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Vous souvenez-vous d’Aukus ?


Si les Etats-Unis peinent à tenir leurs engagements envers leurs plus proches alliés, qu’en est-il de l’arrière-ban ?



Écouter le podcast en entier :


Aukus est le nom du pacte de sécurité signé, le 15 septembre 2021 entre les Etats-Unis, la Grande Bretagne et l’Australie, visant à contenir la Chine dans la zone de l’océan pacifique.

Selon les termes de cet accord, Washington et Londres s’engageaient à soutenir Canberra afin qu’elle se dote de sous-marins à propulsion nucléaire.

De fait, le précèdent accord conclu avec la France, en 2016, pour la livraison de sous-marins à propulsion conventionnelle (diesel) est tombé à l’eau.

Paris a hurlé à la trahison, puis a vite séché ses larmes. Plus de 30 milliards d’euros, pour faire des sous-marins français à propulsion de la classe « Barracuda » des sous marins à propulsion diesel, baptisée classe « Attack », ne devaient plus revivifier une industrie militaire navale en difficulté.

Après avoir annulé, en 2014, le contrat de livraison de deux porte-hélicoptères de la classe « Mistral » à la Russie, pour « punir » la Russie d’avoir annexé la Crimée et plaire ainsi aux Etats-Unis, cette dernière n’a pas hésité à rouler la France dans la farine.

Le clan des anglo-saxons

L’Occident a un centre de gravité et de commandement, composé des pays anglo-saxons. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’Australie, la Nouvelle Zélande et le Canada font partie du réseau de renseignement électronique justement appelé « five eyes » (cinq yeux). Les trois premiers pays cités ont constitué l’alliance militaire, l’Aukus.

Bien entendu, ni la Chine, ni les Philippines, ni l’Indonésie n’ont apprécié la voie nucléaire prise par l’Australie, sous l’impulsion des Etats-Unis et de la Grande Bretagne.

Canberra a ainsi fait de son territoire la cible de frappes nucléaires chinoises, légitimées par la présence de sous-marins nucléaires australiens et américains dans ses ports.

Sauf qu’à l’époque déjà, on a exprimé des doutes, sur les pages de l’Odj, sur la réelle capacité de l’Australie à absorber au moins huit sous-marins à propulsion nucléaire, technologie dans laquelle Canberra ne possède aucun savoir-faire.

Les sous-marins nucléaires coûtent, également, moitié plus chers que ceux à diesel, exigent des ateliers de maintenance spécifiques et du personnel formé à cet effet.

Outre le fait que la marine australienne souffrait déjà, à cette époque, d’un problème d’effectifs de sous-mariniers pour ses submersibles de la classe « Collins », vieillis et démodés.

Déclin des capacités industrielles

Les sous-marins français devaient commencer à être livrés au début des années 2030. Il faudrait attendre beaucoup plus longtemps pour voir les Américains livrer les premiers submersibles nucléaires.

La grande surprise est venu du fait que ce ne seraient peut être pas les Etats-Unis et la Grande Bretagne qui seraient aptes à tenir leurs engagements envers l’Australie.

Selon un rapport du Congrès des Etats-Unis, cité par le site du « Guardian », l’industrie militaire navale a de la peine à couvrir les propres besoins de l’Us Navy en submersibles d’attaque. Cela va de la hausse des coûts de production à des pénuries de pièces de rechange.

« Selon les experts, l’Australie n’a pratiquement aucune chance d’obtenir un sous-marin du programme actuel des États-Unis », indique le média britannique.

Les Australiens devraient, donc, attendre, beaucoup plus longtemps que 2040 la livraison des nouveaux sous-marins américains. Qui devront, aussi, coûter plus chers. La facture finale a été réévaluée à 171 milliards de dollars.

Le clou et le chevalier

Il a été question de puiser dans l’arsenal américain pour livrer à la marine australienne quelques submersibles d’attaque, mais là encore, il s’est avéré que les Américains n’ont pas les moyens de se priver d’unités navales, alors que les hostilités sont presque déclarés ouvertement à la Russie et que la Chine est considérée par les stratèges de Washington comme la pire menace, et ce dans l’immédiat.

En définitive, Canberra pense à se tourner vers les sous-marins allemands à propulsion diesel de la classe « 214 ». Ce submersible d’attaque, version export de la classe « 212 », présente les avantages de coûter moins cher qu’un sous-marin nucléaire américain et d’être déjà opérationnel dans les marines sud-coréenne, turque, portugaise et grecque.

Ainsi commence le naufrage du Pacte Aukus dans les eaux du Pacifique, suite à une succession de fausses promesses et de trahisons en séries.

« Un clou manquait et le cheval perdit son fer ; à cause de ce fer manquant le cheval fut perdu ; n’ayant plus de cheval, le cavalier fut perdu, capturé et tué par l’ennemi. Le cavalier manquant, la bataille fut perdue. Tout cela à cause d’un clou de fer à cheval » (Benjamin Franklin).

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Ahmed Naji
Journaliste par passion, donner du relief à l'information est mon chemin de croix. En savoir plus sur cet auteur
Samedi 23 Juillet 2022

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