Un humanoïde vient de faire quelque chose qui aurait semblé relever de la science-fiction il y a encore quelques années : courir le 100 mètres en 8,64 secondes.
Le robot chinois TianGong Ultra a réalisé cette performance lors des World Humanoid Robot Games. À titre de comparaison, le record du monde humain d’Usain Bolt est de 9,58 secondes.
Mais comparer directement les deux performances serait un peu facile. Le véritable sujet commence après la ligne d’arrivée.
Jack Guo, responsable du développement d’Ultra et du robot Omni au Beijing Humanoid Robot Innovation Centre, explique désormais vouloir transformer les performances atteintes en fiabilité et utilisabilité réelles.
Le robot chinois TianGong Ultra a réalisé cette performance lors des World Humanoid Robot Games. À titre de comparaison, le record du monde humain d’Usain Bolt est de 9,58 secondes.
Mais comparer directement les deux performances serait un peu facile. Le véritable sujet commence après la ligne d’arrivée.
Jack Guo, responsable du développement d’Ultra et du robot Omni au Beijing Humanoid Robot Innovation Centre, explique désormais vouloir transformer les performances atteintes en fiabilité et utilisabilité réelles.
Courir vite est spectaculaire. Travailler huit heures est révolutionnaire
Les vidéos d’humanoïdes marchant, courant, dansant ou réalisant des acrobaties accumulent des millions de vues. Mais une usine ne rémunère pas un robot pour devenir viral.
Elle lui demande d’effectuer la même opération des milliers de fois, avec précision, sécurité et un nombre minimal de pannes.
Les robots de la famille TianGong commencent justement à sortir du laboratoire. Certains sont testés dans une usine Foton Cummins pour déplacer des cartons pesant entre 8 et 12 kilogrammes. Le modèle Omni, plus compact, a par ailleurs réussi lors d’un essai interne à gravir dix-sept étages.
Ce sont des performances moins photogéniques qu’un 100 mètres. Mais économiquement, elles comptent davantage.
Elle lui demande d’effectuer la même opération des milliers de fois, avec précision, sécurité et un nombre minimal de pannes.
Les robots de la famille TianGong commencent justement à sortir du laboratoire. Certains sont testés dans une usine Foton Cummins pour déplacer des cartons pesant entre 8 et 12 kilogrammes. Le modèle Omni, plus compact, a par ailleurs réussi lors d’un essai interne à gravir dix-sept étages.
Ce sont des performances moins photogéniques qu’un 100 mètres. Mais économiquement, elles comptent davantage.
La bataille du robot utile
La robotique humanoïde entre peut-être dans la même phase que l’automobile il y a un siècle. Le prototype impressionne. La production fiable transforme l’économie.
Le défi n’est donc plus seulement de faire marcher une machine sur deux jambes. Il faut qu’elle comprenne son environnement, adapte ses mouvements, évite les obstacles, manipule des objets et recommence plusieurs milliers de fois sans devenir un cauchemar de maintenance.
Les essais de TianGong rappellent d’ailleurs que nous n’en sommes pas encore totalement là : lors des entraînements, des robots sont tombés et certaines pièces ont cassé.
C’est précisément pourquoi la progression chinoise mérite attention. La Chine dispose simultanément de capacités industrielles, d’une chaîne d’approvisionnement robotique, de capitaux et d’un immense terrain d’expérimentation manufacturier.
Le défi n’est donc plus seulement de faire marcher une machine sur deux jambes. Il faut qu’elle comprenne son environnement, adapte ses mouvements, évite les obstacles, manipule des objets et recommence plusieurs milliers de fois sans devenir un cauchemar de maintenance.
Les essais de TianGong rappellent d’ailleurs que nous n’en sommes pas encore totalement là : lors des entraînements, des robots sont tombés et certaines pièces ont cassé.
C’est précisément pourquoi la progression chinoise mérite attention. La Chine dispose simultanément de capacités industrielles, d’une chaîne d’approvisionnement robotique, de capitaux et d’un immense terrain d’expérimentation manufacturier.
Et les usines marocaines ?
Pour le Maroc, le sujet n’a rien d’exotique. Automobile, aéronautique, textile, électronique, agro-industrie et logistique constituent désormais des piliers de son modèle industriel.
Pendant longtemps, la robotisation signifiait essentiellement bras mécaniques enfermés derrière des protections et effectuant des gestes répétitifs.
L’humanoïde promet autre chose : une machine capable de travailler dans des espaces initialement conçus pour l’être humain. Escaliers, portes, rayonnages, outils, cartons, chariots : notre environnement industriel est construit autour de notre morphologie.
C’est précisément l’avantage théorique de l’humanoïde.
La question pour Tanger, Kénitra, Casablanca ou les futurs écosystèmes industriels marocains n’est donc pas : quand un robot chinois battra-t-il encore un record sportif ?
Elle est beaucoup plus concrète : à partir de quel prix deviendra-t-il moins coûteux de lui confier certaines tâches dans une usine marocaine ?
Ce jour-là, le véritable 100 mètres commencera.
Pendant longtemps, la robotisation signifiait essentiellement bras mécaniques enfermés derrière des protections et effectuant des gestes répétitifs.
L’humanoïde promet autre chose : une machine capable de travailler dans des espaces initialement conçus pour l’être humain. Escaliers, portes, rayonnages, outils, cartons, chariots : notre environnement industriel est construit autour de notre morphologie.
C’est précisément l’avantage théorique de l’humanoïde.
La question pour Tanger, Kénitra, Casablanca ou les futurs écosystèmes industriels marocains n’est donc pas : quand un robot chinois battra-t-il encore un record sportif ?
Elle est beaucoup plus concrète : à partir de quel prix deviendra-t-il moins coûteux de lui confier certaines tâches dans une usine marocaine ?
Ce jour-là, le véritable 100 mètres commencera.












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