Lors de sa récente intervention au Parlement, en début de semaine, Leila Benali, ministre de la Transition énergétique, a voulu afficher un discours de maîtrise et de sérénité sur l’évolution du marché des carburants dans un contexte international sous forte tension. Mais ce message a-t-il réellement rassuré les consommateurs marocains ? Ou a-t-elle, au contraire, laissé planer davantage de doutes sur ce qui pourrait les attendre dans les prochains jours ?
Alors que les prix à la pompe ont déjà enregistré deux hausses en l’espace de quinze jours, la ministre a choisi de ne pas s’attarder sur la réalité immédiate du marché ni sur les inquiétudes croissantes liées à une nouvelle flambée des tarifs. Dans le même temps, les spéculations autour d’un gasoil qui pourrait atteindre des niveaux inédits continuent d’alimenter les conversations et les craintes. Certes, les scénarios les plus alarmistes ne se sont pas encore matérialisés, mais une question demeure : le gouvernement dit-il toute la vérité sur l’ampleur des hausses à venir ?
Face aux députés, la ministre a mis en avant l’existence d’un stock stratégique censé couvrir 90 jours de consommation. Pourtant, plusieurs observateurs estiment que ce niveau serait aujourd’hui plus proche de 60 jours. Cette différence n’est pas anodine. Elle nourrit une interrogation légitime : les Marocains disposent-ils d’une vision claire et transparente de la situation énergétique réelle du pays ?
Autre point sensible : la question de la raffinerie Samir. Là encore, Leila Benali a maintenu que sa réouverture ne permettrait pas, à elle seule, de faire baisser les prix, contrairement à ce qu’affirment encore certains syndicats du secteur. Sur ce dossier hautement symbolique, l’exécutif semble camper sur une ligne technocratique, pendant qu’une partie de l’opinion publique continue d’y voir un levier potentiel de souveraineté énergétique et de stabilisation du marché.
La ministre a également insisté sur la diversification des sources d’approvisionnement du Maroc, en soulignant que le Royaume dépend moins qu’on ne le pense des fournisseurs traditionnels du Golfe. Sur le principe, l’argument se veut rassurant. Mais dans les faits, peut-on réellement parler de protection suffisante lorsque les cours mondiaux restent exposés à la guerre, aux tensions maritimes et aux risques géopolitiques majeurs, notamment autour du détroit d’Ormuz ?
C’est peut-être là que réside le cœur du malaise. En l’absence d’une pédagogie claire sur les scénarios possibles en cas de poursuite du conflit, le discours officiel donne parfois le sentiment de préparer l’opinion à l’idée que les carburants pourraient entrer dans une zone durable d’imprévisibilité.
Faut-il comprendre que les prix d’avant appartiennent désormais au passé ?
Le gouvernement dispose-t-il encore de marges d’action pour amortir le choc ?
Et surtout, pourquoi ce message n’est-il pas formulé avec davantage de franchise ?
De quoi relancer une interrogation simple mais essentielle : les citoyens ont-ils été réellement informés, ou seulement préparés à accepter, pas à pas, une nouvelle normalité pétrolière ?
Alors que les prix à la pompe ont déjà enregistré deux hausses en l’espace de quinze jours, la ministre a choisi de ne pas s’attarder sur la réalité immédiate du marché ni sur les inquiétudes croissantes liées à une nouvelle flambée des tarifs. Dans le même temps, les spéculations autour d’un gasoil qui pourrait atteindre des niveaux inédits continuent d’alimenter les conversations et les craintes. Certes, les scénarios les plus alarmistes ne se sont pas encore matérialisés, mais une question demeure : le gouvernement dit-il toute la vérité sur l’ampleur des hausses à venir ?
Face aux députés, la ministre a mis en avant l’existence d’un stock stratégique censé couvrir 90 jours de consommation. Pourtant, plusieurs observateurs estiment que ce niveau serait aujourd’hui plus proche de 60 jours. Cette différence n’est pas anodine. Elle nourrit une interrogation légitime : les Marocains disposent-ils d’une vision claire et transparente de la situation énergétique réelle du pays ?
Autre point sensible : la question de la raffinerie Samir. Là encore, Leila Benali a maintenu que sa réouverture ne permettrait pas, à elle seule, de faire baisser les prix, contrairement à ce qu’affirment encore certains syndicats du secteur. Sur ce dossier hautement symbolique, l’exécutif semble camper sur une ligne technocratique, pendant qu’une partie de l’opinion publique continue d’y voir un levier potentiel de souveraineté énergétique et de stabilisation du marché.
La ministre a également insisté sur la diversification des sources d’approvisionnement du Maroc, en soulignant que le Royaume dépend moins qu’on ne le pense des fournisseurs traditionnels du Golfe. Sur le principe, l’argument se veut rassurant. Mais dans les faits, peut-on réellement parler de protection suffisante lorsque les cours mondiaux restent exposés à la guerre, aux tensions maritimes et aux risques géopolitiques majeurs, notamment autour du détroit d’Ormuz ?
C’est peut-être là que réside le cœur du malaise. En l’absence d’une pédagogie claire sur les scénarios possibles en cas de poursuite du conflit, le discours officiel donne parfois le sentiment de préparer l’opinion à l’idée que les carburants pourraient entrer dans une zone durable d’imprévisibilité.
Faut-il comprendre que les prix d’avant appartiennent désormais au passé ?
Le gouvernement dispose-t-il encore de marges d’action pour amortir le choc ?
Et surtout, pourquoi ce message n’est-il pas formulé avec davantage de franchise ?
De quoi relancer une interrogation simple mais essentielle : les citoyens ont-ils été réellement informés, ou seulement préparés à accepter, pas à pas, une nouvelle normalité pétrolière ?












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