L'ODJ Média

Portail L'ODJ Média



Bourse de Casablanca : Amine Maamri remet la liquidité au centre


Rédigé par Lycha Jaimssy MBELE le Mardi 10 Février 2026

La Bourse de Casablanca a franchi en 2025 un seuil hautement symbolique : plus de 1 000 milliards de dirhams de capitalisation. Une performance qui confirme le retour d’une dynamique positive sur le marché des capitaux marocain. Mais pour Amine Maamri, président de l’Association professionnelle des sociétés de Bourse (APSB), l’essentiel ne se joue pas uniquement dans les chiffres. La liquidité, encore insuffisante, reste le véritable test de maturité du marché.



La progression de la place casablancaise est indéniable. Portée par la bonne tenue des grandes capitalisations et par un regain d’intérêt des investisseurs, la capitalisation boursière a dépassé un cap historique, traduisant une confiance retrouvée dans le marché financier marocain. Les volumes de transactions ont également progressé, confirmant un retour progressif de l’activité après plusieurs exercices marqués par la prudence et l’attentisme.
 

Pour autant, Amine Maamri invite à une lecture plus exigeante de cette performance. « La Bourse ne se mesure pas uniquement à sa stabilité, mais à sa capacité à créer des mouvements, générer de la liquidité et attirer de nouveaux investisseurs », souligne-t-il. Une phrase qui résume bien l’enjeu actuel : au-delà de la valorisation, c’est la fluidité du marché qui conditionne sa crédibilité et son rôle dans le financement de l’économie nationale.


La liquidité, un levier encore fragile

La liquidité reste en effet un enjeu stratégique majeur. Elle détermine la facilité d’entrée et de sortie des investisseurs, la qualité de la formation des prix et, plus largement, le niveau de confiance accordé au marché. Des progrès ont été réalisés ces dernières années, notamment grâce à l’augmentation des échanges et au retour des introductions en Bourse. Mais la profondeur du marché demeure limitée, et la concentration des transactions sur un nombre restreint de valeurs reste une réalité.
 

Le président de l’APSB ne nie pas les avancées, mais reconnaît que des défis persistent, notamment en matière de diversification des instruments financiers et d’élargissement de la base des investisseurs. Cette situation appelle, selon lui, à une mobilisation collective des acteurs publics et privés pour renforcer le rôle du marché des capitaux comme moteur de financement et d’innovation.


Moderniser pour élargir la base des investisseurs

Dans cette perspective, Amine Maamri met en avant les grandes tendances qui façonnent aujourd’hui les marchés financiers à l’échelle internationale : la digitalisation, la finance durable et l’intégration régionale. Pour la place casablancaise, l’objectif est clair : moderniser les instruments financiers, renforcer son attractivité et consolider le positionnement du Maroc comme hub régional et africain.
 

Les échanges récents autour du développement de nouveaux produits – tels que le marché à terme, le prêt-emprunt de titres ou encore les ETF – s’inscrivent dans cette logique. Ces outils sont perçus comme des leviers essentiels pour diversifier l’offre, dynamiser la liquidité et attirer de nouveaux profils d’investisseurs, notamment les jeunes et les institutionnels étrangers.


Le franchissement du seuil des 1 000 milliards de dirhams constitue une étape structurante pour la Bourse de Casablanca. Mais comme le rappelle Amine Maamri, la solidité d’un marché ne se mesure pas uniquement à sa taille. Elle repose sur sa capacité à être liquide, inclusif et utile à l’économie réelle. Le défi est désormais de transformer cette performance chiffrée en un marché plus profond, plus ouvert et durablement au service du développement économique du Maroc.






Mardi 10 Février 2026

Breaking news | Analyses & Finance & Bourse | Plume IA | Communiqué de presse | Gaming | Eco Business | Digital & Tech | Santé & Bien être | Lifestyle | Culture & Musique & Loisir | Sport | Auto-moto | Room | L'ODJ Podcasts - 8éme jour | Les dernières émissions de L'ODJ TV | Last Conférences & Reportages | Bookcase | LODJ Média | Avatar IA Live


Avertissement : Ces analyses sont fournies à titre purement informatif et ne constitue en aucun cas un conseil en investissement. Elle a été réalisée par la rédaction de L'ODJ Média, sur la base des données publiées par la société et des tendances du marché. Les investisseurs sont invités à effectuer leurs propres recherches et à consulter des experts financiers avant toute prise de décision.


Bannière Lodj DJ

Bannière Réseaux Sociaux




News Finance & Bourse

Inscription à la newsletter

Plus d'informations sur cette page : https://www.lodj.ma/CGU_a46.html

Last publication

Parution de L'Eco Business du 09 février 2026

Et si on écoutait la cour des comptes

Ce numéro d'Eco Business du 09-02-2026, analyse le rapport annuel de la Cour des comptes marocaine pour la période 2024-2025. Il met en lumière le passage d'une surveillance théorique à une application rigoureuse des sanctions financières contre les gestionnaires publics défaillants. Les articles examinent des problématiques structurelles telles que les inégalités territoriales, la gestion des ressources naturelles et les réformes de la santé. L'objectif est de démontrer que la prospérité économique du pays dépend désormais de la qualité du pilotage institutionnel plutôt que des seuls budgets engagés. En soulignant le décalage entre les ambitions politiques et les résultats concrets, la publication appelle à une gouvernance plus transparente et efficace. Ce document sert ainsi d'outil stratégique pour transformer l'effort public en un levier de croissance durable et crédible.


À feuilleter en ligne sans modération, la version PDF à télécharger ci-dessus







Vos contributions
LODJ Vidéo