Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette nouvelle édition du Salon international du textile Maroc in Mode (MIM 2026) réunit industriels, investisseurs, organisations professionnelles et représentants institutionnels autour des défis de transformation de la filière textile-habillement.
Organisé par l'Association marocaine des industries du textile et de l'habillement (AMITH), en partenariat avec CEMS, le rendez-vous ambitionne de renforcer le positionnement du Maroc dans les chaînes de valeur régionales et internationales.
La cérémonie d'inauguration s'est déroulée en présence de plusieurs responsables gouvernementaux et représentants du secteur privé, notamment Abderrahim Chahid, ministre de l'Emploi et du Dialogue social, Omar Hejira, ministre délégué chargé du Commerce extérieur, Salah-Eddine Abkari, ministre délégué chargé de la Jeunesse, ainsi que les représentants de la CGEM et de l'AMITH.
Une industrie qui pèse 66 milliards de dirhams
Avec plus de 1 700 entreprises, environ 240 000 emplois et un chiffre d'affaires de 66 milliards de dirhams, dont 44 milliards à l'exportation, l'industrie textile occupe une place importante dans l'économie marocaine.
Pour Anas El Ansari, président de l'AMITH, ces indicateurs illustrent le poids du secteur dans l'emploi, l'investissement et les exportations du Royaume.
L'objectif affiché est de faire du textile marocain un levier de souveraineté industrielle, capable de gagner en compétitivité et de mieux s'intégrer aux circuits internationaux de production.
Cette ambition s'accompagne toutefois d'un défi structurel : réduire la dépendance aux importations de matières premières et faire évoluer le modèle industriel vers des activités générant davantage de valeur ajoutée.
Un investissement de 2,3 milliards de dirhams annoncé
Lors de l'inauguration, Omar Hejira a annoncé un nouvel investissement de 2,3 milliards de dirhams, destiné à créer 7 000 emplois et dont l'activité serait orientée à 80 % vers l'exportation.
Selon le ministre délégué chargé du Commerce extérieur, 77 % des exportations textiles marocaines reposent actuellement sur le modèle CMT (Cut, Make, Trim), centré principalement sur les opérations de coupe, confection et finition.
Parallèlement, 80 % des tissus et fils utilisés dans la filière sont importés.
Face à cette situation, les pouvoirs publics ambitionnent de réduire progressivement la part du modèle CMT, de 77 % actuellement à 50 %, puis à 40 % et 30 % au cours des prochaines années.
L'emploi et la formation au centre des priorités
Le secteur textile-habillement représente également un enjeu majeur pour l'emploi industriel marocain.
Selon Abderrahim Chahid, il concentre 24 % de l'emploi industriel national, avec une main-d'œuvre composée à 63 % de femmes.
Dans le cadre du programme gouvernemental 2026-2031, qui vise la création d'un million d'emplois nets, dont 250 000 dans l'industrie, plusieurs dispositifs doivent accompagner l'évolution des compétences.
Parmi eux figurent « Compétences 2030 », avec un objectif de 500 000 formations, « Premier contrat de travail », destiné à accompagner 500 000 jeunes, ainsi qu'un « Passeport de mobilité professionnelle » visant 250 000 reconversions sur cinq ans.
Ces mesures doivent notamment répondre aux besoins de qualification d'une industrie appelée à évoluer vers des procédés de production plus intégrés et innovants.
Trois accords internationaux pour renforcer les partenariats
Sur une superficie de 8 000 m², le MIM 2026 accueille plus de 200 exposants et propose sept espaces thématiques consacrés notamment à la confection, aux marques marocaines, aux tissus, aux équipements industriels et à l'innovation.
Cette édition marque également le lancement du Med Atlantic Textile Summit, une initiative portée par l'AMITH et CEMS Global pour favoriser la coopération entre les écosystèmes textiles méditerranéens et atlantiques.
En marge de l'inauguration, l'AMITH a signé trois protocoles d'accord avec des partenaires étrangers.
Le premier, conclu avec la Southern Gujarat Chamber of Commerce & Industry en Inde, vise à développer les échanges techniques, commerciaux et réglementaires.
Le deuxième, signé avec la Chambre de l'industrie de Jordanie, doit renforcer la coopération industrielle, notamment dans le cadre de l'accord d'Agadir.
Enfin, un troisième partenariat avec l'association tchèque ATOK prévoit de développer les relations commerciales et industrielles entre les entreprises marocaines et tchèques du secteur.
À travers ces initiatives, le MIM 2026 entend dépasser sa dimension de salon professionnel pour devenir un espace de réflexion sur l'avenir de la filière.
Pour les industriels marocains, l'enjeu sera désormais de transformer ces annonces et partenariats en investissements effectifs, en emplois et en nouvelles capacités de production, afin de consolider la place du Royaume sur le marché textile international.
Organisé par l'Association marocaine des industries du textile et de l'habillement (AMITH), en partenariat avec CEMS, le rendez-vous ambitionne de renforcer le positionnement du Maroc dans les chaînes de valeur régionales et internationales.
La cérémonie d'inauguration s'est déroulée en présence de plusieurs responsables gouvernementaux et représentants du secteur privé, notamment Abderrahim Chahid, ministre de l'Emploi et du Dialogue social, Omar Hejira, ministre délégué chargé du Commerce extérieur, Salah-Eddine Abkari, ministre délégué chargé de la Jeunesse, ainsi que les représentants de la CGEM et de l'AMITH.
Une industrie qui pèse 66 milliards de dirhams
Avec plus de 1 700 entreprises, environ 240 000 emplois et un chiffre d'affaires de 66 milliards de dirhams, dont 44 milliards à l'exportation, l'industrie textile occupe une place importante dans l'économie marocaine.
Pour Anas El Ansari, président de l'AMITH, ces indicateurs illustrent le poids du secteur dans l'emploi, l'investissement et les exportations du Royaume.
L'objectif affiché est de faire du textile marocain un levier de souveraineté industrielle, capable de gagner en compétitivité et de mieux s'intégrer aux circuits internationaux de production.
Cette ambition s'accompagne toutefois d'un défi structurel : réduire la dépendance aux importations de matières premières et faire évoluer le modèle industriel vers des activités générant davantage de valeur ajoutée.
Un investissement de 2,3 milliards de dirhams annoncé
Lors de l'inauguration, Omar Hejira a annoncé un nouvel investissement de 2,3 milliards de dirhams, destiné à créer 7 000 emplois et dont l'activité serait orientée à 80 % vers l'exportation.
Selon le ministre délégué chargé du Commerce extérieur, 77 % des exportations textiles marocaines reposent actuellement sur le modèle CMT (Cut, Make, Trim), centré principalement sur les opérations de coupe, confection et finition.
Parallèlement, 80 % des tissus et fils utilisés dans la filière sont importés.
Face à cette situation, les pouvoirs publics ambitionnent de réduire progressivement la part du modèle CMT, de 77 % actuellement à 50 %, puis à 40 % et 30 % au cours des prochaines années.
L'emploi et la formation au centre des priorités
Le secteur textile-habillement représente également un enjeu majeur pour l'emploi industriel marocain.
Selon Abderrahim Chahid, il concentre 24 % de l'emploi industriel national, avec une main-d'œuvre composée à 63 % de femmes.
Dans le cadre du programme gouvernemental 2026-2031, qui vise la création d'un million d'emplois nets, dont 250 000 dans l'industrie, plusieurs dispositifs doivent accompagner l'évolution des compétences.
Parmi eux figurent « Compétences 2030 », avec un objectif de 500 000 formations, « Premier contrat de travail », destiné à accompagner 500 000 jeunes, ainsi qu'un « Passeport de mobilité professionnelle » visant 250 000 reconversions sur cinq ans.
Ces mesures doivent notamment répondre aux besoins de qualification d'une industrie appelée à évoluer vers des procédés de production plus intégrés et innovants.
Trois accords internationaux pour renforcer les partenariats
Sur une superficie de 8 000 m², le MIM 2026 accueille plus de 200 exposants et propose sept espaces thématiques consacrés notamment à la confection, aux marques marocaines, aux tissus, aux équipements industriels et à l'innovation.
Cette édition marque également le lancement du Med Atlantic Textile Summit, une initiative portée par l'AMITH et CEMS Global pour favoriser la coopération entre les écosystèmes textiles méditerranéens et atlantiques.
En marge de l'inauguration, l'AMITH a signé trois protocoles d'accord avec des partenaires étrangers.
Le premier, conclu avec la Southern Gujarat Chamber of Commerce & Industry en Inde, vise à développer les échanges techniques, commerciaux et réglementaires.
Le deuxième, signé avec la Chambre de l'industrie de Jordanie, doit renforcer la coopération industrielle, notamment dans le cadre de l'accord d'Agadir.
Enfin, un troisième partenariat avec l'association tchèque ATOK prévoit de développer les relations commerciales et industrielles entre les entreprises marocaines et tchèques du secteur.
À travers ces initiatives, le MIM 2026 entend dépasser sa dimension de salon professionnel pour devenir un espace de réflexion sur l'avenir de la filière.
Pour les industriels marocains, l'enjeu sera désormais de transformer ces annonces et partenariats en investissements effectifs, en emplois et en nouvelles capacités de production, afin de consolider la place du Royaume sur le marché textile international.












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