L'Auto-Moto Morocco Fashion Week a réuni à Casablanca des univers qui, à première vue, n'avaient pas grand-chose à se dire. L'automobile évoque la vitesse, la technologie et la puissance mécanique. La haute couture marocaine renvoie au geste lent, au savoir-faire, à la précision presque intime de la broderie et de la coupe.
Et pourtant, le rapprochement n'est pas absurde. Dans les deux cas, il est question de désir, de lignes, de matières, de statut et d'identité. Une voiture n'est jamais seulement un moyen de transport. Un caftan n'est jamais seulement un vêtement. Tous deux deviennent des récits que l'on porte ou que l'on conduit.
L'événement a offert à Casablanca une scène spectaculaire, avec des marques automobiles, des créateurs, des invités internationaux et une présence assumée sur les réseaux sociaux. Cela participe à l'image d'une ville capable de produire des rendez-vous hybrides, plus proches des grands formats internationaux.
Il faudra toutefois éviter que l'exercice ne reste une simple juxtaposition d'objets luxueux. La vraie force d'un tel événement serait de valoriser les designers marocains, les artisans, les jeunes créateurs, les métiers de la carrosserie, du textile, de la communication visuelle et de l'événementiel.
Le Maroc a déjà des savoir-faire. Il lui manque parfois l'audace de les faire dialoguer. À Casablanca, le caftan et le moteur ont tenté l'expérience. Le résultat est insolite, mais pas si incohérent.
Et pourtant, le rapprochement n'est pas absurde. Dans les deux cas, il est question de désir, de lignes, de matières, de statut et d'identité. Une voiture n'est jamais seulement un moyen de transport. Un caftan n'est jamais seulement un vêtement. Tous deux deviennent des récits que l'on porte ou que l'on conduit.
Une vitrine, mais pour quelle ambition ?
L'événement a offert à Casablanca une scène spectaculaire, avec des marques automobiles, des créateurs, des invités internationaux et une présence assumée sur les réseaux sociaux. Cela participe à l'image d'une ville capable de produire des rendez-vous hybrides, plus proches des grands formats internationaux.
Il faudra toutefois éviter que l'exercice ne reste une simple juxtaposition d'objets luxueux. La vraie force d'un tel événement serait de valoriser les designers marocains, les artisans, les jeunes créateurs, les métiers de la carrosserie, du textile, de la communication visuelle et de l'événementiel.
Le Maroc a déjà des savoir-faire. Il lui manque parfois l'audace de les faire dialoguer. À Casablanca, le caftan et le moteur ont tenté l'expérience. Le résultat est insolite, mais pas si incohérent.












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