Deux œuvres marocaines face aux fractures du monde contemporain
Du 10 au 16 janvier 2026, Le Caire accueillera la 16ᵉ édition du Festival du théâtre arabe, organisé par l’Instance arabe du théâtre en partenariat avec le ministère égyptien de la Culture. Parmi plus de 150 propositions venues de l’ensemble du monde arabe dont 116 candidates au prestigieux Prix du Cheikh Dr Sultan bin Mohammed Al Qasimi, quinze spectacles ont été retenus pour l’unique parcours compétitif du festival.
Dans cette sélection exigeante, le Maroc se distingue particulièrement avec deux créations en compétition officielle, confirmant la vitalité de sa scène théâtrale et sa capacité à interroger les grandes problématiques contemporaines.
La première œuvre, "Windows F", écrite et mise en scène par Ahmed Amine Sahal pour la troupe Art Friends, explore les dérives de la technologie et les formes multiples d’enfermement qu’elle engendre. La pièce suit le destin de trois femmes confrontées à un double confinement, carcéral, social et virtuel dans un établissement pénitentiaire géré par l’intelligence artificielle. Fidèle à son engagement en faveur des droits des femmes, Sahal interroge la violence qui leur est faite, les illusions de l’émancipation numérique et la porosité croissante entre réel et fiction.
Aux côtés de cette proposition, "Citoyen économique", écrite par Ahmed Sebia et mise en scène par Mahmoud Shahidi pour l’atelier Al-Faddan, propose une réflexion citoyenne forte autour des processus électoraux et de la responsabilité individuelle. Portée notamment par l’actrice Jalila Tlemsi, la pièce plonge le spectateur au cœur des dynamiques du pouvoir et des relations entre individus et institutions, mêlant intensité dramatique et interrogation sociale sur le rôle de l’art et du théâtre dans la cité.
Une compétition révélatrice de la diversité du théâtre arabe
La double présence marocaine dans cette édition n’a rien d’anecdotique. Elle témoigne d’une maturité artistique affirmée et d’une capacité à dialoguer avec les enjeux contemporains, tout en conservant une identité théâtrale singulière. Dans un contexte de forte concurrence régionale, cette reconnaissance conforte la place du théâtre marocain comme acteur incontournable de la scène arabe.
Ces deux spectacles s’inscrivent dans une compétition marquée par la pluralité des écritures et des esthétiques. Les quinze œuvres en lice pour le Prix du Cheikh Dr Sultan bin Mohammed Al Qasimi abordent des thématiques allant de l’intime au politique, de la mémoire à la violence, interrogeant l’humain face aux conflits, à l’absurdité et aux fractures du monde contemporain. La sélection rassemble des créations venues de Tunisie, d’Irak, d’Égypte, de Jordanie, du Koweït, du Qatar, des Émirats arabes unis, du Liban et d’Algérie.
En parallèle de la compétition principale, le festival propose un parcours secondaire avec une seule œuvre retenue parmi 34 propositions : une adaptation théâtrale de Crime et Châtiment, présentée par le Syndicat des professions dramatiques d’Égypte et mise en scène par Mahmoud Al-Husseini. Cette création revisite le chef-d’œuvre de Dostoïevski à travers une lecture contemporaine, explorant avec intensité les dilemmes moraux, la culpabilité et les conflits intérieurs qui traversent l’œuvre originale show.
Du 10 au 16 janvier 2026, Le Caire accueillera la 16ᵉ édition du Festival du théâtre arabe, organisé par l’Instance arabe du théâtre en partenariat avec le ministère égyptien de la Culture. Parmi plus de 150 propositions venues de l’ensemble du monde arabe dont 116 candidates au prestigieux Prix du Cheikh Dr Sultan bin Mohammed Al Qasimi, quinze spectacles ont été retenus pour l’unique parcours compétitif du festival.
Dans cette sélection exigeante, le Maroc se distingue particulièrement avec deux créations en compétition officielle, confirmant la vitalité de sa scène théâtrale et sa capacité à interroger les grandes problématiques contemporaines.
La première œuvre, "Windows F", écrite et mise en scène par Ahmed Amine Sahal pour la troupe Art Friends, explore les dérives de la technologie et les formes multiples d’enfermement qu’elle engendre. La pièce suit le destin de trois femmes confrontées à un double confinement, carcéral, social et virtuel dans un établissement pénitentiaire géré par l’intelligence artificielle. Fidèle à son engagement en faveur des droits des femmes, Sahal interroge la violence qui leur est faite, les illusions de l’émancipation numérique et la porosité croissante entre réel et fiction.
Aux côtés de cette proposition, "Citoyen économique", écrite par Ahmed Sebia et mise en scène par Mahmoud Shahidi pour l’atelier Al-Faddan, propose une réflexion citoyenne forte autour des processus électoraux et de la responsabilité individuelle. Portée notamment par l’actrice Jalila Tlemsi, la pièce plonge le spectateur au cœur des dynamiques du pouvoir et des relations entre individus et institutions, mêlant intensité dramatique et interrogation sociale sur le rôle de l’art et du théâtre dans la cité.
Une compétition révélatrice de la diversité du théâtre arabe
La double présence marocaine dans cette édition n’a rien d’anecdotique. Elle témoigne d’une maturité artistique affirmée et d’une capacité à dialoguer avec les enjeux contemporains, tout en conservant une identité théâtrale singulière. Dans un contexte de forte concurrence régionale, cette reconnaissance conforte la place du théâtre marocain comme acteur incontournable de la scène arabe.
Ces deux spectacles s’inscrivent dans une compétition marquée par la pluralité des écritures et des esthétiques. Les quinze œuvres en lice pour le Prix du Cheikh Dr Sultan bin Mohammed Al Qasimi abordent des thématiques allant de l’intime au politique, de la mémoire à la violence, interrogeant l’humain face aux conflits, à l’absurdité et aux fractures du monde contemporain. La sélection rassemble des créations venues de Tunisie, d’Irak, d’Égypte, de Jordanie, du Koweït, du Qatar, des Émirats arabes unis, du Liban et d’Algérie.
En parallèle de la compétition principale, le festival propose un parcours secondaire avec une seule œuvre retenue parmi 34 propositions : une adaptation théâtrale de Crime et Châtiment, présentée par le Syndicat des professions dramatiques d’Égypte et mise en scène par Mahmoud Al-Husseini. Cette création revisite le chef-d’œuvre de Dostoïevski à travers une lecture contemporaine, explorant avec intensité les dilemmes moraux, la culpabilité et les conflits intérieurs qui traversent l’œuvre originale show.












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