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IGOC 2026 : régime de change modernisé pour les TPME et investisseurs étrangers


le Jeudi 19 Février 2026

Présentée au siège de la Confédération générale des entreprises du Maroc, la nouvelle Instruction générale de l’Office des changes pour 2026 marque un assouplissement notable du régime de change. Derrière les ajustements techniques, une ambition se dessine : faciliter l’investissement, sécuriser les opérateurs et adapter la réglementation à une économie marocaine en pleine mutation.



Dans la salle de conférence de la CGEM, l’atmosphère oscillait entre technicité et attentes concrètes. Devants entrepreneurs, banquiers et conseillers, le président de la CGEM, Chakib Alj, a remis sur la table un sujet sensible : la lisibilité juridique. Pour les jeunes structures comme pour les TPME, la frontière entre gestion normale et infraction perçue reste parfois floue. Il a insisté sur la nécessité d’un cadre prévisible garantissant la sécurité juridique des investisseurs.
 

La version 2026 de l’Instruction générale introduit plusieurs assouplissements ciblés. Le directeur général de l’Office des changes, Driss Benchikh, a souligné la volonté de simplifier les règles et de soutenir la compétitivité des entreprises. Le relèvement à 10 millions de dirhams du plafond d’investissement à l’international en constitue l’un des signaux les plus forts. Pour les startups marocaines en phase d’expansion ou de partenariat technologique, cette ouverture peut faire la différence.
 

Autre évolution attendue : les investisseurs étrangers résidents peuvent désormais transférer leurs revenus d’investissement jusqu’à 2 millions de dirhams pour des placements détenus depuis plus de dix ans, même sans justificatif du financement initial. Cette disposition corrige une incohérence du cadre précédent et renforce l’attractivité du Royaume pour les capitaux étrangers.
 

Les exportateurs de services bénéficient eux aussi d’une simplification : ils peuvent alimenter leurs comptes en devises à hauteur de 15 % d’un marché étranger sans lourde documentation. Dans un contexte d’essor des prestations digitales marocaines, cette mesure arrive à point nommé.
 

Les assouplissements s’étendent aux entreprises établies et aux particuliers. Les dotations voyages sont relevées à 1 million de dirhams pour les sociétés sans compte en devises et à 1,5 million pour celles disposant de comptes convertibles. La dotation personnelle atteint 500 000 DH, avec une majoration possible de 400 000 DH. Les étudiants à l’étranger voient leur plafond mensuel porté à 15 000 DH.
 

Le commerce électronique bénéficie d’un soutien renforcé : la dotation annuelle passe à 2 millions de dirhams pour les jeunes entreprises et à 20 000 DH pour les particuliers. Les sociétés nouvellement créées peuvent obtenir une dotation de 50 000 DH dès leur immatriculation au registre de commerce, même sans historique fiscal.
 

L’Office élargit également l’accès aux instruments de couverture contre les risques de change, de taux et de prix des matières premières, tout en veillant à ce que ces opérations répondent à des besoins réels et non spéculatifs. Les entreprises installées dans les zones d’accélération industrielle bénéficient de facilités accrues pour ouvrir des comptes en devises et gérer leurs opérations internationales.
 

Au-delà des mesures financières, la réforme s’accompagne d’une modernisation administrative. La digitalisation des procédures et la plateforme « Smart » ont déjà permis de traiter la majorité des autorisations en 2025. L’objectif est de réduire la charge documentaire et d’harmoniser les pratiques entre opérateurs, banques et experts.
 

Sur le plan macroéconomique, les équilibres extérieurs demeurent sous surveillance. En 2025, les réserves de change ont atteint 455 milliards de dirhams. Les importations se sont élevées à 822 milliards, contre 469 milliards d’exportations, tirées notamment par l’automobile, les phosphates, l’agroalimentaire et l’aéronautique. Les recettes de voyage (140 milliards), les transferts des Marocains résidant à l’étranger (122 milliards) et les investissements directs étrangers (76 milliards) ont contribué à absorber un déficit commercial de 355 milliards.
 

Inscrite dans la stratégie 2025-2029 de l’Office des changes, l’IGOC 2026 confirme une évolution progressive mais structurante. En plaçant les TPME, les startups et les investisseurs étrangers au cœur du dispositif, elle modernise la relation entre l’administration et les opérateurs. Le régime de change, longtemps perçu comme contraignant, tend ainsi à devenir un levier de compétitivité et de confiance un signal fort pour une économie marocaine qui accélère ses projets structurants tout en cherchant un équilibre entre ouverture et maîtrise.






Jeudi 19 Février 2026

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