L'ODJ Média

lodj





Après le Venezuela, une intervention américaine en Iran !?


Rédigé par le Lundi 16 Février 2026

Sur la table des négociations les Iraniens ont proposé l'option d'un allègement de leur programme nucléaire contre une levée des sanctions américaines.



Téhéran dans le collimateur de Trump après le Venezuela ?

Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Mar-a-Lago, en Floride, le 29 décembre 2025 ( AFP / Jim WATSON )
Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Mar-a-Lago, en Floride, le 29 décembre 2025 ( AFP / Jim WATSON )
Faut-il croire Donald Trump quand il déclare à Netanyahu que les négociations sur le nucléaire iranien doivent se poursuivre !?

Lors de la sixième visite de Benjamin Netanyahu aux États-Unis depuis le retour au pouvoir de Donald Trump., ce dernier a déclaré qu'il insistait pour que les négociations avec l'Iran se poursuivent lors d'une réunion avec le Premier ministre israélien  mais a averti qu'il pourrait prendre des mesures contre Téhéran si aucun accord nucléaire n'était conclu.  

La visite de Netanyahu  mercredi dernier marque son sixième voyage aux États-Unis depuis le retour au pouvoir de Trump, soit plus que tout autre dirigeant mondial.
 
La visite de Netanyahu  mercredi dernier marquait son sixième voyage aux États-Unis depuis le retour au pouvoir de Trump, soit plus que tout autre dirigeant mondial. Les deux dirigeants se sont rencontrés à la Maison Blanche alors que les tensions continuent de monter au Moyen-Orient et que les négociations s'intensifient pour freiner le programme d'armement nucléaire iranien.

Netanyahu devait faire pression sur Trump pour qu'il conclue un accord qui non seulement mettrait fin à l'enrichissement d'uranium par l'Iran, mais réduirait également son programme de missiles balistiques et son soutien à des groupes tels que le Hamas et le Hezbollah.
 
La pleine illustration de la mauvaise fois de l'administration américaine est qu'au début du bras de fer avec les Mollahs,  ils prétendaient vouloir venir en aide aux manifestants victimes de la répression du régime, et avaient menacé d'intervenir sauf qu'aujourd'hui il n'est plus question que du nucléaire . !

L'Iran a laissé entendre qu'il était prêt à limiter son programme nucléaire en échange d'un allégement des sanctions, mais a rejeté les autres demandes.
 
 Trump menace d'intervenir ,  sept mois après les frappes américaines et israéliennes sur les installations nucléaires iraniennes de Natanz , Ispahan et Fordo .

Les dirigeants ont discuté pendant près de trois heures lors d'une réunion inhabituellement discrète, au cours de laquelle Netanyahu est arrivé par une entrée latérale, à l'abri des caméras  , Trump n'ayant pas tenu de conférence de presse avec lui après la rencontre.

En conclusion , la pleine illustration de la mauvaise fois de l'administration américaine est qu'au début du bras de fer avec les Mollahs,  ils prétendaient vouloir venir en aide aux manifestants victimes de la répression du régime, et avaient menacé d'intervenir sauf qu'aujourd'hui il n'est plus question que du nucléaire . !
 
En attendant, sur la table des négociations les Iraniens ont proposé l'option d'un allègement de leur programme nucléaire contre une levée des sanctions américaines.

L'Iran est prêt à "toute vérification" du caractère pacifique de son programme nucléaire, affirme son président

L'Iran est prêt à "toute vérification" du caractère pacifique de son programme nucléaire, affirme son président Massoud Pezeshkian a toutefois assuré que son pays ne "cédera pas aux demandes excessives" durant les négociations avec les Etats-Unis, qui ont repris à Oman.

"Nous ne cherchons pas à nous doter de l'arme nucléaire. Nous l'avons déclaré à maintes reprises", a insisté Massoud Pezeshkian à l'occasion du 47ème anniversaire de la Révolution islamique ,  alors que l'Iran a repris les négociations avec les Etats-Unis, sept mois après les frappes américaines et israéliennes sur les installations nucléaires iraniennes de Natanz , Ispahan et Fordo .

L'Iran, qui veut limiter les discussions à la question nucléaire, défend son droit à l'enrichissement de l'uranium, notamment pour l'énergie. Téhéran "ne cédera pas devant une agression, mais nous continuons le dialogue de toutes nos forces avec les pays voisins afin d'instaurer la paix et la tranquillité dans la région", a promis le président iranien, lors d'un discours sur la place Azadi.

L'événement était protégé par un important dispositif de sécurité, un mois après les manifestations massives contre le pouvoir. Face à la répression sanglante de la contestation, Donald Trump avait menacé de mener de nouvelles frappes contre la République islamique .

Outre le volet nucléaire, les Etats-Unis veulent inclure dans les négociations la limitation des capacités balistiques et l'arrêt du soutien à des groupes armés hostiles à Israël, comme les rebelles houthis du Yémen, le mouvement islamiste libanais Hezbollah ou le Hamas palestinien.

Des célébrations plus que jamais particulières pour l'anniversaire de la Révolution islamique 

L'Iran célébrait mercredi 11 février le 47e anniversaire de la Révolution islamique de 1979. À la lumière des récentes manifestations réprimées dans le sang, le régime voulait transformer cette journée comme vitrine politique , une démonstration de force, malgré les menaces d'intervention américaines et les condamnations internationales.

Par ailleurs, des observateurs estiment que la participation de manifestants à de grandes célébrations populaires est "monnayée" par Téhéran, comme l'obtention d'une grâce pour des prisonniers.

Des manifestations rémunérées ?

Mais, cette année, et peut-être encore plus que les précédentes, le régime voulait montrer les muscles et faire de cette célébration une vitrine à l'adresse de l'Occident. Et ce ,  pour plusieurs raisons. D'abord pour montrer qu'il tient bon, bien qu'on le dise fragilisé,

Téhéran va donner l'illusion d'une unité nationale, à grand renfort d'images, de foules diffusées sur tous les médias d'État. Les opposants en exil sont ainsi persuadés que le régime monnaie la participation de celles et ceux qui s'affichent comme des partisans.


"Mort à l'Amérique" ,  "Mort à Israël" !

Outre les traditionnels slogans "Mort à l'Amérique" ou "Mort à Israël", le régime ira-t-il jusqu'à exposer des missiles balistiques et des drones Shahed fabriqués en Iran ? On sait que les autorités iraniennes ne reculent devant rien.

Selon Dadban , un collectif d'avocats iraniens qui opère depuis l'étranger, plusieurs familles de manifestants arrêtées en janvier ont été invitées à participer aux commémorations, en échange de quoi elles pourraient obtenir une grâce ou une mesure de clémence pour leurs proches.

Nouvelles arrestations 

À quelques heures de ces célébrations, les Gardiens de la Révolution avaient arrêté plusieurs personnalités du camp réformateur.  Parmi elles, la secrétaire générale et le porte-parole du Front des réformateurs , qui agrège 27 factions différentes . Des arrestations destinées à étouffer les critiques concernant la gestion des manifestations par les services de sécurité iraniens.

Azar Mansouri avait ainsi condamné ouvertement la répression impitoyable du régime: "De tout notre être, nous exprimons notre dégoût et notre colère envers ceux qui ont plongé la jeunesse de ce pays dans la mort et le sang" avait-elle écrit sur son compte Instagram, début février.

Celle qui fut conseillère de l'ancien président réformateur Mohammad Khatami avait déjà été arrêtée après les manifestations de 2009 et condamnée à trois ans de prison. Son interpellation, le 7 février, est intervenue en même temps que celle de Javad Emam, autre figure du camp réformateur , un proche de Mir Hossein Moussavi , l'ancien Premier ministre iranien assigné à résidence depuis 2011.


La liste des motifs énoncés par le parquet de Téhéran pour justifier leur arrestation est longue : ils sont accusés de "porter atteinte à l’unité nationale, de prendre position contre la Constitution, d'inciter à la reddition, de pervertir des groupes politiques et de créer des mécanismes subversifs clandestins". Ce à quoi il faut ajouter également : "avoir agi de concert avec les États-Unis et Israël".

Pour une militante pro -démocratie iranienne, cette vague d'arrestations démontre la panique qui s'est emparée du régime, tiraillé par des dissensions internes et où tout le monde se méfie de tout le monde. Le camp dit réformateur avait largement soutenu l'actuel président Massoud Pezechkian lors de sa campagne en 2024.

Au moment où l'Iran et les Etats-Unis doivent reprendre leurs pourparlers sur le nucléaire iranien cette semaine à Genève , sur la table des négociations les Iraniens ont proposé l'option d'un allègement de leur programme nucléaire contre une levée des sanctions américaines.

Pour terminer, après l'opération commando au Venezuela,  avec les grosses pressions de Tel-Aviv, Donald Trump ira-t-il jusqu'à déclencher une intervention à Téhéran, afin de renverser le régime iranien !?

Si oui , quels scénarios pour le jour d'après ? Réponse dans les prochains jours.

Avec AFP





Hafid Fassi fihri
Hafid Fassi Fihri est un journaliste atypique , un personnage hors-normes . Ce qu'il affectionne,... En savoir plus sur cet auteur
Lundi 16 Février 2026


Dans la même rubrique :
< >

Dimanche 15 Février 2026 - 19:25 Touchez pas à ma pharmacie svp !

Breaking news | Plume IA | Communiqué de presse | Gaming | Eco Business | Digital & Tech | Santé & Bien être | Lifestyle | Culture & Musique & Loisir | Sport | Auto-moto | Room | L'ODJ Podcasts - 8éme jour | Les dernières émissions de L'ODJ TV | Last Conférences & Reportages | Bookcase | LODJ Média | Avatar IA Live


Bannière Réseaux Sociaux



Bannière Lodj DJ






LODJ24 TV
آخر الأخبار
جاري تحميل الأخبار...
BREAKING NEWS
📰 Chargement des actualités...

Inscription à la newsletter

Plus d'informations sur cette page : https://www.lodj.ma/CGU_a46.html
















Vos contributions
LODJ Vidéo