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Champ politique entre nihilisme et fatalisme




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Champ politique entre nihilisme et fatalisme
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L’action politique dans sa conception noble de représentation de l’expression populaire a, comme la nature, horreur du vide. Elle a aussi horreur du flou et du mélange des genres.

La Constitution de 2011, qui est le fruit d’un élan populaire canalisé dans un cadre institutionnel appuyé par l’interaction entre une forte volonté Royale et une action politique responsable et concertée autour d’un objectif commun, celui du changement dans la continuité et la stabilité, a vu certaines de ses promesses s’effilocher au fil des ans et des déceptions.

Aujourd’hui, dans notre paysage politique national marqué par les dissensions au sein d’une majorité gouvernementale qui a choisi de se mouvoir dans les zones grises de la politique, au lieu d’assumer ses responsabilités et de se concentrer sur le coeur de sa mission qui est la concrétisation des politiques publiques dans leur sens large, les Marocains ne s’y retrouvent plus, incapables qu’ils sont de distinguer entre majorité et opposition, exécutif et législatif.

Résultat : la classe politique dans son ensemble est broyée dans le même mortier, celui d’un nihilisme dangereux mais légitime envers un champ politique qui ne fait plus rêver depuis bien longtemps. Fallait-il attendre les prochaines élections pour constater l’ampleur des dégâts et la sévérité de la sentence que préfigurent le désengagement et le rejet consommés des masses envers toutes formes de participation politique ? C’eût été une forme de fatalisme tout aussi stérile, condamnable et dangereux que le nihilisme précité.

Il y a plusieurs mois, l’Istiqlal avait pris les devants en appelant à une refonte nécessaire de la loi électorale, préalable indispensable à toute volonté de réforme politique. Conscient de l’importance de l’objectif et de la noblesse de la cause, le Parti a opté pour une démarche fédératrice, tendant bras et coeur à toutes les composantes politiques de la scène nationale, proches et adversaires confondus.

Il a été rejoint en cela par les deux autres principales formations d’opposition qui, en dépit de légères divergences sur des points de détail, ont décidé de joindre le geste à la parole afin d’élaborer un mémorandum commun et tripartite pour la réforme du champ politique et de la loi électorale.

Le cap étant maintenant tracé, ne reste plus qu’à passer à l’action.

Rédigé par Majd EL ATOUABI sur www.lopinion.ma  






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