Depuis, les espoirs ont souvent été nourris, parfois brisés, sans jamais parvenir à rééditer l’exploit. Mais en ce mois de décembre 2025, alors que la compétition s’ouvre sur le sol marocain, le pays entier retient son souffle.
Maintenant ou jamais
La CAN 2025 dépasse le cadre d’un simple tournoi. Elle représente un moment d’unité nationale et une occasion unique de tourner une page de l’histoire. Pour Walid Regragui, c’est l’aboutissement d’un travail entamé il y a plus de trois ans. Pour les joueurs, c’est une chance rare : celle d’entrer dans la légende.
Arrivé à la tête de la sélection en août 2022, Regragui a imposé sa patte : rigueur, discipline et cohésion. Loin des révolutions spectaculaires, le sélectionneur a bâti une équipe sur la continuité et une identité claire, assumant pleinement ses choix, parfois contestés, mais toujours guidés par l’objectif ultime : gagner.
Continuité et protection du groupe
Sa sélection de 28 joueurs, dont deux réservistes, illustre un équilibre assumé entre certitudes et paris mesurés, à l’image de la convocation d’Hamza Igamane malgré une blessure. Un risque calculé, fidèle à sa vision : tout miser pour le sacre.
Une génération entre héritage et avenir
Cette équipe incarne un savant mélange d’expérience et de jeunesse. Les cadres, comme Yassine Bounou, Achraf Hakimi, Sofyan Amrabat ou Youssef En-Nesyri, apportent leur vécu et leur leadership. À leurs côtés, une nouvelle vague de talents – Bilal El Khannouss, Ilias Akhomach, Aït Boudlal ou Ben Seghir – symbolise l’avenir et donne de la profondeur à l’effectif.
Depuis l’été 2024, cette alchimie porte ses fruits. Dix-huit victoires consécutives, un record mondial, ont installé le Maroc dans une dynamique de confiance rare. Pressing, transitions rapides, solidité collective : les Lions de l’Atlas ont affirmé une identité de jeu claire et redoutable.
Des obstacles à la hauteur de l’enjeu
Le parcours ne s’annonce toutefois pas sans embûches. Le groupe, composé des Comores, du Mali et de la Zambie, exige concentration et constance dès le premier match. Au-delà, la concurrence africaine reste féroce, avec des nations habituées aux joutes décisives.
À la veille du coup d’envoi, le message de Walid Regragui est sans détour : croire, travailler et jouer sans regrets. Pour les Lions de l’Atlas, le temps de l’attente touche à sa fin. Cinquante ans après 1976, une génération, un pays et un rêve sont alignés. Il ne reste plus qu’à transformer l’espoir en histoire.












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