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Union Africaine : Un sommet houleux en perspective


Le 35e sommet de l'Union africaine, qui se tiendra ce week-end à Addis-Abeba, sera probablement la scène d'un débat houleux sur les relations avec Israël, à la lumière de la division sévère qui prévaut entre les membres de l'Union, qui parie sur l'unanimité dans la prise de ses décisions, sur l'accréditation de l'État hébreu en tant que membre observateur. Le Maroc et le Rwanda apparaissent comme les principaux partisans de l'adhésion d'Israël à l'Union, tandis que l'Afrique du Sud et l'Algérie s'y opposent.



Union Africaine : Un sommet houleux en perspective
La décision unilatérale du président
 
La polémique a éclaté en juillet, lorsque le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a accepté d'adopter Israël, en tant qu'observateur, dans l'organisation africaine de 55 membres, donnant à l'État juif une "victoire" qu'il avait Le temps espéré depuis près de deux décennies, selon le journal français "Le Monde".
 
Ce n'était pas la première fois qu'Israël présentait une demande d'adhésion à ce syndicat en tant qu'observateur, et selon Al Jazeera Net, ses demandes ont été rejetées en 2013, 2015 et 2016, mais le chef de l'organisation, Moussa Faki, a décidé unilatéralement de lui donner ce statut le 22 juillet 2021.
 
Selon « Le Monde. », Immédiatement après la décision de Moussa Faki, des membres, emmenés par l'Afrique du Sud, ont rapidement protesté, disant qu'ils étaient mis devant le fait accompli et que cette démarche contredisait de nombreuses déclarations émises par l'organisation africaine – dont celles de Moussa Faki Mohamed – en faveur des territoires palestiniens.
 
Les ministres des Affaires étrangères n'ont pas réussi à s'entendre sur la question lors d'une réunion tenue en octobre, et l'Afrique du Sud et l'Algérie l'ont inscrite à l'ordre du jour du sommet des dirigeants, qui débute le samedi 5 février, selon des documents de l'Union africaine vus par Agence France-Presse, confirme « Le Monde ». Elle a ajouté que malgré une longue liste de questions à aborder, telles que la pandémie de Covid-19 et les récents coups d'État sur le continent, les analystes s'attendent à ce que la question d'Israël soit longuement discutée lors du sommet, qui marque le vingtième anniversaire de la fondation. de l'Union Africaine.
 
C'est un sujet très sensible, et il peut être décidé par un vote. « L'Union africaine peut être divisée d'une manière sans précédent. » Naim Jinnah, directeur exécutif du Centre pour l'Afrique et le Moyen-Orient à Johannesburg, a été cité par Le Monde comme ayant déclaré que « vingt ans après la formation de l'Union africaine, le apparaît le premier problème qui va sérieusement le diviser. "Quelle que soit la décision prise au sommet, l'Union africaine sera divisée comme jamais auparavant", a-t-il déclaré.
 
72 pays, organisations et organismes régionaux ont été accrédités auprès de l'Union africaine, dont la Corée du Nord, l'Union européenne ou le Programme commun des Nations Unies sur le sida, selon le site de l'UA. Israël a été adopté dans l'Organisation de l'unité africaine (OUA) et a perdu ce statut lorsque cette organisation, créée en 1963, a été dissoute et remplacée par l'Union africaine en 2002.
 
Le gouvernement israélien a accusé le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui exerçait une grande
influence au sein de l'Union africaine qu'il décède en 2011, est à l'origine de ce changement. Selon Le Monde, en juillet, le ministère israélien des Affaires étrangères a qualifié l'exclusion d'"anormale", notant qu'Israël entretient des relations avec 46 pays africains.
 
Selon le ministère, l'accréditation permettra à l'Etat hébreu d'assister l'Union africaine, notamment dans la lutte contre l'épidémie et le terrorisme. "Le travail bilatéral avec de nombreux pays africains est merveilleux et constitue la base de la relation avec l'Afrique", a déclaré la semaine dernière à l'AFP le directeur adjoint des affaires africaines au ministère israélien, Edo Moayed. Il est également important pour Israël d'établir des relations formelles avec l'Afrique en tant que continent. Mais le contexte qui a vu naître l'Union africaine en 2002, diffère du contexte de la fondation de l'Organisation de l'unité africaine il y a quarante ans, ce qui en fait une organisation différente, comme le confirme Naim Jinnah, selon « Le Monde ».
 
Le 22 juillet, le ministère israélien des Affaires étrangères a soudainement annoncé que son ambassadeur en Éthiopie, « Admasou Al-Ali », avait remis ses lettres de créance à un membre observateur de l'Union africaine, selon « Al Jazeera Net ». En août dernier, 7 pays arabes ont fait part à l'Union africaine de son objection à sa décision d'accorder à Israël le statut d'observateur au sein de l'organisation continentale.
 
Le « John Afrique » français avait confirmé que depuis la guerre arabo-israélienne de 1973, le continent africain a fait preuve d'une grande unité sur la question israélienne. Au lendemain du conflit, tous les pays africains ont officiellement rompu leurs relations diplomatiques avec Tel-Aviv, encouragés par l'Organisation de l'unité africaine, qui est largement sous l'influence des États arabes du continent. Vingt ans après le départ forcé d'Israël de l'organisation, ajoute John Afrique, les opposants les plus virulents à son retour sont toujours les mêmes, expliquant qu'ils sont un peu moins nombreux que par le passé, leur nombre a diminué à mesure que Tel-Aviv normalise ses relations avec le continent dans le sillage des accords d'Oslo de 1993.
 
Soutien du Rwanda et du Maroc
 
Depuis juillet, l'Afrique du Sud a dénoncé à plusieurs reprises la nouvelle dépendance d'Israël. En décembre, la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Naledi Pandor, avait qualifié cette décision d'"inexplicable", selon Le Monde. "C'était un choc, étant donné que cette décision a été prise à un moment où le peuple palestinien opprimé est intimidé, avec des bombardements dévastateurs et la poursuite des colonies illégales sur ses terres", a-t-il déclaré.
 
"Le Monde" confirme que deux mois avant d'accepter l'accréditation israélienne, Musa Faki Muhammad lui-même avait condamné les "bombardements" israéliens sur la bande de Gaza, ainsi que les "attaques violentes" lancées par les forces de sécurité israéliennes sur le sanctuaire d'Al- mosquée Aqsa à Jérusalem, soulignant que l'armée israélienne agissait "en violation flagrante du droit international".
 
Selon Al Jazeera Net, 25 pays se sont opposés à la décision de Moussa Faki et ont exigé la tenue du sommet.Selon la même source, la liste des opposants comprend l'Afrique du Sud, la Tunisie, l'Algérie, l'Erythrée, le Sénégal, la Tanzanie, le Niger, les Comores, le Gabon, Nigéria, Zimbabwe, Libéria, Mali, Seychelles. Pour les analystes et diplomates, ajoute Le Monde, l'issue du vote sur le statut d'Israël est incertaine. 





Mustapha Bourakkadi
Journaliste sans la prétention de détenir la science infuse... ma seule ambition est de rapporter... En savoir plus sur cet auteur
Vendredi 4 Février 2022

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