L'enjeu de l'exécution des budgets
Les finances locales marocaines terminent les neuf premiers mois de 2026 sur un solde positif. Selon le Bulletin mensuel de statistiques des finances locales de la Trésorerie générale du Royaume (TGR), les collectivités territoriales ont dégagé un excédent global de 10,2 milliards de dirhams à fin septembre.
Un an auparavant, ce solde s'établissait à 9,09 milliards de dirhams. L'évolution traduit une amélioration du résultat budgétaire global des collectivités, dans un contexte de progression des recettes. Les recettes ordinaires ont atteint 43,3 milliards de dirhams, en hausse de 9,2 % par rapport à septembre 2025. Elles représentent 86 % des prévisions annuelles.
Cette augmentation s'explique notamment par la progression de 7,4 % des recettes transférées et de 18,3 % des ressources directement gérées par les collectivités territoriales. Les dépenses ordinaires ont également augmenté, mais à un rythme plus modéré. Elles atteignent 21,2 milliards de dirhams, soit une progression de 2,3 %.
La hausse concerne principalement les dépenses de personnel, en augmentation de 2,6 %, ainsi que les achats de biens et services, qui progressent de 2,2 %. L'excédent global de 10,2 milliards de dirhams intègre notamment un solde positif provenant des comptes spéciaux et des budgets annexes.
Il faut toutefois distinguer cet excédent des ressources totalement disponibles pour de nouveaux investissements. Une partie sert à financer des dépenses déjà engagées mais non encore payées. Selon les données de la TGR, les excédents globaux cumulés des collectivités, intégrant ceux des exercices précédents, atteignent 74,5 milliards de dirhams. Ce montant peut impressionner, mais il correspond aussi à des engagements budgétaires, à des opérations programmées et à des besoins de trésorerie.
Pour les citoyens, le principal enjeu demeure l'utilisation concrète des ressources locales. Une collectivité peut afficher un solde positif tout en rencontrant des difficultés d'exécution de ses projets d'équipement. Routes communales, éclairage public, transports, espaces verts, assainissement ou équipements sportifs : les attentes concernent d'abord les services visibles dans la vie quotidienne.
Les données budgétaires révèlent donc une capacité financière qu'il convient d'analyser parallèlement aux taux de réalisation des investissements.
Au Maroc, où les territoires font face à des besoins de développement très différents, l'amélioration des finances locales constitue un signal encourageant. Mais la véritable mesure de la performance des collectivités restera leur capacité à transformer les ressources mobilisées en services publics accessibles et de qualité.
Un an auparavant, ce solde s'établissait à 9,09 milliards de dirhams. L'évolution traduit une amélioration du résultat budgétaire global des collectivités, dans un contexte de progression des recettes. Les recettes ordinaires ont atteint 43,3 milliards de dirhams, en hausse de 9,2 % par rapport à septembre 2025. Elles représentent 86 % des prévisions annuelles.
Cette augmentation s'explique notamment par la progression de 7,4 % des recettes transférées et de 18,3 % des ressources directement gérées par les collectivités territoriales. Les dépenses ordinaires ont également augmenté, mais à un rythme plus modéré. Elles atteignent 21,2 milliards de dirhams, soit une progression de 2,3 %.
La hausse concerne principalement les dépenses de personnel, en augmentation de 2,6 %, ainsi que les achats de biens et services, qui progressent de 2,2 %. L'excédent global de 10,2 milliards de dirhams intègre notamment un solde positif provenant des comptes spéciaux et des budgets annexes.
Il faut toutefois distinguer cet excédent des ressources totalement disponibles pour de nouveaux investissements. Une partie sert à financer des dépenses déjà engagées mais non encore payées. Selon les données de la TGR, les excédents globaux cumulés des collectivités, intégrant ceux des exercices précédents, atteignent 74,5 milliards de dirhams. Ce montant peut impressionner, mais il correspond aussi à des engagements budgétaires, à des opérations programmées et à des besoins de trésorerie.
Pour les citoyens, le principal enjeu demeure l'utilisation concrète des ressources locales. Une collectivité peut afficher un solde positif tout en rencontrant des difficultés d'exécution de ses projets d'équipement. Routes communales, éclairage public, transports, espaces verts, assainissement ou équipements sportifs : les attentes concernent d'abord les services visibles dans la vie quotidienne.
Les données budgétaires révèlent donc une capacité financière qu'il convient d'analyser parallèlement aux taux de réalisation des investissements.
Au Maroc, où les territoires font face à des besoins de développement très différents, l'amélioration des finances locales constitue un signal encourageant. Mais la véritable mesure de la performance des collectivités restera leur capacité à transformer les ressources mobilisées en services publics accessibles et de qualité.












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