Un coup de force avorté en décembre 2024
L’annonce marque l’aboutissement d’une affaire judiciaire sans précédent récent. Le tribunal estime que l’ex-chef de l’État a bafoué les procédures légales et eu recours à la violence pour tenter de paralyser l’Assemblée nationale et saper les normes démocratiques du pays.
Les faits remontent au 3 décembre 2024, lorsque Yoon Suk-yeol a décrété la loi martiale lors d’une allocution surprise. Il a ordonné à l’armée d’encercler et d’investir l’hémicycle. Malgré le déploiement de soldats, un nombre suffisant de députés a réussi à accéder au Parlement et à voter une résolution rejetant la mesure. La suspension du régime civil n’a duré que six heures, avant d’être levée.
Des institutions mises à l’épreuve
Selon le juge Ji Gwi-yeon, l’implication de l’armée et de la police a porté atteinte à leur neutralité politique. Le tribunal retient que l’envoi de troupes avait pour objectif de neutraliser le Parlement et d’arrêter des responsables politiques, notamment des dirigeants de l’Assemblée et de l’opposition. La cour évoque des dommages incalculables pour la société et une exacerbation de la polarisation politique.
Une peine maximale, hors peine capitale
La loi sud-coréenne prévoit, pour ce type de faits, la peine de mort ou la prison à vie. La juridiction a opté pour la perpétuité, considérant la gravité des actes, le refus de présenter des excuses, mais aussi l’âge de l’accusé, 65 ans, et l’absence d’usage de la force létale. Le parquet avait requis la peine capitale.
Yoon Suk-yeol avait déjà été condamné à cinq ans de prison le mois précédent pour d’autres chefs d’accusation liés à la même séquence de crise.
Un précédent dans l’histoire politique récente
Depuis la transition démocratique de 1987, Yoon Suk-yeol devient le cinquième président sud-coréen poursuivi et condamné par la justice. Les affaires précédentes concernaient des faits allant de la corruption à l’insurrection. La décision ouvre une nouvelle phase pour la Corée du Sud. Reste à observer les répercussions politiques, la stabilité institutionnelle à court terme et les éventuels recours que la défense pourrait encore engager.












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