Face à une déferlante de produits à bas prix qui menace d'étouffer son tissu industriel, le Maroc a décidé de sévir. Les autorités compétentes viennent d'ouvrir une vaste enquête antidumping ciblant spécifiquement les importations de contreplaqué à âme épaisse en provenance de Chine et d'Indonésie. Cette procédure vise à faire la lumière sur des pratiques commerciales agressives qui déstabilisent gravement les producteurs marocains de bois.
Une menace existentielle pour les producteurs locaux
L'industrie marocaine du bois tire la sonnette d'alarme depuis plusieurs mois face à ce qu'elle qualifie d'invasion de son marché intérieur. Le contreplaqué à âme épaisse, matériau essentiel dans les secteurs de la construction, de l'ameublement et de l'aménagement intérieur, arrive massivement sur les côtes marocaines à des prix défiant toute logique économique. Les industriels locaux, soumis à des coûts de production incompressibles liés à l'énergie, à la main-d'œuvre et au respect des normes environnementales, se retrouvent dans l'incapacité de rivaliser.
Cette situation a entraîné une chute drastique de leurs parts de marché, menaçant directement des milliers d'emplois directs et indirects à travers le Royaume. L'ouverture de cette enquête officielle est donc perçue comme une bouée de sauvetage vitale par un secteur au bord de l'asphyxie.
L'objectif de cette investigation, menée sous l'égide du ministère de l'Industrie et du Commerce, est de démontrer rigoureusement l'existence d'un dumping caractérisé. Il s'agit de prouver que les fabricants chinois et indonésiens écoulent leurs marchandises au Maroc à un prix inférieur à leur valeur normale sur leurs propres marchés nationaux, ou en dessous de leur coût de production. Les enquêteurs marocains vont devoir éplucher les données douanières, analyser les structures de coûts des entreprises asiatiques visées, et évaluer le préjudice matériel subi par la branche de production nationale. Si les soupçons sont confirmés, le Maroc sera en droit, conformément aux règles de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), d'imposer des droits de douane compensatoires pour rétablir une concurrence équitable.
Au-delà du seul secteur du contreplaqué, cette démarche s'inscrit dans une stratégie plus large de défense de la souveraineté industrielle marocaine. Dans un contexte économique mondial marqué par le retour du protectionnisme et des guerres commerciales, le Maroc démontre sa volonté de ne plus être un marché de déversement passif pour les excédents industriels étrangers.
En activant ces instruments de défense commerciale, Rabat envoie un signal fort à ses partenaires internationaux : l'ouverture de son économie ne se fera pas au prix du sacrifice de son industrie locale. Les conclusions de cette enquête seront scrutées de près, car elles pourraient faire jurisprudence et encourager d'autres secteurs marocains fragilisés à réclamer une protection similaire contre les distorsions du commerce mondial.
Cette situation a entraîné une chute drastique de leurs parts de marché, menaçant directement des milliers d'emplois directs et indirects à travers le Royaume. L'ouverture de cette enquête officielle est donc perçue comme une bouée de sauvetage vitale par un secteur au bord de l'asphyxie.
L'objectif de cette investigation, menée sous l'égide du ministère de l'Industrie et du Commerce, est de démontrer rigoureusement l'existence d'un dumping caractérisé. Il s'agit de prouver que les fabricants chinois et indonésiens écoulent leurs marchandises au Maroc à un prix inférieur à leur valeur normale sur leurs propres marchés nationaux, ou en dessous de leur coût de production. Les enquêteurs marocains vont devoir éplucher les données douanières, analyser les structures de coûts des entreprises asiatiques visées, et évaluer le préjudice matériel subi par la branche de production nationale. Si les soupçons sont confirmés, le Maroc sera en droit, conformément aux règles de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), d'imposer des droits de douane compensatoires pour rétablir une concurrence équitable.
Au-delà du seul secteur du contreplaqué, cette démarche s'inscrit dans une stratégie plus large de défense de la souveraineté industrielle marocaine. Dans un contexte économique mondial marqué par le retour du protectionnisme et des guerres commerciales, le Maroc démontre sa volonté de ne plus être un marché de déversement passif pour les excédents industriels étrangers.
En activant ces instruments de défense commerciale, Rabat envoie un signal fort à ses partenaires internationaux : l'ouverture de son économie ne se fera pas au prix du sacrifice de son industrie locale. Les conclusions de cette enquête seront scrutées de près, car elles pourraient faire jurisprudence et encourager d'autres secteurs marocains fragilisés à réclamer une protection similaire contre les distorsions du commerce mondial.












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