Le rideau s'est levé mardi 27 octobre au Théâtre national Mohammed V de Rabat sur une nouvelle édition du Festival Jassad. Organisée par la troupe Théâtre Aquarium, cette manifestation culturelle rassemble des artistes du Maroc, d'Égypte, de France, d'Espagne et de Grèce autour d'une ambition commune : faire entendre les voix féminines dans un univers théâtral où leur contribution mérite une visibilité accrue.
La cérémonie d'ouverture a notamment été marquée par un hommage à la comédienne et chercheuse marocaine Amal Benhadou, ancienne lauréate de l'Institut supérieur d'art dramatique et d'animation culturelle (ISADAC). Son parcours artistique entre le Maroc et la France a été salué pour son engagement en faveur de la création et de la transmission des savoirs théâtraux.
Une ouverture égyptienne entre émotion et tension dramatique
Le public a découvert, lors de cette première soirée, la pièce égyptienne « Bonne nuit, maman », présentée par la troupe Nour et mise en scène par Nour Ismaïl.
Adaptée d'une œuvre de la dramaturge américaine Marsha Norman, cette création explore les relations complexes entre une mère et sa fille, confrontées à une profonde détresse psychologique.
À travers un décor volontairement déroutant et une interprétation centrée sur les gestes et les mouvements, le spectacle plonge les spectateurs dans un univers familial marqué par les tensions, les souvenirs douloureux et l'incommunicabilité.
Cette proposition artistique donne le ton d'une édition où le théâtre dépasse le simple divertissement pour interroger les émotions humaines et les réalités sociales.
Six spectacles pour explorer différentes visions du théâtre
Pendant quatre jours, Jassad propose six créations théâtrales issues de cinq pays, offrant au public une diversité de styles et de sensibilités.
La programmation comprend notamment « Funérailles des roses », création marocaine mise en scène par Imane Jaafari, qui explore les relations humaines autour d'une comédienne en fin de vie.
La compagnie espagnole Ekléctika présente, de son côté, « Yo soy gente rara », sous la direction de Lola Botello.
Le programme se poursuit avec la création grecque « Ulrike – Lettres du pavillon mort », inspirée des écrits d'Ulrike Meinhof durant sa détention, ainsi qu'avec « Iqtibas », une production française signée Sarah M., mêlant théâtre, danse et musique autour d'une histoire d'amour bouleversée par un séisme au Maroc.
La clôture, prévue vendredi 30 octobre, sera marquée par la présentation de « Dialy », une création de Naïma Zitan.
Un espace de réflexion sur la place des femmes dans le théâtre
Au-delà des représentations, le festival entend favoriser les échanges entre professionnelles de la scène.
Une rencontre consacrée aux femmes metteuses en scène permet d'aborder les difficultés rencontrées dans le métier, notamment les conditions de production, les obstacles à la création et les questions liées à la censure.
Un colloque intitulé « La critique théâtrale au féminin » vient enrichir cette réflexion, tandis qu'une masterclass animée par la comédienne et chercheuse Mouna Belghali met l'accent sur la transmission des pratiques artistiques.
Pour Naïma Zitan, directrice du festival et fondatrice du Théâtre Aquarium, le théâtre constitue un espace essentiel de dialogue et de questionnement social.
À travers cette quatrième édition, Jassad poursuit ainsi son engagement en faveur d'une scène plus ouverte aux regards féminins, tout en renforçant les échanges entre artistes marocaines et internationales. Une démarche qui contribue à inscrire davantage Rabat dans les réseaux de la création théâtrale contemporaine.
La cérémonie d'ouverture a notamment été marquée par un hommage à la comédienne et chercheuse marocaine Amal Benhadou, ancienne lauréate de l'Institut supérieur d'art dramatique et d'animation culturelle (ISADAC). Son parcours artistique entre le Maroc et la France a été salué pour son engagement en faveur de la création et de la transmission des savoirs théâtraux.
Une ouverture égyptienne entre émotion et tension dramatique
Le public a découvert, lors de cette première soirée, la pièce égyptienne « Bonne nuit, maman », présentée par la troupe Nour et mise en scène par Nour Ismaïl.
Adaptée d'une œuvre de la dramaturge américaine Marsha Norman, cette création explore les relations complexes entre une mère et sa fille, confrontées à une profonde détresse psychologique.
À travers un décor volontairement déroutant et une interprétation centrée sur les gestes et les mouvements, le spectacle plonge les spectateurs dans un univers familial marqué par les tensions, les souvenirs douloureux et l'incommunicabilité.
Cette proposition artistique donne le ton d'une édition où le théâtre dépasse le simple divertissement pour interroger les émotions humaines et les réalités sociales.
Six spectacles pour explorer différentes visions du théâtre
Pendant quatre jours, Jassad propose six créations théâtrales issues de cinq pays, offrant au public une diversité de styles et de sensibilités.
La programmation comprend notamment « Funérailles des roses », création marocaine mise en scène par Imane Jaafari, qui explore les relations humaines autour d'une comédienne en fin de vie.
La compagnie espagnole Ekléctika présente, de son côté, « Yo soy gente rara », sous la direction de Lola Botello.
Le programme se poursuit avec la création grecque « Ulrike – Lettres du pavillon mort », inspirée des écrits d'Ulrike Meinhof durant sa détention, ainsi qu'avec « Iqtibas », une production française signée Sarah M., mêlant théâtre, danse et musique autour d'une histoire d'amour bouleversée par un séisme au Maroc.
La clôture, prévue vendredi 30 octobre, sera marquée par la présentation de « Dialy », une création de Naïma Zitan.
Un espace de réflexion sur la place des femmes dans le théâtre
Au-delà des représentations, le festival entend favoriser les échanges entre professionnelles de la scène.
Une rencontre consacrée aux femmes metteuses en scène permet d'aborder les difficultés rencontrées dans le métier, notamment les conditions de production, les obstacles à la création et les questions liées à la censure.
Un colloque intitulé « La critique théâtrale au féminin » vient enrichir cette réflexion, tandis qu'une masterclass animée par la comédienne et chercheuse Mouna Belghali met l'accent sur la transmission des pratiques artistiques.
Pour Naïma Zitan, directrice du festival et fondatrice du Théâtre Aquarium, le théâtre constitue un espace essentiel de dialogue et de questionnement social.
À travers cette quatrième édition, Jassad poursuit ainsi son engagement en faveur d'une scène plus ouverte aux regards féminins, tout en renforçant les échanges entre artistes marocaines et internationales. Une démarche qui contribue à inscrire davantage Rabat dans les réseaux de la création théâtrale contemporaine.












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