Le gouvernement italien, dirigé par Giorgia Meloni, ne compte pas relâcher la pression sur la question migratoire. Rome travaille actuellement sur un nouvel arsenal législatif visant à durcir encore davantage les conditions d'accueil et de séjour des migrants sur son sol. Cette nouvelle offensive politique confirme la ligne dure adoptée par l'exécutif italien, déterminé à faire de la lutte contre l'immigration irrégulière le marqueur central de son mandat, quitte à susciter de vives controverses.
Rome verrouille ses frontières : Le plan radical du gouvernement italien
L'Italie s'apprête à franchir une nouvelle étape dans sa politique de "tolérance zéro" envers l'immigration clandestine. Le gouvernement de coalition travaille sur des textes de loi visant à restreindre drastiquement les possibilités d'obtention de la protection humanitaire et à faciliter les procédures d'expulsion. L'objectif affiché est de désengorger le système d'accueil italien, saturé par les arrivées via la Méditerranée, et d'envoyer un message dissuasif aux candidats au départ depuis les côtes africaines. Ces mesures viennent s'ajouter à des décrets précédents qui avaient déjà compliqué la tâche des navires humanitaires des ONG.
Parmi les pistes évoquées, on trouve l'allongement de la durée de rétention administrative pour les déboutés du droit d'asile et un contrôle accru aux frontières terrestres. Le gouvernement souhaite également renforcer les critères d'éligibilité au statut de réfugié, limitant ainsi le nombre de personnes pouvant légalement rester sur le territoire. Cette approche sécuritaire est justifiée par Rome comme une nécessité pour maintenir l'ordre public et la cohésion sociale, face à ce que Giorgia Meloni qualifie de "pression migratoire insoutenable".
Cependant, cette fuite en avant législative ne se fait pas sans heurts. Elle attire les critiques virulentes des associations de défense des droits de l'homme et de l'opposition de gauche, qui dénoncent une atteinte aux droits fondamentaux et une criminalisation de la misère. Sur la scène européenne, si l'Italie cherche à imposer son modèle, elle se heurte aussi aux réticences de certains partenaires soucieux du respect du droit international. Ce nouveau durcissement risque donc d'accentuer les tensions entre Rome et Bruxelles, tout en testant les limites juridiques et éthiques de la gestion des flux migratoires en Europe.
Parmi les pistes évoquées, on trouve l'allongement de la durée de rétention administrative pour les déboutés du droit d'asile et un contrôle accru aux frontières terrestres. Le gouvernement souhaite également renforcer les critères d'éligibilité au statut de réfugié, limitant ainsi le nombre de personnes pouvant légalement rester sur le territoire. Cette approche sécuritaire est justifiée par Rome comme une nécessité pour maintenir l'ordre public et la cohésion sociale, face à ce que Giorgia Meloni qualifie de "pression migratoire insoutenable".
Cependant, cette fuite en avant législative ne se fait pas sans heurts. Elle attire les critiques virulentes des associations de défense des droits de l'homme et de l'opposition de gauche, qui dénoncent une atteinte aux droits fondamentaux et une criminalisation de la misère. Sur la scène européenne, si l'Italie cherche à imposer son modèle, elle se heurte aussi aux réticences de certains partenaires soucieux du respect du droit international. Ce nouveau durcissement risque donc d'accentuer les tensions entre Rome et Bruxelles, tout en testant les limites juridiques et éthiques de la gestion des flux migratoires en Europe.












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