Des marges budgétaires à utiliser efficacement
Les finances publiques marocaines affichent une amélioration notable au terme des neuf premiers mois de 2026. Selon les données publiées par le ministère de l'Économie, des Finances et de la Performance publique, les recettes nettes des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux ont augmenté de 14,8 % par rapport à fin septembre 2025.
Cette progression représente près de 43,7 milliards de dirhams supplémentaires, portant les recettes concernées à environ 338,8 milliards de dirhams. Le taux de réalisation atteint ainsi 78,3 % des prévisions inscrites dans la loi de finances 2026. Cette évolution s'explique principalement par l'augmentation des recettes fiscales, qui ont progressé de 30,2 milliards de dirhams, soit une hausse de 11,7 % sur un an.
L'impôt sur les sociétés constitue l'un des principaux moteurs de cette performance. Ses recettes ont augmenté de 17,9 milliards de dirhams, correspondant à une progression de 24,8 %. Cette dynamique s'explique notamment par la hausse des versements spontanés des entreprises.
L'impôt sur le revenu affiche une augmentation plus modérée de 2,2 %, tandis que les recettes de la taxe sur la valeur ajoutée ont progressé de 8,4 %, soit 6,1 milliards de dirhams supplémentaires. Les taxes intérieures de consommation et les droits de douane ont également contribué à l'amélioration des ressources publiques.
Il convient toutefois de distinguer ces chiffres de ceux publiés par la Trésorerie générale du Royaume, dont le bulletin statistique présente les recettes ordinaires selon un périmètre comptable différent. L'augmentation des recettes constitue une bonne nouvelle pour les équilibres budgétaires, car elle peut contribuer au financement des services publics, des investissements et des programmes sociaux. Mais elle ne signifie pas automatiquement que l'État dispose d'un excédent financier.
À fin septembre, le ministère des Finances fait également état d'un déficit budgétaire de 33,1 milliards de dirhams, contre 52,4 milliards un an auparavant. L'amélioration des recettes s'accompagne donc d'une réduction du déficit, mais les dépenses continuent de dépasser les ressources prises en compte dans le calcul budgétaire.
Dans ce contexte, la question de l'utilisation de ces recettes devient essentielle. Le Maroc doit simultanément financer ses infrastructures, renforcer ses services publics, accompagner les ménages vulnérables et maîtriser son endettement. Pour les citoyens, notamment les jeunes, une hausse des recettes publiques n'aura de véritable portée que si elle se traduit par des améliorations perceptibles dans l'éducation, la santé, l'emploi et les services de proximité.
Car la réussite budgétaire ne se résume pas à collecter davantage de ressources : elle consiste surtout à les transformer en résultats économiques et sociaux durables.
Cette progression représente près de 43,7 milliards de dirhams supplémentaires, portant les recettes concernées à environ 338,8 milliards de dirhams. Le taux de réalisation atteint ainsi 78,3 % des prévisions inscrites dans la loi de finances 2026. Cette évolution s'explique principalement par l'augmentation des recettes fiscales, qui ont progressé de 30,2 milliards de dirhams, soit une hausse de 11,7 % sur un an.
L'impôt sur les sociétés constitue l'un des principaux moteurs de cette performance. Ses recettes ont augmenté de 17,9 milliards de dirhams, correspondant à une progression de 24,8 %. Cette dynamique s'explique notamment par la hausse des versements spontanés des entreprises.
L'impôt sur le revenu affiche une augmentation plus modérée de 2,2 %, tandis que les recettes de la taxe sur la valeur ajoutée ont progressé de 8,4 %, soit 6,1 milliards de dirhams supplémentaires. Les taxes intérieures de consommation et les droits de douane ont également contribué à l'amélioration des ressources publiques.
Il convient toutefois de distinguer ces chiffres de ceux publiés par la Trésorerie générale du Royaume, dont le bulletin statistique présente les recettes ordinaires selon un périmètre comptable différent. L'augmentation des recettes constitue une bonne nouvelle pour les équilibres budgétaires, car elle peut contribuer au financement des services publics, des investissements et des programmes sociaux. Mais elle ne signifie pas automatiquement que l'État dispose d'un excédent financier.
À fin septembre, le ministère des Finances fait également état d'un déficit budgétaire de 33,1 milliards de dirhams, contre 52,4 milliards un an auparavant. L'amélioration des recettes s'accompagne donc d'une réduction du déficit, mais les dépenses continuent de dépasser les ressources prises en compte dans le calcul budgétaire.
Dans ce contexte, la question de l'utilisation de ces recettes devient essentielle. Le Maroc doit simultanément financer ses infrastructures, renforcer ses services publics, accompagner les ménages vulnérables et maîtriser son endettement. Pour les citoyens, notamment les jeunes, une hausse des recettes publiques n'aura de véritable portée que si elle se traduit par des améliorations perceptibles dans l'éducation, la santé, l'emploi et les services de proximité.
Car la réussite budgétaire ne se résume pas à collecter davantage de ressources : elle consiste surtout à les transformer en résultats économiques et sociaux durables.












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