Ce nouveau financement, le troisième dans le cadre du partenariat entre l’ANP et l’AFD, s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la compétitivité du secteur portuaire marocain tout en intégrant les enjeux environnementaux.
La déclaration a été signée par Mustapha Farès, directeur général de l’ANP, et Catherine Bonnaud, directrice de l’AFD au Maroc, en présence notamment de Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau, de Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Maroc, et d’Abdellatif Zaghnoun, directeur général de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État.
À travers cet accord, les deux institutions entendent accompagner les investissements nécessaires à la transformation des infrastructures maritimes marocaines, avec une attention particulière portée aux ports des provinces du Sud.
Six ports des provinces du Sud concernés
Le financement contribuera au programme d’investissement de l’ANP pour la période 2023-2030.
Plusieurs infrastructures portuaires sont concernées, notamment celles de Tan-Tan, Tarfaya, Laâyoune, Boujdour, Dakhla et Lamhiriz.
Ces interventions doivent permettre de renforcer les capacités portuaires, d’améliorer les infrastructures existantes et d'accompagner le développement économique des territoires concernés.
Pour Nizar Baraka, les investissements prévus dépassent la simple modernisation des équipements. Ils participent à une ambition stratégique visant à renforcer l’intégration des provinces du Sud dans l’économie nationale et à valoriser leur ouverture sur l’océan Atlantique.
Cette orientation s’inscrit dans la vision portée par le Roi Mohammed VI, qui fait du développement des provinces du Sud et de la vocation atlantique du Royaume des priorités stratégiques.
Le renforcement des infrastructures portuaires doit également contribuer à développer les échanges commerciaux et à consolider les connexions économiques entre le Maroc et les pays africains.
Des ports plus verts et mieux adaptés au changement climatique
Au-delà du développement économique, ce financement comporte une importante dimension environnementale.
Le programme repose sur quatre grands axes : la réhabilitation et le renforcement des infrastructures portuaires, le développement des énergies renouvelables et du dessalement d’eau non conventionnelle, la modernisation et l’extension des ports de pêche, ainsi que la décarbonation et l’électrification des quais.
Ces investissements doivent favoriser une exploitation plus durable des installations portuaires et renforcer leur capacité à faire face aux conséquences du changement climatique.
La montée du niveau des mers et les phénomènes de houle violente constituent notamment des risques croissants pour les infrastructures littorales.
Lors de la signature, l’ambassadeur de France au Maroc, Philippe Lalliot, a insisté sur la nécessité d’anticiper ces transformations climatiques et d’intégrer la protection de l’environnement dans les politiques de développement portuaire.
Il a également souligné l’importance économique des infrastructures maritimes marocaines, citant notamment le rayonnement international du complexe Tanger Med comme illustration des investissements réalisés par le Royaume.
Un prêt sur 13 ans sans garantie de l’État
Sur le plan financier, l’accord prévoit un prêt non souverain bonifié d’une durée de 13 ans, accordé à l’ANP sans garantie de l’État marocain.
Cette formule permet à l’établissement public de mobiliser directement des ressources financières pour soutenir son programme d’investissement.
Elle témoigne également de la confiance accordée par l’AFD à la capacité financière et à la gestion de l’Agence nationale des ports.
Ce financement vient ainsi consolider un partenariat déjà engagé entre les deux institutions, tout en accompagnant les transformations économiques et environnementales du secteur portuaire.
Un nouvel élan pour la coopération économique franco-marocaine
Au-delà de sa dimension financière, cet accord constitue une nouvelle étape dans la coopération entre le Maroc et la France.
Il concrétise notamment les engagements pris le 28 octobre 2024, lors de la visite d’État du président français Emmanuel Macron au Maroc.
À cette occasion, les deux pays avaient affiché leur volonté de renforcer leurs partenariats économiques et d'accompagner le développement des différentes régions du Royaume, y compris les provinces du Sud.
Pour les autorités marocaines, cette coopération doit également contribuer à faire de la façade atlantique africaine un espace de connectivité, d’investissement et d’intégration régionale.
Le développement des ports du Sud pourrait ainsi favoriser l’émergence de nouveaux pôles économiques, renforcer les échanges commerciaux et améliorer la place du Maroc dans les réseaux logistiques régionaux et internationaux.
Avec ce nouveau financement de 100 millions d’euros, l’enjeu sera désormais de concrétiser les projets annoncés et de faire avancer simultanément deux priorités : la modernisation des infrastructures portuaires et leur adaptation aux exigences environnementales.
La déclaration a été signée par Mustapha Farès, directeur général de l’ANP, et Catherine Bonnaud, directrice de l’AFD au Maroc, en présence notamment de Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau, de Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Maroc, et d’Abdellatif Zaghnoun, directeur général de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État.
À travers cet accord, les deux institutions entendent accompagner les investissements nécessaires à la transformation des infrastructures maritimes marocaines, avec une attention particulière portée aux ports des provinces du Sud.
Six ports des provinces du Sud concernés
Le financement contribuera au programme d’investissement de l’ANP pour la période 2023-2030.
Plusieurs infrastructures portuaires sont concernées, notamment celles de Tan-Tan, Tarfaya, Laâyoune, Boujdour, Dakhla et Lamhiriz.
Ces interventions doivent permettre de renforcer les capacités portuaires, d’améliorer les infrastructures existantes et d'accompagner le développement économique des territoires concernés.
Pour Nizar Baraka, les investissements prévus dépassent la simple modernisation des équipements. Ils participent à une ambition stratégique visant à renforcer l’intégration des provinces du Sud dans l’économie nationale et à valoriser leur ouverture sur l’océan Atlantique.
Cette orientation s’inscrit dans la vision portée par le Roi Mohammed VI, qui fait du développement des provinces du Sud et de la vocation atlantique du Royaume des priorités stratégiques.
Le renforcement des infrastructures portuaires doit également contribuer à développer les échanges commerciaux et à consolider les connexions économiques entre le Maroc et les pays africains.
Des ports plus verts et mieux adaptés au changement climatique
Au-delà du développement économique, ce financement comporte une importante dimension environnementale.
Le programme repose sur quatre grands axes : la réhabilitation et le renforcement des infrastructures portuaires, le développement des énergies renouvelables et du dessalement d’eau non conventionnelle, la modernisation et l’extension des ports de pêche, ainsi que la décarbonation et l’électrification des quais.
Ces investissements doivent favoriser une exploitation plus durable des installations portuaires et renforcer leur capacité à faire face aux conséquences du changement climatique.
La montée du niveau des mers et les phénomènes de houle violente constituent notamment des risques croissants pour les infrastructures littorales.
Lors de la signature, l’ambassadeur de France au Maroc, Philippe Lalliot, a insisté sur la nécessité d’anticiper ces transformations climatiques et d’intégrer la protection de l’environnement dans les politiques de développement portuaire.
Il a également souligné l’importance économique des infrastructures maritimes marocaines, citant notamment le rayonnement international du complexe Tanger Med comme illustration des investissements réalisés par le Royaume.
Un prêt sur 13 ans sans garantie de l’État
Sur le plan financier, l’accord prévoit un prêt non souverain bonifié d’une durée de 13 ans, accordé à l’ANP sans garantie de l’État marocain.
Cette formule permet à l’établissement public de mobiliser directement des ressources financières pour soutenir son programme d’investissement.
Elle témoigne également de la confiance accordée par l’AFD à la capacité financière et à la gestion de l’Agence nationale des ports.
Ce financement vient ainsi consolider un partenariat déjà engagé entre les deux institutions, tout en accompagnant les transformations économiques et environnementales du secteur portuaire.
Un nouvel élan pour la coopération économique franco-marocaine
Au-delà de sa dimension financière, cet accord constitue une nouvelle étape dans la coopération entre le Maroc et la France.
Il concrétise notamment les engagements pris le 28 octobre 2024, lors de la visite d’État du président français Emmanuel Macron au Maroc.
À cette occasion, les deux pays avaient affiché leur volonté de renforcer leurs partenariats économiques et d'accompagner le développement des différentes régions du Royaume, y compris les provinces du Sud.
Pour les autorités marocaines, cette coopération doit également contribuer à faire de la façade atlantique africaine un espace de connectivité, d’investissement et d’intégration régionale.
Le développement des ports du Sud pourrait ainsi favoriser l’émergence de nouveaux pôles économiques, renforcer les échanges commerciaux et améliorer la place du Maroc dans les réseaux logistiques régionaux et internationaux.
Avec ce nouveau financement de 100 millions d’euros, l’enjeu sera désormais de concrétiser les projets annoncés et de faire avancer simultanément deux priorités : la modernisation des infrastructures portuaires et leur adaptation aux exigences environnementales.












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