840 000 morts par an. À l'échelle mondiale, le stress professionnel tue désormais davantage que certaines maladies infectieuses majeures. Le chiffre, longtemps minoré, sort progressivement de l'ombre. Au Maroc, où la culture managériale reste souvent verticale et où le burn-out demeure peu reconnu juridiquement, la question prend une résonance particulière.
Les causes sont connues. Surcharge horaire, absence de reconnaissance, précarité contractuelle, frontière dissoute entre vie professionnelle et vie privée depuis la généralisation du télétravail post-Covid. Le management toxique, longtemps considéré comme un mal inévitable, est aujourd'hui pointé du doigt par les études internationales. L'OMS et l'OIT classent désormais le stress chronique parmi les facteurs de risque cardiovasculaire majeurs, au même titre que le tabagisme ou l'hypertension.
Au Maroc, peu de données chiffrées circulent. Les enquêtes sont rares, les déclarations encore plus. Le tabou demeure, dans une société où admettre une souffrance psychique reste souvent perçu comme un aveu de faiblesse. Les professionnels de santé mentale alertent sur la montée des troubles anxieux, en particulier chez les jeunes cadres et les femmes actives, soumis à des injonctions contradictoires entre ambition professionnelle et attentes familiales.
Que fait le législateur ? Le Code du travail marocain prévoit des dispositions sur la santé au travail, mais peu de mécanismes spécifiques au stress psychosocial. Aucune obligation systématique pour les entreprises d'évaluer ces risques. Aucune jurisprudence solide reconnaissant le burn-out comme maladie professionnelle.
Le sujet ne fera pas la une demain. Trop diffus, trop intime, trop invisible. Pourtant, derrière chaque chiffre, des trajectoires se brisent. Et l'économie marocaine, qui mise sur sa jeunesse pour décoller, ne peut indéfiniment ignorer ce que coûte un salarié épuisé.
Les causes sont connues. Surcharge horaire, absence de reconnaissance, précarité contractuelle, frontière dissoute entre vie professionnelle et vie privée depuis la généralisation du télétravail post-Covid. Le management toxique, longtemps considéré comme un mal inévitable, est aujourd'hui pointé du doigt par les études internationales. L'OMS et l'OIT classent désormais le stress chronique parmi les facteurs de risque cardiovasculaire majeurs, au même titre que le tabagisme ou l'hypertension.
Au Maroc, peu de données chiffrées circulent. Les enquêtes sont rares, les déclarations encore plus. Le tabou demeure, dans une société où admettre une souffrance psychique reste souvent perçu comme un aveu de faiblesse. Les professionnels de santé mentale alertent sur la montée des troubles anxieux, en particulier chez les jeunes cadres et les femmes actives, soumis à des injonctions contradictoires entre ambition professionnelle et attentes familiales.
Que fait le législateur ? Le Code du travail marocain prévoit des dispositions sur la santé au travail, mais peu de mécanismes spécifiques au stress psychosocial. Aucune obligation systématique pour les entreprises d'évaluer ces risques. Aucune jurisprudence solide reconnaissant le burn-out comme maladie professionnelle.
Le sujet ne fera pas la une demain. Trop diffus, trop intime, trop invisible. Pourtant, derrière chaque chiffre, des trajectoires se brisent. Et l'économie marocaine, qui mise sur sa jeunesse pour décoller, ne peut indéfiniment ignorer ce que coûte un salarié épuisé.












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