Trump rejette la candidature du fils de Khamenei
Dans un entretien accordé au média américain Axios, le locataire de la Maison Blanche a déclaré qu’il n’accepterait pas que Mojtaba Khamenei, fils du dirigeant iranien, lui succède à la tête de la République islamique.
Donald Trump a qualifié Mojtaba Khamenei de « poids plume », estimant qu’il ne représentait pas une option acceptable pour l’avenir de l’Iran. Le président américain affirme vouloir l’émergence d’un dirigeant capable de « ramener la paix et l’harmonie » dans le pays.
Il a également affirmé que Washington devait être associé au processus de succession, déclarant qu’il « devait être impliqué dans la nomination » du prochain dirigeant iranien. Pour illustrer sa position, Donald Trump a évoqué le précédent vénézuélien, affirmant avoir joué un rôle dans l’évolution politique du pays après la crise de pouvoir à Caracas.
Une succession incertaine à Téhéran
La disparition d’Ali Khamenei, qui dirigeait l’Iran depuis 1989, a ouvert une période de forte incertitude politique. Plusieurs personnalités sont évoquées comme prétendants à la succession, parmi lesquelles Mojtaba Khamenei ou encore Hassan Khomeini, petit-fils du fondateur de la République islamique, l’ayatollah Rouhollah Khomeini.
En attendant la désignation officielle d’un nouveau guide suprême, un conseil de direction intérimaire assure la gestion des affaires de l’État, conformément aux dispositions constitutionnelles iraniennes. Le processus de succession doit normalement être tranché par l’Assemblée des experts, l’organe religieux chargé de désigner le guide suprême.
Une déclaration qui risque d’attiser les tensions
Les propos du président américain risquent d’alimenter les tensions déjà très fortes entre Washington et Téhéran. L’idée d’une intervention étrangère dans la désignation du dirigeant suprême de l’Iran constitue un sujet extrêmement sensible pour les autorités iraniennes. Alors que la guerre entre l’Iran, les États-Unis et Israël continue de s’intensifier, la question de la succession à la tête de la République islamique apparaît désormais comme l’un des enjeux géopolitiques majeurs de la crise actuelle.












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