Certaines grandes capitalisations ont ainsi été sous pression, accentuant la tendance baissière de l’indice. Pour les analystes, cette correction pourrait néanmoins rester technique si les fondamentaux des entreprises cotées continuent de se maintenir. Dans ce contexte, les investisseurs restent attentifs aux prochaines publications financières et aux signaux macroéconomiques susceptibles d’influencer l’orientation du marché.
Un début de semaine marqué par la panique
La semaine a débuté par un véritable choc sur la place casablancaise. Dès la séance du lundi 2 mars, les marchés ont réagi à l’escalade des tensions au Moyen-Orient, notamment après des frappes militaires impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran. Cette situation a immédiatement ravivé les craintes d’un choc énergétique mondial et d’un ralentissement économique.
Dans ce contexte, les investisseurs ont massivement réduit leur exposition aux actifs risqués. L’indice MASI a ainsi accusé une chute brutale de plus de 4 % dès le premier jour de la semaine, entraînant l’ensemble des compartiments du marché dans le rouge.
Les valeurs immobilières, industrielles et énergétiques ont été particulièrement touchées, illustrant la sensibilité de certains secteurs aux fluctuations macroéconomiques internationales.
Un rebond technique au milieu de la semaine
Après ce début de semaine très négatif, le marché a toutefois tenté de se stabiliser. Les séances des 4 et 5 mars ont été marquées par un rebond significatif, porté par des achats opportunistes et un repositionnement de certains investisseurs.
Le jeudi 5 mars, le MASI a enregistré l’une des plus fortes progressions quotidiennes de l’année, bondissant de 4,18 % pour atteindre 17.351 points. Ce sursaut a été soutenu par plusieurs grandes capitalisations, notamment dans les secteurs bancaire et logistique.
Mais ce rebond est resté fragile. La prudence des opérateurs est rapidement revenue face à l’incertitude géopolitique et aux perspectives économiques mondiales encore floues.
Une fin de semaine à nouveau orientée à la baisse
La séance du vendredi 6 mars a confirmé cette prudence. Le MASI a terminé la journée en repli de 1,46 %, ramenant l’indice à 17.097 points, tandis que le MASI 20 a également reculé de 1,30 %.
Le volume global des transactions s’est établi autour de 768 millions de dirhams, dominé notamment par des valeurs comme TGCC, Attijariwafa Bank ou encore Marsa Maroc.
Au niveau des performances individuelles, plusieurs valeurs ont subi de fortes corrections. Parmi les plus fortes baisses de la semaine figurent notamment Jet Contractors (-15,77 %), Alliances (-14,31 %) ou encore Résidences Dar Saada (-13,1 %).
À l’inverse, certaines valeurs ont réussi à tirer leur épingle du jeu. Des hausses notables ont été observées sur BMCI (+6 %), Addoha (+5,3 %) ou encore Involys (+4,17 %).
Des facteurs externes qui pèsent sur la cote
Au-delà des mouvements techniques du marché, la semaine a également été influencée par plusieurs variables macroéconomiques. La hausse des prix de l’énergie et la remontée du dollar ont alimenté les inquiétudes sur l’inflation importée et les perspectives de croissance.
Pour certaines entreprises marocaines cotées, ces facteurs peuvent avoir un impact direct sur leurs coûts ou leurs revenus, notamment pour celles exposées aux matières premières ou aux devises étrangères.
Une volatilité appelée à durer ?
Cette semaine agitée rappelle la sensibilité de la Bourse de Casablanca aux chocs externes. Même si les fondamentaux des entreprises marocaines restent jugés solides par les analystes, l’environnement international pourrait continuer à générer de fortes fluctuations.
Dans les prochaines semaines, les investisseurs suivront de près l’évolution de la situation géopolitique, les marchés de l’énergie et la politique monétaire internationale. Autant de facteurs qui pourraient continuer à influencer l’orientation de la place casablancaise.
Pour l’instant, une chose est certaine : la semaine du 2 au 6 mars aura marqué un retour brutal de la volatilité sur la Bourse de Casablanca, rappelant que même les marchés émergents les plus solides restent étroitement connectés aux turbulences du monde.












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