Par Najib Mikou
Je peux admettre qu'un plombier ou qu'un opérateur informel n'ait pas de cadre de représentation, mais ils ont déjà une ressource qui leur confère un minimum d'autonomie, de dignité et de perspectives. Les 3 autres, n'ont rien ou presque, et ils s'entassent chaque année davantage, dans une immense salle d'attente déprimante qui ne peut plus les contenir.
J'ai eu à proposer, ça fait quelques années maintenant, la création d'un Fonds Intergénérationnel de Solidarité pour les premiers, le montage d'une 2ème chance pour les seconds, et une approche différente de nos territoires pour les 3èmes. Mais au moins les 2 premières propositions n'ont jamais eu d'écho ni de suite.
Peut-être qu'elles ne sont pas pertinentes, peut-être qu'elles sont juste une vue d'esprit irréalisable. Je n'ai aucun problème de ne pas avoir eu raison. Mon rôle de simple citoyen, c'est de souffler des idées et de continuer à le faire jusqu'à mon dernier soupir, pour montrer des voies du possible, pour contribuer un tant soit peu, au bien-être de mes concitoyens et au développement économique et social de mon pays. J'en fais un devoir.
Mais ce qui n'est pas normal ni admissible, c'est que des gouvernements successifs, dont l'un des rôles, est de voir des réalités, de décider et d'agir, voient dans leurs statistiques et dans la Rue, ces 3 écarts s'élargir chaque jour davantage, mais restent indifférents comme si ça se passait ailleurs. Comment peut-on se le permettre ?!!!
Au point où nous en sommes, tout débat en dehors de celui sur les jeunes diplômés chômeurs, sur les enfants et adolescents éjectés du système scolaire, et sur nos décalages territoriaux, est un débat de salons, de bourgeois.
Nos avancées spectaculaires dans tous les compartiments, sont des arguments solides qui prouvent qu'on a été incapable de réaliser ces mêmes prouesses là où la défaillance est béante aujourd'hui.
Est-ce trop tard? JAMAIS. Mais il faut commencer ici et maintenant car demain ne vient JAMAIS. Ces trois chantiers doivent aboutir en 2030 comme tout le reste.
J'appelle pour ce faire, au même Pilotage, au même engagement, au même patriotisme, aux mêmes performances et à la même obligation de résultats, qui ont mené les 5 événements critiques qu'à vécu notre pays pendant les 7 dernières années à savoir, le Covid, les dégâts collatéraux de la guerre d'Ukraine, le séisme du Haouz, la sécheresse et les inondations du Gharb.
Je crains que ça ne soit LE SEUL moyen pour y parvenir.












L'accueil




Bab Sebta : quand l’exclusion économique pousse la jeunesse vers l’autre rive












