Un accord qui met fin à une escalade protectionniste
Cet accord vient clore une période de bras de fer commercial engagée l’an dernier. En 2025, l’administration Trump avait imposé des droits de douane dits « réciproques » de 25 % sur l’ensemble des produits indiens, dans le cadre d’une offensive protectionniste plus large visant plusieurs partenaires des États-Unis.
La situation s’était encore durcie en août, avec l’ajout d’une surtaxe supplémentaire de 25 % sur de nombreux produits indiens. En cause : les importations de pétrole russe par l’Inde, jugées incompatibles avec la stratégie énergétique et géopolitique américaine.
L’accord annoncé lundi met officiellement fin à cette surtaxe, ouvrant la voie à une normalisation des échanges commerciaux entre les deux pays.
Washington exige plus d’achats américains
Donald Trump n’a pas caché ce qu’il attendait en retour. Selon ses déclarations, l’Inde s’est engagée à acheter davantage de pétrole américain, et potentiellement du pétrole vénézuélien, désormais sous contrôle de Washington après l’opération militaire ayant conduit à la capture de l’ex-président Nicolas Maduro.
Le président américain affirme également que New Delhi va réduire à zéro ses barrières douanières et réglementaires sur les produits américains. Un engagement fort, qui concerne aussi bien l’énergie que l’agriculture, l’industrie et certains biens technologiques. Trump évoque même un volume spectaculaire : plus de 500 milliards de dollars d’achats de produits américains par l’Inde à moyen terme. Un chiffre ambitieux, présenté comme une victoire majeure pour l’économie américaine et pour l’emploi aux États-Unis.
Un partenariat stratégique sous surveillance
Pour l’Inde, cet accord permet de retrouver un accès plus favorable au marché américain, l’un de ses principaux débouchés commerciaux. Il offre aussi une marge de manœuvre diplomatique à Narendra Modi, pris entre ses partenariats énergétiques traditionnels et la pression croissante de Washington.
Sur le plan international, cet accord est perçu comme un signal politique fort. Il confirme la volonté de Donald Trump d’utiliser les droits de douane comme outil de négociation directe, tout en renforçant les liens avec des partenaires clés dans un contexte mondial instable.
Reste une zone d’ombre : les modalités concrètes de mise en œuvre. Les calendriers, les secteurs réellement concernés et les mécanismes de contrôle n’ont pas encore été détaillés, laissant place à des interrogations chez les acteurs économiques.
Cet accord marque un tournant dans les relations économiques entre Washington et New Delhi, après une période de tensions marquée. La vraie question est désormais de savoir si les engagements annoncés se traduiront rapidement dans les faits, ou s’ils resteront un levier politique de plus dans la stratégie commerciale de Donald Trump.












L'accueil















