Une succession rapide au sommet du régime
Âgé de 56 ans, Mojtaba Khamenei est considéré comme proche des cercles conservateurs iraniens et des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique. Après sa désignation, les principales institutions du pays, notamment l’armée, la police et les forces idéologiques du régime, lui ont prêté allégeance.
L’Assemblée des experts a affirmé ne pas avoir hésité dans son choix. Plusieurs alliés régionaux de Téhéran, dont les rebelles houthis du Yémen et certaines milices irakiennes pro iraniennes, ont salué cette nomination qu’ils présentent comme la continuité de la Révolution islamique.
Un choc énergétique mondial
La guerre commence déjà à produire des effets majeurs sur l’économie mondiale. Le prix du pétrole a brièvement dépassé 118 dollars le baril, son niveau le plus élevé depuis 2022. Depuis le début du conflit le 28 février 2026, le pétrole américain WTI a bondi d’environ 70 %, tandis que le gaz européen a progressé d’environ 30 %. Les marchés boursiers ont immédiatement réagi. À l’ouverture, Paris a chuté de 2,59 %, Francfort de 2,47 % et Londres de 1,57 %. En Asie, la Bourse de Tokyo a reculé d’environ 5 % tandis que Séoul a plongé de 6 %.
Le détroit d’Ormuz au cœur des tensions
Les inquiétudes se concentrent désormais sur le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux.
Les frappes iraniennes contre certaines infrastructures énergétiques dans les pays du Golfe ont accentué les craintes d’une perturbation durable de cette route maritime essentielle. Plusieurs armateurs ont déjà réduit leurs rotations dans la zone. Dans ce contexte, certains responsables iraniens préviennent que la poursuite de la guerre pourrait pousser le prix du pétrole au-delà de 200 dollars le baril, faisant planer la menace d’un nouveau choc énergétique mondial.












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