Le dramaturge, réalisateur et acteur marocain Nabyl Lahlou est décédé le jeudi 7 mai 2026 à Rabat, à l’âge de 81 ans. Avec lui disparaît une figure singulière, parfois dérangeante, souvent libre, toujours difficile à enfermer dans une case. Son œuvre, traversée par le théâtre, le cinéma, l’arabe, le français, la satire et le regard critique, laisse une empreinte particulière dans la mémoire culturelle marocaine.
Nabyl Lahlou n’a jamais été seulement un homme de scène ou un homme d’image. Il appartenait à cette génération d’artistes pour qui créer voulait dire interroger. Interroger le pouvoir, les habitudes sociales, les hypocrisies collectives, les silences trop confortables. Ce type de trajectoire n’est jamais simple dans un pays où la culture avance souvent entre passion, fragilité économique et reconnaissance tardive.
Sa disparition invite aussi à regarder notre rapport aux artistes vivants. Le Maroc célèbre volontiers ses grands noms au moment de leur départ. Il les accompagne moins toujours dans la durée, dans la transmission, dans la conservation de leurs archives, dans la circulation de leurs œuvres auprès des nouvelles générations.
Lahlou laisse une question qui dépasse sa personne : que faisons-nous de nos créateurs quand ils ne cherchent pas à plaire, mais à réveiller ? C’est peut-être là, justement, que commence la vraie mémoire culturelle.
Nabyl Lahlou n’a jamais été seulement un homme de scène ou un homme d’image. Il appartenait à cette génération d’artistes pour qui créer voulait dire interroger. Interroger le pouvoir, les habitudes sociales, les hypocrisies collectives, les silences trop confortables. Ce type de trajectoire n’est jamais simple dans un pays où la culture avance souvent entre passion, fragilité économique et reconnaissance tardive.
Sa disparition invite aussi à regarder notre rapport aux artistes vivants. Le Maroc célèbre volontiers ses grands noms au moment de leur départ. Il les accompagne moins toujours dans la durée, dans la transmission, dans la conservation de leurs archives, dans la circulation de leurs œuvres auprès des nouvelles générations.
Lahlou laisse une question qui dépasse sa personne : que faisons-nous de nos créateurs quand ils ne cherchent pas à plaire, mais à réveiller ? C’est peut-être là, justement, que commence la vraie mémoire culturelle.












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