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Campagne ambulante dans la région MENA contre l'impunité des agresseurs


Zéro tolérance pour la violence à l’égard des femmes


Une campagne dans la région MENA a été lancée, le 15 novembre 2020 au niveau du Maroc, par l’Union de l’Action Féminine.
L’objectif en est le renforcement de la conscientisation, de la mobilisation et de la sensibilisation de la société marocaine sur ce grave phénomène qu’est la violence envers les femmes, et qui a pris de l’ampleur avec la pandémie à la Covid 19.



Le lancement par l’UAF, membre de ce réseau associatif régional, s’est fait à partir de Tanger, à destination de Rabat, Casablanca puis Agadir.
D’une durée de 15 jours, cette campagne ambulante dont le thème est: « Non à la Tolérance de la violence à l’égard des femmes et des filles" coïncide avec les 16 jours d’activisme contre la VEF, lancée par ONU Femmes. Un thème choisi après cette hausse phénoménale de violences, qui a engendré beaucoup des souffrances, de discrimination, de pauvreté et de marginalisation envers les femmes et les filles au Maroc.
Les répercussions néfastes, particulièrement pour les femmes, ont été doublement vécues.

Selon Mme Fatima Maghnaoui de l’UAF, Présidente du Centre Annajda pour femmes victimes de violence, la campagne se concentre sur plusieurs Codes et articles juridiques qui doivent être réformés pour contrecarrer cette violence, surtout quant il s’agit de l’impunité des agresseurs et de l’absence de sanctions.

Cette campagne englobe des associations de Jordanie, de Tunisie, d’Algérie, de Palestine, du Liban, d’Egypte et du Maroc. Chacune l’organise dans son pays et se concentre sur les spécificités de sa nation, en matière de problématiques et de prise en charge des violences faites aux femmes.

Au Maroc, la campagne a trait aux réformes juridiques

La société civile revendique la réforme de législations discriminatoires dont le Code de la Famille, le Code Pénal, la loi sur le travail domestique, la loi 103-13 sur la violence à l’égard des femmes...
D’autant plus qu’au Maroc, la campagne a enregistré qu’il n’y a que 1% de femmes qui possèdent des terres agricoles et que 7% détiennent un bien immobilier.
Aussi, 80% des demandes de mariage des mineures sont acceptées par la justice, ce qui est énorme. S’y ajoute la privation de la tutelle juridique sur les enfants qui est encore d’actualité (c’est le père qui l’a).

Des défis à relever...
Les défis sont pour la plupart communs à tous ces pays de la région. On compte la discrimination juridique dont souffrent tous ces pays, les stéréotypes, la tolérance sociale (ou le pardon social) avec les agresseurs, leur impunité. Au lieu de les incriminer, on incrimine les victimes.
En dernier lieu, la campagne optimise de mettre en place des mécanismes de protection optimale des victimes de violence, en mettant en exergue les priorités pour chaque pays.
Le programme est développé avec des acteurs actifs et les décideurs au niveau national, local et régional. Il s’oriente, de plus en plus, vers les hommes et les femmes de l’éducation nationale et cible les jeunes. Ce sont les « cerveaux » qu’il faudrait viser, en premier lieu. On sollicite également les acteurs gouvernementaux qui sont en relation avec le phénomène de violence et les composantes de la société civile, pour la lutte contre ce phénomène.
« Notre souhait est d’arriver à des juridictions globales qui permettent une protection optimale des victimes, que les agresseurs soient punis pour leurs actes et avoir des politiques publiques qui concrétisent l’égalité entre les sexes et la non violence ».
« Dans cette campagne ambulante sous le slogan : « Quelle est ton histoire ? », on dit aux femmes : « Partagez votre histoire ». Nous les incitons à témoigner de leurs souffrances. Il est temps que la violence ne reste plus dans la coquille familiale.
Cette campagne est la continuité de celle, régionale médiatique lancée, le 20 septembre 2020, dans le cadre d’un programme sur la lutte contre la violence faite aux femmes au Sud de la Méditerranée, financée par l’Union Européenne, en partenariat avec l’Initiative Féministe EuroMed (euro-méditerranéenne). Cette initiative qui regroupe ce réseau d’associations féministes du Sud de la méditerranée la région MENA lutte pour le renforcement d’une structure sociale qui ne tolère pas de violence.








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