Une visite américaine au cœur de la CAN
Conduite par Douglas Olsen, directeur des opérations à la division des services d’intervention de terrain, et Kevin Kowalski, directeur adjoint du groupe d’intervention d’urgence, la délégation américaine a entamé sa visite au Stade Prince Moulay Abdellah, en marge du match Maroc–Tanzanie.
Sur place, les responsables du FBI ont observé la gestion des flux de supporters, la protection du public et la coordination opérationnelle lors d’un événement à très forte affluence. L’objectif est clair : comprendre comment le Maroc sécurise un rendez-vous sportif majeur, dans un contexte régional et international sous haute vigilance.
Technologie, terrain et coordination
Le dispositif marocain repose sur une présence humaine dense, combinée à des niveaux de surveillance gradués et à un appui technologique avancé. Drones de reconnaissance, caméras haute définition, centres de commandement fixes et mobiles interconnectés : tout est pensé pour une lecture en temps réel de la situation.
Les échanges ont surtout porté sur la circulation de l’information entre les unités sur le terrain et la chaîne de commandement. Pour les responsables marocains, c’est là que se joue l’efficacité : réduire les temps de réaction, anticiper les incidents et décider vite, sans rupture opérationnelle. Un point qui a particulièrement retenu l’attention de la délégation américaine.
Le Centre africain de coopération sécuritaire en vitrine
La mission du FBI s’est poursuivie par une visite du Centre africain de coopération sécuritaire, véritable tour de contrôle sécuritaire de la CAN 2025. Cette structure coordonne les services marocains avec les forces de police des pays participants.
Les responsables américains ont pu examiner les outils techniques utilisés et participer à une séance d’évaluation post-match Maroc–Tanzanie, présentée comme le fruit d’une coordination étroite entre services nationaux et partenaires étrangers. La visite se poursuit avec un déplacement prévu au Stade Moulay Hassan, à l’occasion du match Algérie–RD Congo, avec un focus sur la gestion des supporters étrangers et le rôle des “spotters” internationaux.
Un signal fort à l’international
Pour les autorités marocaines, cette mission est une reconnaissance claire du modèle de sûreté déployé lors des grands événements sportifs. Côté américain, l’intérêt est aussi stratégique. Les États-Unis se préparent à la Coupe du monde 2026 et travaillent à la création d’un centre de coopération sécuritaire réunissant les forces de police des pays qualifiés.
En clair, la CAN 2025 sert aussi de laboratoire grandeur nature. Ce qui se joue aujourd’hui au Maroc pourrait inspirer demain les dispositifs de sécurité du Mondial. Un message fort, alors que le Royaume s’impose de plus en plus comme une référence continentale en matière d’organisation et de sûreté.












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