Fanzine de Mohamed Ait Bellahcen à feuilleter sans modération ou à télécharger ci-dessous
DARK WEB : L'Empire Criminel Mondial est arrivé. Et il ne vous lâchera plus.
Il existe des livres qu'on ouvre par curiosité et qu'on finit par peur. Pas de soi. Peur du monde dans lequel on vit sans le savoir vraiment.
DARK WEB : L'Empire Criminel Mondial est le deuxième fanzine signé Mohamed Ait Bellahcen, publié en mars 2026 sous la bannière L'ODJ Media — L'enfant rebelle de la rédaction. Quarante pages. Un fond noir absolu. Un hacker encapuchonné, des billets de banque, des seringues, des bitcoins dorés éparpillés sur une table, et derrière tout ça une carte du monde en feu. La couverture ne promet pas un essai académique. Elle promet une plongée. Et elle tient sa promesse.
Le point de départ est aussi banal qu'il est vertigineux : Anthony Coronadi, jeune Américain passionné de musculation, commande des stéroïdes anabolisants sur un site qui ressemble à Amazon. Avis clients, garantie de livraison, prix compétitifs. Il paye en cryptomonnaie. Il attend son colis. Ce qu'il ne sait pas, c'est que les douanes américaines pistaient ce réseau depuis des mois. Le colis arrive. Et avec lui, toute une mécanique judiciaire transnationale qui va relier un appartement de Coventry en Angleterre, des flux financiers en Inde, et un fantôme numérique connu sous le nom de « Liston » — dont les portefeuilles crypto totalisent des centaines de millions de dollars et dont personne, à ce jour, n'a vu le visage.
Ce qui rend ce fanzine exceptionnel, c'est son refus absolu de rester dans l'anecdote. Bellahcen part de l'individu — un homme, un colis, une erreur — pour aller vers le systémique. En vingt-deux chapitres répartis en sept parties, il dissèque sans jargon la mécanique complète du Dark Web : comment fonctionne Tor, ce routeur en oignon qui anonymise les connexions ; comment le Bitcoin n'est pas anonyme mais pseudonyme et reste traçable ; comment les marchés clandestins ont intégré le playbook du e-commerce avec fiches produits, systèmes de notation, service après-vente et programmes de fidélité. Silk Road, fermé par le FBI en 2013, a été remplacé en moins de six mois par Silk Road 2.0. Aujourd'hui, des dizaines de plateformes similaires coexistent. Et selon Europol, le marché mondial de la cybercriminalité dépasse désormais 8 000 milliards de dollars par an.
Le portrait d'Amanda — femme britannique ordinaire qui a répondu à une annonce de travail à domicile, reçoit des colis et les réexpédie, sans poser de questions — est l'un des moments les plus forts du livre. Ce n'est pas une criminelle. C'est une mule. Et elle n'est pas seule : selon le National Crime Agency britannique, la majorité des mules postales identifiées au Royaume-Uni entre 2020 et 2024 étaient des chômeurs ayant répondu à des annonces sur des plateformes légitimes. Le réseau ne recrute pas des complices. Il recrute des ignorants. Et il sait exactement où les trouver.
La partie sur la coopération internationale est d'une lucidité inconfortable. Trois pays, trois systèmes judiciaires, trois définitions du mot « coopérer ». Les États-Unis veulent extrader. Le Royaume-Uni post-Brexit est moins intégré à Europol. L'Inde a une sensibilité souveraine élevée sur les données numériques. Pendant que ces trois appareils avancent à des rythmes différents avec des règles de preuve différentes, le réseau, lui, ne connaît pas de frontières. Et « Liston », à ce jour, reste non identifié.
Le chapitre sur l'intelligence artificielle clôt le tout avec une sobriété qui fait froid dans le dos : les prochaines années verront des IA criminelles affronter des IA judiciaires dans une course aux armements algorithmiques. L'affaire Coronadi, vue de ce prisme, n'est qu'un prélude.
La dernière page du fanzine résume l'esprit du projet avec une formule qui ne s'oublie pas : Nous vivons à l'ère du crime fluide. Un crime qui recrute via LinkedIn, paye via Bitcoin, et livre via La Poste.
Comme pour le premier numéro consacré à l'exception américaine, le Fanzine de L'ODJ Media se positionne ici comme un objet rare dans le paysage médiatique marocain : une enquête journalistique sérieuse, documentée, accessible, sans condescendance, dans un format libéré de toutes les contraintes éditoriales classiques. Le contact reste ouvert à tous les jeunes créateurs qui souhaitent rejoindre l'aventure.
Contact : lodjmaroc@gmail.com
DARK WEB : L'Empire Criminel Mondial est le deuxième fanzine signé Mohamed Ait Bellahcen, publié en mars 2026 sous la bannière L'ODJ Media — L'enfant rebelle de la rédaction. Quarante pages. Un fond noir absolu. Un hacker encapuchonné, des billets de banque, des seringues, des bitcoins dorés éparpillés sur une table, et derrière tout ça une carte du monde en feu. La couverture ne promet pas un essai académique. Elle promet une plongée. Et elle tient sa promesse.
Le point de départ est aussi banal qu'il est vertigineux : Anthony Coronadi, jeune Américain passionné de musculation, commande des stéroïdes anabolisants sur un site qui ressemble à Amazon. Avis clients, garantie de livraison, prix compétitifs. Il paye en cryptomonnaie. Il attend son colis. Ce qu'il ne sait pas, c'est que les douanes américaines pistaient ce réseau depuis des mois. Le colis arrive. Et avec lui, toute une mécanique judiciaire transnationale qui va relier un appartement de Coventry en Angleterre, des flux financiers en Inde, et un fantôme numérique connu sous le nom de « Liston » — dont les portefeuilles crypto totalisent des centaines de millions de dollars et dont personne, à ce jour, n'a vu le visage.
Ce qui rend ce fanzine exceptionnel, c'est son refus absolu de rester dans l'anecdote. Bellahcen part de l'individu — un homme, un colis, une erreur — pour aller vers le systémique. En vingt-deux chapitres répartis en sept parties, il dissèque sans jargon la mécanique complète du Dark Web : comment fonctionne Tor, ce routeur en oignon qui anonymise les connexions ; comment le Bitcoin n'est pas anonyme mais pseudonyme et reste traçable ; comment les marchés clandestins ont intégré le playbook du e-commerce avec fiches produits, systèmes de notation, service après-vente et programmes de fidélité. Silk Road, fermé par le FBI en 2013, a été remplacé en moins de six mois par Silk Road 2.0. Aujourd'hui, des dizaines de plateformes similaires coexistent. Et selon Europol, le marché mondial de la cybercriminalité dépasse désormais 8 000 milliards de dollars par an.
Le portrait d'Amanda — femme britannique ordinaire qui a répondu à une annonce de travail à domicile, reçoit des colis et les réexpédie, sans poser de questions — est l'un des moments les plus forts du livre. Ce n'est pas une criminelle. C'est une mule. Et elle n'est pas seule : selon le National Crime Agency britannique, la majorité des mules postales identifiées au Royaume-Uni entre 2020 et 2024 étaient des chômeurs ayant répondu à des annonces sur des plateformes légitimes. Le réseau ne recrute pas des complices. Il recrute des ignorants. Et il sait exactement où les trouver.
La partie sur la coopération internationale est d'une lucidité inconfortable. Trois pays, trois systèmes judiciaires, trois définitions du mot « coopérer ». Les États-Unis veulent extrader. Le Royaume-Uni post-Brexit est moins intégré à Europol. L'Inde a une sensibilité souveraine élevée sur les données numériques. Pendant que ces trois appareils avancent à des rythmes différents avec des règles de preuve différentes, le réseau, lui, ne connaît pas de frontières. Et « Liston », à ce jour, reste non identifié.
Le chapitre sur l'intelligence artificielle clôt le tout avec une sobriété qui fait froid dans le dos : les prochaines années verront des IA criminelles affronter des IA judiciaires dans une course aux armements algorithmiques. L'affaire Coronadi, vue de ce prisme, n'est qu'un prélude.
La dernière page du fanzine résume l'esprit du projet avec une formule qui ne s'oublie pas : Nous vivons à l'ère du crime fluide. Un crime qui recrute via LinkedIn, paye via Bitcoin, et livre via La Poste.
Comme pour le premier numéro consacré à l'exception américaine, le Fanzine de L'ODJ Media se positionne ici comme un objet rare dans le paysage médiatique marocain : une enquête journalistique sérieuse, documentée, accessible, sans condescendance, dans un format libéré de toutes les contraintes éditoriales classiques. Le contact reste ouvert à tous les jeunes créateurs qui souhaitent rejoindre l'aventure.
Contact : lodjmaroc@gmail.com
À lire absolument. À faire circuler sans permission. C'est l'esprit du fanzine.
Débat - Podcast : les chroniqueurs de la Web Radio débattent des idées contenues dans ce livre à travers ses questions :
- « Comment Anthony a-t-il fait ? »
- « Pourquoi est-il si facile d'entrer dans ce monde ? »
- « Qui est "Liston" ? »
- « Face à un réseau global, mondialisé, technologiquement agile, que peuvent faire des États souverains qui restent fondamentalement territoriaux ? »
- « qui juge en premier ? Qui détient les preuves principales ? »
- « Qui détient les clés privées des portefeuilles saisis ? »
- « Quelle juridiction a compétence pour ordonner la saisie ? »
- « Comment partager les actifs entre plusieurs États qui ont contribué à l'enquête ? »
- « Comment valoriser des actifs dont le cours fluctue quotidiennement ? »
- « Les fonds saisis peuvent-ils être utilisés pour financer les enquêtes futures ? »
- « Peut-on imaginer une justice à la hauteur du défi ? »
- « L'affaire Coronadi sera-t-elle de celles-là ? »
- « Comment les réseaux criminels organisés maintiennent-ils leur sécurité face à des adversaires technologiquement sophistiqués ? »
- « la vraie question n'est pas de savoir si nos systèmes judiciaires parviendront un jour à démanteler complètement ces réseaux »
- « de savoir si nos sociétés sont prêtes à réfléchir honnêtement aux conditions qui les rendent possibles »
- Générer une carte mentale












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