Une déclaration tranchée de Donald Trump
Dans un entretien accordé au média Politico, Donald Trump a balayé la question de la participation de la sélection iranienne. « Je m’en fiche complètement. L’Iran est un pays très affaibli », a déclaré le dirigeant américain.
Cette prise de position intervient alors que les relations entre les deux pays se sont brutalement détériorées après des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, suivies de ripostes iraniennes visant des États alliés des États-Unis dans la région du Golfe. Cette confrontation militaire alimente désormais les craintes d’une escalade régionale.
Une qualification sportive déjà acquise
Sur le plan sportif, l’Iran s’est pourtant qualifié pour une quatrième Coupe du monde consécutive. La sélection doit débuter la compétition à Los Angeles, où elle affrontera la Nouvelle-Zélande et la Belgique lors de la phase de groupes. Le troisième match de groupe est programmé à Seattle face à l’Égypte, selon le calendrier établi pour la compétition. Pour l’instant, la participation iranienne reste officiellement maintenue, comme celle de toutes les sélections qualifiées.
Une participation désormais incertaine
Malgré cette qualification, l’incertitude grandit autour de la présence iranienne. Mehdi Taj, président de la fédération iranienne de football, a récemment indiqué que la situation internationale rendait l’avenir de la sélection incertain. Dans des déclarations à la télévision iranienne, il a précisé que les responsables sportifs du pays examinaient les décisions à prendre dans ce contexte.
Du côté des instances du football mondial, la prudence reste de mise. Mattias Grafström, secrétaire général de la FIFA, a rappelé que la priorité de l’organisation demeure d’assurer un tournoi sûr avec la participation de toutes les équipes qualifiées.
Un Mondial sous surveillance géopolitique
À trois mois du coup d’envoi, l’évolution de la situation au Moyen-Orient pourrait peser sur l’organisation du tournoi. La Coupe du monde 2026, première édition élargie à 48 équipes, constitue un événement majeur pour l’Amérique du Nord. Dans un contexte international tendu, la dimension géopolitique pourrait toutefois s’inviter dans la compétition. La participation de certaines sélections, dont celle de l’Iran, dépendra désormais autant de la diplomatie que du football.












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