Face à la hausse continue des prix de la viande ovine, le gouvernement envisage de reprendre l’importation de moutons après presque une année d’arrêt. L’objectif principal est de réduire la pression sur le budget des ménages, dans un contexte où les tarifs restent trop élevés pour une grande partie des consommateurs.
Actuellement, le prix du kilogramme de viande ovine varie entre 140 et 150 dirhams chez les grossistes, tandis qu’il dépasse souvent 160 dirhams chez les bouchers, pouvant même atteindre 180 dirhams selon les zones. Cette flambée pousse de nombreuses familles à limiter leurs achats, alors que des professionnels signalent un recul notable de la demande depuis l’Aïd Al Adha.
D’après les informations publiées dans la presse, les autorités s’orienteraient désormais vers les marchés d’Amérique latine, en particulier le Brésil, pour renforcer l’approvisionnement du marché national. Les acteurs du secteur estiment qu’un tel apport pourrait aider à mieux équilibrer l’offre et la demande, et ainsi favoriser une baisse progressive des prix.
Cependant, les précédentes expériences appellent à la retenue. Les mesures d’importation de bétail vivant et de viande mises en œuvre entre 2023 et 2025, malgré des avantages fiscaux, n’avaient entraîné qu’un léger répit dans la hausse des prix, sans permettre un véritable retour à des niveaux abordables.
Les éleveurs et les bouchers attribuent cette situation à plusieurs causes profondes : diminution du cheptel, hausse du coût de l’alimentation animale, augmentation des frais de transport et pression continue sur les ressources hydriques. Ces facteurs maintiennent les prix à un niveau élevé, malgré les actions engagées par les pouvoirs publics.
De leur côté, les associations de consommateurs estiment que les importations seules ne suffiront pas. Elles appellent à une approche plus complète, reposant sur un appui renforcé à l’élevage national, davantage de clarté sur les marges réalisées tout au long de la chaîne de distribution, ainsi qu’un contrôle accru pour limiter les pratiques spéculatives.
Au final, au-delà des annonces, la priorité pour les ménages reste inchangée : pouvoir accéder à des prix plus en adéquation avec leur pouvoir d’achat et assurer un approvisionnement durable en un produit essentiel de la consommation des familles marocaines.
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Rédigé par La rédaction le Mardi 30 Juin 2026
Mardi 30 Juin 2026
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