Des protocoles sanitaires mal appliqués
Selon les explications fournies par l’hôpital, plusieurs manquements ont été enregistrés lors de la prise en charge médicale. Un premier incident concerne le prélèvement sanguin effectué sur le patient. Les équipes médicales auraient appliqué une procédure classique au lieu du protocole renforcé normalement exigé pour ce type d’infection virale.
L’établissement reconnaît également que les règles liées à l’élimination des urines du patient n’ont pas été strictement respectées. Ces erreurs ont conduit les autorités hospitalières à isoler douze soignants considérés comme potentiellement exposés.
Un risque jugé faible mais surveillé
Malgré la mise en quarantaine, la direction du centre hospitalier tente de rassurer. La présidente du conseil d’administration, Bertine Lahuis, a déclaré que le risque réel de contamination restait « très faible ». Elle a toutefois reconnu que cette situation provoquait une forte pression psychologique sur les professionnels concernés.
L’Organisation mondiale de la santé considère en effet comme cas contacts à haut risque les personnels de santé exposés sans équipements de protection adaptés, notamment lors de procédures médicales pouvant générer des aérosols.
Une enquête ouverte au sein de l’hôpital
Face à ces défaillances, le Centre hospitalier universitaire Radboud a annoncé l’ouverture d’une enquête interne. L’objectif est d’identifier précisément les erreurs commises et de renforcer les mécanismes de sécurité afin d’éviter qu’un incident similaire ne se reproduise.
Cette affaire relance les questions autour du respect des protocoles sanitaires dans les structures hospitalières confrontées à des virus rares et hautement surveillés. Les résultats de l’enquête pourraient conduire à une réévaluation des procédures internes de gestion des risques infectieux.












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