Athènes, là où les dieux semblent encore habiter la ville.
Au sommet de sa colline sacrée, le Parthénon veille depuis plus de deux millénaires sur une ville où l’histoire ne s’est jamais vraiment retirée. Dans les ruelles de Pláka, sous les façades colorées et les bougainvilliers, l’âme populaire d’Athènes dialogue avec les vestiges de la démocratie naissante.
Au coucher du soleil, depuis la colline du Lycabette, la capitale grecque se pare d’une lumière dorée qui transforme les monuments en silhouettes de légende.
Corinthe, quand l’homme défie la montagne.
Entre deux falaises abruptes coule un mince ruban d’eau turquoise reliant deux mers. Ici, l’ingéniosité humaine a fini par accomplir le rêve que les anciens Grecs poursuivaient depuis l’Antiquité.
Le canal apparaît comme une cicatrice majestueuse dans la roche, symbole de la volonté des hommes de rapprocher les mondes.
Nafplio, la cité gardée par deux sentinelles de pierre.
Ensemble, elles racontent les épopées vénitiennes, ottomanes et grecques qui ont façonné cette cité maritime devenue aujourd’hui l’une des plus romantiques du pays.
Les cactus grecs et le souvenir du Maroc. Autour de Nafplio, les collines couvertes de figuiers de Barbarie rappellent étrangement certains paysages marocains. Pour le visiteur venu du Royaume, cette abondance suscite autant l’admiration que la nostalgie.
Ces cactus prospères évoquent le combat mené au Maroc contre la cochenille et rappellent qu’une renaissance de cette culture emblématique demeure possible.
Spetses, l’île où le silence est devenu un luxe.
Entre demeures de capitaines, yachts élégants et tavernes ouvertes sur la mer, Spetses offre un luxe devenu rare : celui du temps qui ralentit.
De l’Acropole aux eaux paisibles de Spetses, la Grèce apparaît ainsi comme un voyage à travers les siècles. Une terre où les dieux, les marins, les bâtisseurs et les voyageurs continuent, chacun à leur manière, d’écrire la même histoire méditerranéenne.
Par Dr Anwar CHERKAOUI.












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