L’intervention intempestive du président des États-Unis auprès du président de la FIFA en faveur d’un joueur américain sous sanction ne saurait être isolée.
Ce qui me heurte, et qui devrait nous interpeller, ce sont autant de signes observés sur le terrain.
Le cynisme d’un arbitrage à géométrie variable est une source de préoccupation légitime.
Comment, en effet, ne pas s’indigner devant cette cécité sélective qui épargne certaines nations, alors qu’elle frappe avec une sévérité toute particulière nos Lions, notamment par cette pluie de cartons jaunes distribuée face au Canada, ou encore lors de cette rencontre particulièrement éprouvante face à ce qu'il est convenu de nommer « la France de la diversité » ; une confrontation où, par-delà la composition de l'équipe adverse, c'est l'arbitrage lui-même qui, par ses décisions inintelligibles, a semblé altérer la loyauté du jeu.
Ce deux poids, deux mesures n’est pas qu’une simple erreur technique ; il est le symptôme d’une volonté persistante d’orienter le destin des compétitions par des biais qui ignorent le principe d'équité.
Il faut, du reste, prendre un peu de hauteur.
Une géographie de la victoire qui, jusqu’ici, a paru immuable. Mais pourquoi devrions-nous accepter cette fatalité comme un dogme infranchissable ?
Le Maroc, en atteignant ce quart de finale, ne fait pas que jouer un match : il ébranle les fondations d'un ordre établi, là où la hiérarchie des nations tend à se cristalliser au détriment du mérite pur.
À la veille de ce choc face à la France, gardons-nous de céder a la désillusion que distillent ces théories du complot permanentes. Si le système est vicié par des influences et des pressions que l’on devine, le seul rempart reste l’excellence.
La détermination, la tactique et le génie de notre coach national Mohamed Ouahbi , qui a mené nos jeunes au zénith du titre de champion du monde U20 au Chili en 2025, après une finale mémorable remportée face à l’Argentine ainsi que le talent de nos joueurs, sont nos seules armes légitimes face à ce cynisme.
Que ce match soit, par-delà les arrières-pensées de coulisses, le moment où l’ambition d’un continent force les portes de l’histoire. Le terrain, et lui seul, devra avoir le dernier mot.
Par Omar Hasnaoui : Président, Fondateur de la Fondation Helios pour le dialogue stratégique.












L'accueil




Coupe du monde 2026 : les ultimes fantasmes cauchemardesques de Tibboune











