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Est-ce que la CAN peut booster l’industrie du sport en Afrique ?


La CAN peut-elle booster l’industrie du sport en Afrique ?



Après de grandes tractations entre la FIFA et la Fecafoot - Fédération Camerounaise de Football - présidée par l’ancien ballon d’or africain, Samuel Eto’o, qui a bien résisté avec le président de la CAF, le Sud-africain Patrice Motsepe, aux pressions des clubs européens, principaux employeurs des joueurs africains. En confirmant l’organisation de la CAN 2021 du 9 janvier au 6 février 2022.

La FIFA avec les dirigeants des grands clubs de l’Europe ont fait les mains et les pieds pour reporter ou suspendre cette édition de la CAN à cause de l’agenda footballistique international, continental et national dans ces pays qui est devenu de plus en plus serré en raison de la coupe du monde des clubs qui aura lieu aux Emirates Arabes Unies, du 3 au 12 février 2022, les phases éliminatoires des coupes européennes en février, et les coupes nationales et les championnats nationaux qui arrivent à des stades trop avancés dont les équipes engagées ont besoin de l’intégralité de leurs effectifs pour faire face aux absences dues à la propagation du variant Omicron, blessures, cartons et suspensions…

Certains clubs qui évoluent dans les meilleurs championnats européens étaient privés de 3 à 4 joueurs africains clés comme Liverpool FC en Angleterre (Sadio Mane pour le Sénégal, Mohamed Salah pour l’Égypte, Nabi Keita pour la Guinée) et Napoli en Italie qui a perdu (Anguissa pour le Cameroun, Adam Ounas pour l’Algérie, Khalilou KoulibalI pour le Sénégal et Victor Osimen pour le Nigéria), idem pour l’équipe andalouse de FC Séville qui a été privée de trois joueurs qui ont rejoint l’équipe nationale marocaine (Yassine Bonou, Youssef En-Nsery, et Munir El Haddadi) et l’équipe de l’AC de Milan qui a laissé Bennacer pour l’Algérie, Franck KESSIE pour la Côte d’Ivoire, et Fodé Ballo-Touré pour la sélection sénégalaise.

En effet, la grande question à laquelle les dirigeants africains avec les responsables locaux doivent répondre, c’est comment rentabiliser un événement grandiose comme la CAN ? Puis comment en faire de cet événement un levier de développement socio-économique du pays hôte de la compétition ?

Certes, la tâche n’est pas facile pour les dirigeants de la CAF ainsi qu'aux responsables locaux, surtout quand il s'agit d'une compétition qui se joue en pleine vague du variant Omicron dans un pays où le taux vaccination ne dépasse pas les 6% de la population concernée par le vaccin selon l’OMS, des stades quasi-déserts à par les matches du pays hôte, en raison de l’absence du public et protocole sanitaire anti-Covid 19, et aussi à cause de l’instabilité politique dans certaines régions du Cameroun dont certains groupes terroristes mènent des attaques meurtrières respectivement dans l’ouest et l’extrême nord, qui essaye de profiter de la médiatisation accrue d’une telle compétition continentale pour se mettre en évidence.

Vu ces contraintes économiques, sociales, politiques et sanitaires, la CAF est dans l’obligation de revoir les dates des prochaines éditions à commencer par celle du 2025 en Guinée qui prennent en compte les conditions météorologiques dans les pays organisateurs et les intérêts des clubs européens qui payent les salaires des internationaux africains, sachant que la prochaine en Côte d’Ivoire aura lieu bel et bien en mois de juin 2023.
Il serait préférable de penser à créer une véritable dynamique économique autour de l’évènement : shops, cafés, restaurants, magasins, marchandisage, activités ludiques… En prenant compte le pouvoir d’achat du citoyen africain.

Les autres aspects du sport business doivent être omniprésents tels que : la billetterie, le merchandising, le sponsoring, la publicité et les droits TV. Ces derniers, doivent être reconsidérés surtout en termes d’attribution de droits auprès des annonceurs, des diffuseurs ainsi que les contrats d'exclusivité…

In fine, la CAN est la vitrine du football africain et une mine d’or dont la CAF doit revoir sa stratégie marketing et de promotion pour en faire son cheval de bataille dans le développement du football africain comme le dit Pascal Boniface, le football est plus répandu que l’internet, la démocratie et l’économie du marché.



LODJ avec Outdooors


Jeudi 3 Mars 2022



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Salma Labtar
Journaliste junior à lodj.ma, lauréate de l'ISIC En savoir plus sur cet auteur

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