En deux décennies, le Maroc a patiemment structuré un écosystème automobile complet, misant sur les véhicules particuliers comme moteur de son industrialisation. Ce pari a payé: le taux d’intégration locale se situe désormais entre 65% et 70%, reflet d’un tissu de fournisseurs et de sous-traitants de plus en plus dense, capable de répondre aux standards mondiaux.
L’arrivée de Sentury Tire et Shandong Yongsheng s’inscrit dans cette dynamique. Outre l’augmentation des volumes, ces projets doivent favoriser le transfert de technologies, la montée en compétences des équipes et l’émergence de capacités locales sur des intrants critiques: mélanges de caoutchouc, câbles et nappes métalliques, toiles techniques, moules et outillage, logistique spécialisée. En parallèle, la filière jantes continue de s’organiser autour des procédés d’emboutissage, de moulage et d’usinage, avec des perspectives d’intégration d’alliages à plus forte valeur ajoutée.
Au-delà du pneumatique, c’est toute la chaîne de la roue qui gagne en cohérence. Les synergies avec l’assemblage automobile, la diversité des plateformes produites localement et l’essor des exportations renforcent l’attractivité du Maroc pour les équipementiers de rangs 1 et 2. Les zones industrielles connectées aux ports et les incitations ciblées soutiennent cette montée en gamme, tandis que la transition vers des pneus plus efficients et compatibles avec les véhicules électrifiés ouvre de nouvelles niches d’innovation.
Reste un défi central: consolider la base matières et semi-produits (acier, textiles techniques, composés) pour sécuriser les coûts et limiter la dépendance import. C’est précisément sur ce point que l’écosystème se structure, avec des projets de câbles d’acier, de compounds et de logistique intégrée au plus près des lignes de production.
En alignant volumes, intégration locale et standards qualité, le Royaume se positionne désormais comme un hub pneumatique régional. Et si le cap des 30 millions d’unités annuelles marque une étape symbolique, c’est surtout la densification de la chaîne de valeur—des jantes aux câbles d’acier—qui dessine la prochaine phase de compétitivité.
L’arrivée de Sentury Tire et Shandong Yongsheng s’inscrit dans cette dynamique. Outre l’augmentation des volumes, ces projets doivent favoriser le transfert de technologies, la montée en compétences des équipes et l’émergence de capacités locales sur des intrants critiques: mélanges de caoutchouc, câbles et nappes métalliques, toiles techniques, moules et outillage, logistique spécialisée. En parallèle, la filière jantes continue de s’organiser autour des procédés d’emboutissage, de moulage et d’usinage, avec des perspectives d’intégration d’alliages à plus forte valeur ajoutée.
Au-delà du pneumatique, c’est toute la chaîne de la roue qui gagne en cohérence. Les synergies avec l’assemblage automobile, la diversité des plateformes produites localement et l’essor des exportations renforcent l’attractivité du Maroc pour les équipementiers de rangs 1 et 2. Les zones industrielles connectées aux ports et les incitations ciblées soutiennent cette montée en gamme, tandis que la transition vers des pneus plus efficients et compatibles avec les véhicules électrifiés ouvre de nouvelles niches d’innovation.
Reste un défi central: consolider la base matières et semi-produits (acier, textiles techniques, composés) pour sécuriser les coûts et limiter la dépendance import. C’est précisément sur ce point que l’écosystème se structure, avec des projets de câbles d’acier, de compounds et de logistique intégrée au plus près des lignes de production.
En alignant volumes, intégration locale et standards qualité, le Royaume se positionne désormais comme un hub pneumatique régional. Et si le cap des 30 millions d’unités annuelles marque une étape symbolique, c’est surtout la densification de la chaîne de valeur—des jantes aux câbles d’acier—qui dessine la prochaine phase de compétitivité.












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