Un recul mesuré de l’indice principal
La Bourse de Casablanca a terminé la séance du mercredi 7 janvier sur une note négative. L’indice MASI a enregistré un recul de 0,56 %, pour s’établir à 19 445,46 points. Une baisse contenue, qui intervient après plusieurs séances de progression et s’inscrit davantage dans une logique d’ajustement que dans un mouvement de correction brutale.
Sur le marché, les opérateurs ont surtout cherché à sécuriser leurs gains récents. Cette prudence n’a rien d’inhabituel en début d’année, période souvent propice à des arbitrages rapides, notamment sur les valeurs ayant fortement progressé les jours précédents. Le signal envoyé par l’indice reste donc nuancé : le marché marque une pause, sans céder à la panique.
L’industrie agricole sous pression
Sur le plan sectoriel, l’industrie agricole a enregistré la plus forte baisse de la séance, avec un repli de 3,13 %. Un mouvement qui a pesé sur la performance globale du marché, en raison du poids de certaines valeurs du compartiment.
Dans ce sillage, Bank of Africa a accusé la baisse la plus marquée parmi les grandes capitalisations, cédant 4,95 % pour clôturer à 220 dirhams. Cash Plus a également reculé de 3,13 % à 308 dirhams, tout comme CMGP Group, en baisse de 3,13 % à 390,40 dirhams.
Ces replis traduisent moins une remise en cause des fondamentaux qu’un mouvement de prises de bénéfices, dans un contexte où les investisseurs restent attentifs à l’évolution des marges et aux perspectives sectorielles à court terme.
Les holdings tirent leur épingle du jeu
À contre-courant de la tendance générale, le secteur des sociétés de portefeuilles et holdings s’est distingué comme le plus performant de la séance, affichant une progression de 3,03 %. Une performance qui confirme l’attrait persistant de certaines valeurs jugées résilientes.
Salafin a signé la meilleure hausse de la journée, avec une progression de plus de 6 %, pour atteindre 592,10 dirhams. Elle est suivie de près par Zellidja, en hausse de 5,98 % à 243,75 dirhams, et par Promopharm, qui a gagné 5,93 % pour s’établir à 1 483 dirhams.
Ces performances rappellent que, même lors des séances de repli, le marché casablancais reste sélectif, récompensant les valeurs perçues comme solides ou offrant des perspectives attractives.
Des volumes soutenus malgré le repli
Fait notable de la séance, les échanges sur le marché central ont totalisé plus de 496,56 millions de dirhams. Un niveau d’activité soutenu, qui témoigne d’un intérêt toujours marqué pour les actions cotées, malgré le recul de l’indice principal.
Ce volume traduit une présence active des investisseurs, institutionnels comme particuliers, et confirme que la liquidité demeure correcte. Pour de nombreux observateurs, cette combinaison baisse modérée de l’indice et volumes élevés est souvent interprétée comme un signe de marché en phase de consolidation plutôt qu’en situation de fragilité.
Une respiration plus qu’un signal d’alerte
Au-delà des chiffres, la séance du 7 janvier s’apparente davantage à une respiration du marché qu’à un signal d’alerte. Après un début d’année dynamique, ce repli rappelle que la Bourse de Casablanca évolue par cycles, alternant phases d’optimisme et moments de prudence.
Pour les investisseurs marocains, notamment les plus jeunes générations qui s’intéressent de plus en plus aux placements financiers, cette séance offre une leçon simple : le recul fait partie intégrante de la vie des marchés. L’essentiel reste la lecture globale des tendances et la capacité à distinguer les ajustements techniques des véritables retournements.
La séance du mercredi 7 janvier confirme ainsi que le marché boursier marocain continue d’évoluer dans un cadre maîtrisé. Le recul du MASI, bien que réel, s’inscrit dans une dynamique plus large où la sélectivité et la discipline des investisseurs jouent un rôle central. Une réalité qui, loin d’affaiblir la place casablancaise, souligne sa maturité progressive.












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