Les chiffres définitifs de l’année 2025 viennent de tomber, et ils confirment une tendance lourde pour l’économie nationale. Selon les dernières données publiées par l’Office des Changes, le déficit commercial du Maroc s’est considérablement creusé pour atteindre le seuil des 353 milliards de dirhams à fin décembre. Cette aggravation de 15,8% par rapport à l’année précédente interpelle et met en lumière la dépendance persistante du Royaume aux marchés extérieurs pour ses approvisionnements stratégiques.
Alerte rouge sur la balance commerciale : Le déficit bondit de 15,8%
L'année 2025 s'est clôture sur une note préoccupante pour les équilibres extérieurs du Maroc. Alors que le déficit s'établissait à 304 milliards de dirhams un an plus tôt, il a franchi un nouveau palier pour s'établir à 353 milliards de dirhams, selon l'Office des Changes. Cette détérioration du solde commercial n'est pas le signe d'un effondrement des exportations marocaines, les "métiers mondiaux du Maroc" comme l'automobile ou l'aéronautique continuent de performer, mais plutôt le résultat d'une envolée mécanique et soutenue des importations.
L'analyse détaillée des flux montre un effet de ciseaux défavorable. La reprise de la demande intérieure et la poursuite des grands chantiers d'infrastructure ont stimulé les achats de biens d'équipement et de demi-produits à l'étranger. Cependant, c'est structurellement la facture énergétique et, dans une moindre mesure, la facture alimentaire qui continuent de peser lourdement dans la balance. La volatilité des cours mondiaux des hydrocarbures et des matières premières en 2025 a renchéri le coût des approvisionnements, absorbant une grande partie des gains de devises réalisés par les secteurs exportateurs.
Cette hausse de 15,8% du déficit commercial rappelle l'urgence de la stratégie de substitution aux importations prônée par le gouvernement. Si le "Made in Morocco" progresse, il ne parvient pas encore à compenser la soif de consommation de produits importés. Le taux de couverture des importations par les exportations s'en trouve effrité, ce qui exerce une pression sur les réserves de change du Royaume, bien que celles-ci demeurent à des niveaux confortables grâce aux recettes touristiques et aux transferts des MRE.
Face à ces chiffres, les décideurs économiques devront probablement ajuster le tir pour l'année 2026. L'enjeu est de réussir à découpler la croissance économique de la hausse des importations, en encourageant davantage la production locale et en sécurisant des approvisionnements énergétiques moins coûteux, notamment via l'accélération de la transition vers les énergies renouvelables. Ce déficit record agit comme un rappel à l'ordre : la souveraineté économique reste un combat de tous les jours.
L'analyse détaillée des flux montre un effet de ciseaux défavorable. La reprise de la demande intérieure et la poursuite des grands chantiers d'infrastructure ont stimulé les achats de biens d'équipement et de demi-produits à l'étranger. Cependant, c'est structurellement la facture énergétique et, dans une moindre mesure, la facture alimentaire qui continuent de peser lourdement dans la balance. La volatilité des cours mondiaux des hydrocarbures et des matières premières en 2025 a renchéri le coût des approvisionnements, absorbant une grande partie des gains de devises réalisés par les secteurs exportateurs.
Cette hausse de 15,8% du déficit commercial rappelle l'urgence de la stratégie de substitution aux importations prônée par le gouvernement. Si le "Made in Morocco" progresse, il ne parvient pas encore à compenser la soif de consommation de produits importés. Le taux de couverture des importations par les exportations s'en trouve effrité, ce qui exerce une pression sur les réserves de change du Royaume, bien que celles-ci demeurent à des niveaux confortables grâce aux recettes touristiques et aux transferts des MRE.
Face à ces chiffres, les décideurs économiques devront probablement ajuster le tir pour l'année 2026. L'enjeu est de réussir à découpler la croissance économique de la hausse des importations, en encourageant davantage la production locale et en sécurisant des approvisionnements énergétiques moins coûteux, notamment via l'accélération de la transition vers les énergies renouvelables. Ce déficit record agit comme un rappel à l'ordre : la souveraineté économique reste un combat de tous les jours.












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