santé, les éducateurs, les familles et l’ensemble de la société.
Elle rappelle que gouverner ne consiste pas seulement à bâtir des infrastructures ou à stimuler l’économie, mais aussi à veiller sur l’équilibre intérieur des femmes et des hommes qui composent la nation.
Car, en définitive, une société véritablement prospère n’est pas seulement celle où l’on vit longtemps, mais celle où l’on vit bien, avec un esprit libre, serein et confiant dans l’avenir.
La Fondation Lalla Oumkeltoum pour la santé mentale est appelée à jouer ainsi dans ce domaine un rôle déterminant.
La vice-présidence de cette fondation confiée à un professeur réputé de psychiatre du centre hospitalier universitaire Ibn Sina de Rabat, Pr Ouanass Abderrazak, indique que la sollicitude royal entend se renforcer par l’efficience de la connaissance scientifique du terrain.
PAR DR ANWAR CHERKAOUI/QUID.MA












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